Côte d'Ivoire : Solennité des Rameaux, l'appel fort de l'Eglise à rompre avec la trahison, la corruption, l'avidité, l'inconstance et toutes les formes de dérives humaines
La fête des Rameaux, célébrée le dimanche précédant Pâques, marque l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem. Relaté dans les Évangiles, cet événement constitue un moment clé du calendrier liturgique catholique, puisqu’il ouvre la Semaine sainte, période qui conduit à la célébration de la résurrection du Christ.
Selon la tradition biblique, Jésus fait son entrée dans la ville de Jérusalem assis sur un ânon, symbole d’humilité et de paix. La foule l’accueille avec ferveur, agitant des branches de palmier et déposant des manteaux sur son passage, en signe de respect et d’honneur.
Ce dimanche 29 mars, les chrétiens du monde entier ont perpétué cette tradition dans la joie et la ferveur. À la paroisse Saint Louis de Gonzague de Gonzagueville, dans la commune de Port-Bouët, la célébration a débuté par la bénédiction des rameaux par les prêtres. Elle s’est poursuivie par une procession animée, rythmée par des chants et des danses à la gloire du Prince de la paix, entrant victorieusement à Jérusalem six jours avant Pâques.
Dans son homélie, le célébrant principal, le père Martinien, a d’emblée mis en lumière l’humilité saisissante de Jésus. Lui, le Messie, choisit d’entrer à Jérusalem sur un simple ânon, là où la foule s’attendait sans doute à un déploiement de puissance et de grandeur.
« On attendait un Messie puissant. Mais c’est un homme sur un ânon. Jésus bouleverse ainsi les perspectives. Dans notre monde, régner semble exiger la force et les armes. Mais Jésus nous montre que le vrai roi est celui qui sert sans violence. Sa royauté ne vient pas de ce monde, car si tel était le cas, ses gardes auraient combattu pour empêcher son arrestation par le chef des Juifs », a-t-il expliqué.
Pour le prélat, l’attitude du Christ annonce un modèle de gouvernance fondé non sur la domination, mais sur le service. « Je suis venu non pour être servi, mais pour servir », a-t-il rappelé.
Il a également exhorté les fidèles à purifier leur vie en se détournant de certains comportements : la corruption, à l’image de Caïphe ; la trahison, à l’image de Pierre ; l’avidité, à l’image de Judas ; l’irresponsabilité, à l’image de Pilate ; et l’inconstance, à l’image de cette foule qui, après avoir acclamé Jésus, réclamera sa crucifixion le Vendredi saint.
Au-delà de son caractère festif, la fête des Rameaux porte un message profond. Elle invite chaque croyant à s’interroger sur la place qu’il accorde au Christ dans sa vie, tout en rappelant la fragilité de l’enthousiasme humain.
Ainsi, les Rameaux ne se limitent pas à une célébration joyeuse. Ils constituent aussi un temps de méditation et de préparation intérieure. Ils rappellent que la foi conjugue espérance et sacrifice, annonçant déjà la Passion du Christ et la promesse de la résurrection.
Wassimagnon
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