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Côte d'Ivoire : Transports, ce qui change sur les routes, dans les casernes et au guichet
 

Côte d'Ivoire : Transports, ce qui change sur les routes, dans les casernes et au guichet

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 14 mai 2026 - 19:19



La réunion de cabinet du ministère des Transports et des Affaires Maritimes du mercredi 13 mai 2026 a permis de faire le point sur plusieurs chantiers en cours. Sécurité routière, immatriculation des véhicules des Forces de Défense et de Sécurité, modernisation du Guichet Unique Automobile : le ministre Amadou Koné avance sur tous les fronts.


C'est au 21e étage de l'immeuble Postel 2001, à Abidjan Plateau, que les cadres du ministère des Transports et des Affaires Maritimes se sont retrouvés ce mercredi. Réunion habituelle, mais ordre du jour chargé. Le directeur de cabinet, M. Dioman Coné, présidait la séance en présence des membres du cabinet et des responsables des structures concernées. Trois sujets ont retenu l'attention : le bilan de l'opération Tolérance Zéro, l'immatriculation des véhicules FDS et l'état du Guichet Unique Automobile d'Abidjan.


Tolérance Zéro : les premières données sont bonnes


Depuis le 2 mars 2026, l'opération Tolérance Zéro est en cours sur les routes ivoiriennes. Le principe est simple : plus aucune infraction au code de la route ne passe sans suite. La police nationale et l'Office de la Sécurité Routière quadrillent le territoire. Les contrôles d'alcoolémie se multiplient. Les conducteurs sans permis, les véhicules en surcharge, les transporteurs mixtes non autorisés et ceux qui roulent sans visite technique sont systématiquement sanctionnés. Les entreprises de ramassage d'ordures ne sont pas épargnées non plus.


Selon le bilan présenté en réunion, l'opération se déroule bien. Des séances de sensibilisation sont conduites dans les gares routières et sur les grands axes. Et les premières statistiques, encore en cours de consolidation avec la préfecture de police et la gendarmerie, montrent une baisse du nombre d'accidents et de blessés sur les routes. C'est peu dire que c'est encourageant.


Le ministère a aussi investi dans les outils. Des radars ont été remis à la préfecture de police. Des alcootests ont été acquis. Une application mobile permet depuis le lundi 11 mai 2026 à tout conducteur de vérifier son solde de points de permis. Elle a déjà été téléchargée plus de 600 000 fois. Sur le terrain, les agents disposent d'une application déployée la semaine dernière pour contrôler en temps réel la validité des permis.


Autre avancée notable : la vidéo-verbalisation fonctionne à plein régime depuis un à deux mois. Les contraventions sont notifiées le jour même de l'infraction. Plus de constat papier en semaine depuis la mise en service du système. Prochaine étape annoncée : l'intégration des contrôles de drogues dans le dispositif national de sécurité routière.


Sur le permis à points, environ 3 600 permis ont été invalidés. Les détenteurs ont été notifiés. Un problème technique a été relevé : la consultation en ligne sans identification n'est pas encore disponible pour des raisons de protection des données personnelles. Une solution est à l'étude pour permettre à un agent habilité de confirmer le statut d'un permis sans exposer les informations personnelles du conducteur.


Une opération de sensibilisation est prévue mi-juin dans le Grand Ouest. Une formation des conducteurs à la vérification de leur solde de points est programmée pour le même mois.


Le message du ministère est sans nuance : les plaques jaunes des véhicules administratifs sont également concernées par l'opération. La Tolérance Zéro s'applique à tous, sans exception de statut.


Véhicules FDS : 16 000 engins recensés, les plaques posées dans les casernes


 

L'immatriculation des véhicules des Forces de Défense et de Sécurité avance. La première phase, qui couvrait la période du 15 janvier au 31 mars 2026, a permis de recenser 16 084 véhicules répartis entre l'armée, la gendarmerie, la police, les douanes, la garde pénitentiaire, les Eaux et Forêts et les services maritimes.


Le détail du recensement donne :


Défense: 7 489 véhicules dont 2 840 militaires, 4 330 gendarmes et 319 véhicules administratifs


Police : 4 827 véhicules


Douanes: 1 771 véhicules


Eaux et Forêts : 1 267 véhicules


Garde pénitentiaire: 365 véhicules


Maritime : 365 véhicules



Sur ce total, 15 121 immatriculations provisoires ont été générées, soit 94% des véhicules recensés. La pose des plaques a débuté le 13 avril 2026 dans les casernes d'Agban, Akouedo et au BAE, sous la supervision des hiérarchies militaires. A ce jour, sur 1 736 dossiers de cartes grises reçus, 1 130 plaques ont été posées.


Selon les autorités, le risque de fraude est limité par la nature même du dispositif : chaque agent n'a droit qu'à un seul véhicule, aucune mutation n'est autorisée dans les cinq ans, et toutes les opérations se font en caserne avec validation de la hiérarchie. Les cas signalés sont traités par les autorités compétentes.


Guichet Unique Automobile : des tarifs clairs, un système qui monte en puissance


Depuis décembre 2025, la plateforme EMU-CI qui gérait auparavant l'immatriculation des véhicules a été remplacée par un nouveau système numérique, mis au point par la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation. Ce basculement s'inscrit dans le cadre du Nouveau Système d'Immatriculation des Véhicules, entré en vigueur le 1er juin 2023.


 

Pour accompagner ce chantier, le ministre Amadou Koné avait signé en septembre 2024 la circulaire n°3019/CAB, qui fixe les tarifs officiels applicables à toutes les opérations d'immatriculation. Objectif affiché : en finir avec les pratiques tarifaires disparates de l'ancien système et instaurer une grille lisible pour tous.


Les tarifs sont désormais établis selon la puissance fiscale et le type de véhicule. Pour un véhicule à deux plaques, le coût de fabrication et de sécurisation est fixé à environ 22 600 FCFA. Pour les engins à une seule plaque, motos, tricycles et remorques, les montants varient entre 6 300 et 15 570 FCFA selon la catégorie. La ré-immatriculation, qui concerne les changements de propriétaire, les mutations et les régularisations de documents, est facturée en dessous des tarifs de la primo-immatriculation. Chaque plaque est sécurisée par un QR code. La taxe fiscale liée aux opérations d'immatriculation est recouvrée sous forme de papier timbré, conformément à un protocole conclu avec la Direction Générale des Impôts.


Ce cadre posé, les résultats du Guichet Unique Automobile d'Abidjan au 12 mai 2026 montrent une activité soutenue : 14 578 dossiers reçus, 12 133 cartes grises éditées, soit plus de 80% des dossiers. Plus de 11 000 cartes grises ont déjà été retirées. 933 attendent encore leur titulaire.


Un comité de pilotage composé de la DGUA, de la BIVA, des guichets régionaux, des douanes, du commerce et des opérateurs CIL, EMU-CI et QUIPUX se réunit tous les jours : en ligne à 19h en semaine, en présentiel le vendredi. Le blocage des dossiers diplomatiques, lié à un problème de distinction entre personnes physiques et morales, a été résolu. 147 dossiers ont été traités en une semaine.


Côté simplification, l'interface de saisie passe de 100 champs à 26, conformément à une note circulaire ministérielle. La mise en production est prévue dès lundi prochain.


Hors d'Abidjan, la situation appelle à la vigilance. A Bouaké, le taux de retrait des plaques est de 56%. A Korhogo, il tombe à 32%. Des intermédiaires encombrent les guichets avec des volumes importants de dossiers, au détriment des usagers individuels. Une mission terrain est prévue vendredi dans les deux villes. Le déploiement de poseurs de plaques sur place est considéré comme un préalable. Bouaké a déjà été renforcé en personnel comptable. Korhogo doit l'être prochainement.


Une tension sur les composants électroniques, les puces utilisées pour les permis et les cartes grises, a également été signalée. Des commandes ont été passées. Des rationalisations sont en cours pour éviter toute rupture.


Ce que cela dit de la direction prise


Au fil de ces trois dossiers, un fil conducteur apparaît clairement. Le ministère des Transports et des Affaires Maritimes ne pilote plus à vue. Les réformes engagées sous l'autorité du ministre Amadou Koné s'appuient sur des outils concrets : applications mobiles, vidéo-verbalisation, tarifs officiels publiés, comités de pilotage qui se réunissent tous les jours. Les résultats arrivent progressivement, même si des ajustements restent à faire, notamment dans les villes de l'intérieur.


Ce qui a changé, c'est la méthode. Et sur les routes ivoiriennes, cela commence à se voir.


Donatien kautcha Abidjan 


 
 
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