Centrafrique : Ultimatum contre l'ex-Président François Bozizé en exil
La Cour pénale spéciale a annoncé l’ouverture, en juin prochain, du procès de l’ancien président François Bozizé, poursuivi pour crimes contre l’humanité.
Cette affaire, connue sous le nom de « procès de Bossembélé », concerne également trois anciens hauts responsables militaires.
Les accusés sont soupçonnés d’exactions commises entre 2009 et 2013 dans la ville de Bossembélé, impliquant notamment la garde présidentielle.
Sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis avril 2024, l’ancien président centrafricain François Bozizé vit toujours en exil en Guinée-Bissau.
Il est poursuivi pour des actes de torture et des meurtres présumés commis par sa garde présidentielle entre 2009 et 2013 à Bossembélé.
La Cour pénale spéciale a accordé un délai de vingt jours à l’ancien chef d’État pour se présenter devant la justice. À défaut, il sera jugé par contumace, conformément aux procédures en vigueur.
Selon le greffier en chef adjoint Ouasman Njikam, cette juridiction hybride ne dispose pas de force de police propre et dépend de la coopération des États pour exécuter ses décisions, à l’image de la Cour pénale internationale.
Les poursuites visent des faits commis au centre d’instruction militaire de Bossembélé, où des exactions auraient été perpétrées sous le régime de François Bozizé.
Créée en 2018, la Cour pénale spéciale est chargée de juger les crimes graves commis en République centrafricaine depuis 2003, dans un contexte marqué par des années de conflits et de violences.
Ce sixième procès de la Cour est considéré comme une étape importante dans la lutte contre l’impunité dans le pays, notamment en raison du profil de l’accusé, ancien chef de l’État.
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