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Côte d'Ivoire : De l'incertitude à l'espoir, comment la Fondation Porteo change le destin de nombreux élèves et étudiants en difficulté
 

Côte d'Ivoire : De l'incertitude à l'espoir, comment la Fondation Porteo change le destin de nombreux élèves et étudiants en difficulté

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 23 avril 2026 - 11:59


À Abidjan, une aide financière peut faire la différence entre abandon et réussite. En soutenant concrètement des étudiants en difficulté, la Fondation Porteo, portée par Hassan Dakhlallah, défend une idée simple : investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir du pays.


Brimian Michel poursuit des études de botanique à l’université Félix houphouet Boigny d’Abidjan. Comme beaucoup d’étudiants ivoiriens, il faisait face chaque mois à une équation difficile : payer son logement, se déplacer, se nourrir autant de dépenses qui fragilisent les parcours bien avant les examens. Le 16 avril 2026, il a reçu un soutien financier de la Fondation Porteo. Un geste concret, loin des discours, qui lui a permis de souffler et de continuer son cursus dans de meilleures conditions. Derrière cette initiative, une vision portée par Hassan Dakhlallah, président du conseil d’administration du groupe Porteo : faire de l’éducation une priorité stratégique.


Ce même jour, à Abidjan, la Fondation Porteo, dirigée par Emmanuel Kalou, a officialisé son engagement avec la remise de deux dons majeurs, 20 millions FCFA à la Caritas de la paroisse Saint Albert Le Grand de Cocody et 20 millions FCFA à l’Association des anciens élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (3A-AEEMCI). 

Au total, 40 millions FCFA injectés dans deux structures issues de communautés différentes, mais unies par un même objectif : permettre à des jeunes sans ressources de poursuivre leurs études.


Dans un pays où le taux de scolarisation au primaire dépasse les 90 %, ces actions ciblent une réalité moins visible : celle des élèves et étudiants qui décrochent faute de moyens. Dans des communes comme Abobo, Yopougon ou Port-Bouët, comme dans certaines zones rurales, les obstacles financiers restent déterminants.


La Fondation Porteo ne se limite pas à des aides ponctuelles. Elle déploie une approche globale articulée autour de trois axes, faciliter l’accès à l’éducation pour les familles modestes, améliorer les conditions d’apprentissage dans les établissements publics et adapter les formations aux besoins du marché de l’emploi.


 

Ce dernier point est central. Former sans débouchés revient à créer des attentes sans issue. Pour éviter cet écueil, la fondation associe des acteurs du secteur privé à la conception des programmes, notamment dans les filières techniques et numériques.

Une démarche encore rare, mais pourtant largement recommandée par les institutions internationales.


La différence se joue dans le temps. Là où certaines initiatives se limitent à des opérations ponctuelles, la Fondation Porteo privilégie la continuité : bourses renouvelables, suivi des bénéficiaires accompagnement à l’orientation.

L’objectif est clair : produire un impact mesurable et durable. Chaque investissement doit contribuer à transformer une trajectoire de vie, pas seulement à améliorer une statistique.


L’initiative privée ne remplace pas les politiques publiques. En Côte d’Ivoire, l’éducation reste une priorité nationale, inscrite dans le Plan National de Développement, avec des budgets en progression ces dernières années.

Mais face à l’ampleur des besoins, les ressources publiques ne suffisent pas toujours. C’est dans cet espace que le secteur privé peut intervenir comme accélérateur.


La Fondation Porteo travaille ainsi avec des acteurs locaux, associations, communautés, collectivités pour ancrer ses actions dans les réalités du terrain. Une méthode plus exigeante, mais souvent plus efficace.


L’engagement de Porteo pose une question essentielle : les entreprises africaines sont-elles prêtes à investir durablement dans l’éducation ?

Les initiatives existent, mais restent encore limitées. Pour changer d’échelle, il faudra : des engagements sur plusieurs années

des résultats transparents, une coordination étroite avec les politiques publiques. 

En attendant, certaines entreprises montrent la voie. Et pour des étudiants comme Brimian Michel, ces engagements ne sont pas abstraits : ils changent concrètement le cours d’une vie.


 

Wassimagnon




 
 
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