Côte d'Ivoire : Filière café-cacao, l'OIA dément toute crise avec le Conseil café-cacao et revendique une gestion transparente
L’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) de la filière café-cacao est sortie de sa réserve pour apporter un démenti formel face aux informations qu’elle qualifie d’erronées et mensongères, diffusées ces derniers jours dans certains médias et sur les réseaux sociaux. Dans une déclaration officielle signée par Doua Blondé Obed, vice-président et porte-parole de l’OIA, rendue publique le 23 avril 2026, l’organisation entend rétablir les faits et rassurer l’ensemble des acteurs du secteur.
Contrairement aux rumeurs évoquant des tensions institutionnelles, l’OIA affirme qu’il n’existe aucun différend entre elle et le Conseil du Café-Cacao. Les deux structures, précise le communiqué, collaborent étroitement dans un esprit de complémentarité et de cohésion, conformément aux orientations fixées par les autorités étatiques. Cette collaboration vise à garantir une gestion rigoureuse, transparente et efficace de la filière.
« Contrairement aux insinuations diffusées, il n’existe aucun malentendu entre l’OIA Café-Cacao et le Conseil du Café-Cacao. Les deux institutions travaillent en parfaite synergie, dans le respect des orientations des plus hautes autorités de l’État, en vue d’assurer une gestion rigoureuse, transparente et efficace de la filière », a précisé l’OIA.
L’organisation a également tenu à lever toute ambiguïté concernant sa direction. Monsieur Siaka Diakité demeure, selon le communiqué, le président légitime de l’OIA Café-Cacao. Il continue d’exercer ses fonctions dans le strict respect des textes en vigueur et des missions assignées à l’institution.
« L’OIA tient également à préciser avec la plus grande clarté que Monsieur Siaka Diakité demeure pleinement et légitimement le président de l’OIA Café-Cacao. Il exerce ses fonctions en toute responsabilité, conformément aux textes en vigueur et aux missions assignées à l’interprofession », poursuit le communiqué.
Sur la question sensible de la gestion des stocks de cacao, l’OIA rejette catégoriquement toute idée de crise ou de dysfonctionnement. Les accusations de mauvaise gouvernance sont jugées infondées et sans preuve tangible. Au contraire, l’organisation met en avant la mise en place d’un dispositif qu’elle qualifie de rigoureux et transparent, destiné à assainir durablement les pratiques dans la filière.
Ce mécanisme, selon l’OIA, repose sur plusieurs exigences clairement définies, à savoir : la réalisation d’un inventaire préalable des stocks, la justification des volumes effectivement détenus, ainsi qu’une capacité minimale de 40 tonnes en magasin pour participer aux opérations d’enlèvement. Selon l’interprofession, ces mesures visent à instaurer davantage d’équité et de crédibilité dans la gestion du secteur.
Le communiqué révèle par ailleurs des irrégularités constatées sur le terrain. Certains acteurs auraient volontairement sous-déclaré leurs stocks lors des opérations d’inventaire, annonçant des volumes compris entre 2 et 17 tonnes, alors que des contrôles ultérieurs ont permis de découvrir des quantités bien supérieures, atteignant parfois 80 à 100 tonnes. Pour l’OIA, ces pratiques expliquent en grande partie les critiques et les campagnes de désinformation observées.
Dans ce contexte, l’organisation appelle les acteurs de la filière et l’opinion publique à faire preuve de discernement face à ces tentatives de manipulation, qu’elle estime motivées par des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt collectif.
L’OIA souligne également que la filière se trouve actuellement dans la phase finale des enlèvements des stocks résiduels. Cette étape constitue une transition importante, permettant de concentrer les efforts sur la préparation de la petite campagne à venir.
En définitive, l’organisation réaffirme son engagement en faveur des producteurs, présentés comme la priorité absolue des politiques menées. Elle assure que toutes les actions engagées visent à améliorer l’organisation du marché, renforcer la transparence et garantir une valorisation durable de la production nationale.
À travers cette mise au point, l’OIA se veut rassurante. La filière café-cacao poursuit sa marche, portée par des réformes en cours qu’elle entend mener à terme avec détermination.
Wassimagnon
Infos à la une
Communiqués
Côte d'Ivoire
Guinnée Equatorial
Côte d'Ivoire
