Côte d'Ivoire : Affaire 12 mois de salaires impayés aux agents LMO du CHU de Treichville, la Direction générale dément formellement et fait des précisions importantes
Le CHU rassure après 48 heures de tensions sociales. À la suite du mouvement de grève observé les 19 et 20 mai 2026 par les agents de location de main-d’œuvre (LMO) au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville, le Directeur général de l’établissement, le Dr Kouadio Guillaume, est monté au créneau ce jeudi 21 mai pour apporter des clarifications face à la presse.
Entouré du professeur Boa, Directeur médical et scientifique (DMS), ainsi que de l’agent comptable du CHU, M. Kouakou, le premier responsable de l’établissement a tenu à démentir les informations faisant état de « 12 mois d’arriérés de salaires » relayées sur les réseaux sociaux.
« Au CHU de Treichville, il n’y a pas d’arriérés de salaires », a affirmé avec insistance le Directeur général.
Le Dr Kouadio Guillaume a précisé que les salaires des fonctionnaires du CHU ont toujours été versés normalement. Selon lui, la confusion provient de la situation des agents de location de main-d’œuvre, gérés par trois sociétés prestataires.
« Depuis 2024, il n’y a eu aucun arriéré de salaire. Les agents ont été payés normalement en janvier, février et les autres mois également », a-t-il expliqué.
Le responsable du CHU reconnaît toutefois un retard enregistré au mois d’avril, qu’il attribue non pas à l’administration hospitalière, mais aux sociétés en charge du préfinancement des salaires.
« Le contrat prévoit que ces sociétés assurent le préfinancement. Il y a eu un retard à ce niveau. Mais certaines sociétés avaient déjà payé depuis lundi, et la dernière a régularisé la situation mercredi », a-t-il indiqué.
Le Directeur général a tenu à clarifier l’origine des « 12 mois » évoqués dans les revendications des grévistes. Selon lui, il ne s’agit pas de salaires impayés, mais d’arriérés liés à la revalorisation du SMIG décidée par le gouvernement ivoirien.
En effet, le SMIG est passé de 60 000 FCFA à 75 000 FCFA à la suite d’une décision du président de la République, Alassane Ouattara. Cette hausse n’aurait pas été entièrement prise en compte dans les budgets de 2023.
« Les douze mois concernent les rappels de la revalorisation salariale de 2023. Ce n’est pas un problème de salaires non payés », a-t-il insisté.
Le Dr Kouadio Guillaume a par ailleurs, révélé que les rappels de 2024 et de 2025 ont déjà été réglés par l’État, tandis que ceux de 2023 restent en attente de paiement.
« Les autorités ont déjà prévu les ressources nécessaires dans la programmation budgétaire de cette année. Nous pensons que cela sera payé le plus tôt possible », a-t-il assuré.
Le Directeur général du CHU de Treichville estime que le mouvement de grève est né d’un déficit de communication et d’incompréhensions autour de la question des rappels salariaux.
« Nous sommes tous ensemble au quotidien. Je pense qu’il y a eu des incompréhensions », a-t-il déclaré, tout en saluant les efforts des autorités et des différents acteurs ayant contribué à l’apaisement de la situation.
Le CHU de Treichville compte environ 1 500 fonctionnaires et 245 contractuels gérés par les sociétés de location de main-d’œuvre.
Malgré les tensions enregistrées durant ces deux jours de grève, la direction de l’établissement se veut rassurante et affirme que la situation est désormais sous contrôle.
Wassimagnon
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