Côte d'Ivoire : Observatoire parlementaire du PPA-CI, le gouvernement dit n'avoir « aucun problème » avec l'initiative et assure qu'il « n'a rien à cacher »
Le gouvernement ivoirien accueille sans réserve l'annonce de la création d'un observatoire parlementaire par le Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), formation politique dirigée par l'ancien président Laurent Gbagbo. Interrogé sur cette initiative à l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a affirmé que l'exécutif n'avait « aucun regard particulier » à porter sur cette démarche.
Le PPA-CI a récemment annoncé la mise en place d'un observatoire parlementaire destiné à assurer le suivi et l'évaluation des travaux de l'Assemblée nationale. Cette initiative intervient alors que le parti ne dispose actuellement d'aucun député au sein de l'hémicycle.
Invité à réagir à cette situation, Amadou Coulibaly a estimé que le fonctionnement de cette nouvelle structure relève exclusivement de ses promoteurs.
« Nous n'avons aucun regard à porter. Le PPA-CI sait comment va fonctionner son observatoire », a déclaré le ministre de la Communication.
Le porte-parole du gouvernement a assuré que l'exécutif demeure attaché aux principes de transparence et d'ouverture dans la gestion des affaires publiques.
« Nous sommes un gouvernement transparent, un gouvernement ouvert. Nous n'avons rien à cacher », a-t-il insisté.
Selon lui, toute organisation ou tout citoyen souhaitant obtenir des informations publiques peut le faire dans le respect des procédures prévues par la loi. Il a notamment rappelé l'existence de la Commission d'accès à l'information et aux documents publics, chargée de garantir le droit d'accès aux informations administratives.
« Le PPA-CI pourra demander toutes les informations qu'il souhaite. Si ces demandes sont formulées dans les règles, elles seront traitées conformément aux dispositions en vigueur », a précisé Amadou Coulibaly.
Le ministre a également rappelé que le contrôle de l'action gouvernementale relève, en premier lieu, des prérogatives constitutionnelles de l'Assemblée nationale. Toutefois, il ne voit aucun inconvénient à ce qu'une formation politique mette en place un mécanisme interne d'observation des activités parlementaires.
« Si une organisation politique souhaite suivre les travaux de l'Assemblée nationale, nous n'avons aucun problème avec cela. C'est à elle de définir les modalités de fonctionnement de son observatoire », a-t-il conclu.
À travers cette réaction, le gouvernement affiche une position de neutralité vis-à-vis de cette initiative du PPA-CI, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la transparence administrative et de l'accès des citoyens à l'information publique.
Wassimagnon
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