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Côte d'Ivoire : Réforme sanitaire, le gouvernement modernise ses structures de santé et renforce la riposte aux épidémies
 

Côte d'Ivoire : Réforme sanitaire, le gouvernement modernise ses structures de santé et renforce la riposte aux épidémies

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 05 août 2026 - 21:27



Le Conseil des ministres a adopté une série de décrets majeurs visant à accélérer la réforme du système de santé ivoirien. Transformation de l'INFAS en établissement public hospitalier national, renforcement du Centre national d'excellence de prévention et de traitement de l'insuffisance rénale (CÉNEPTIRE), création d'un nouveau fonds dédié à la lutte contre les maladies et les urgences épidémiques, ainsi que la mise en place d'un comité consultatif de santé publique vétérinaire : ces mesures traduisent la volonté du gouvernement de consolider la qualité des soins, la prévention et la gouvernance sanitaire.


Le gouvernement ivoirien poursuit la modernisation de son système de santé. Réuni en Conseil des ministres, l'exécutif a adopté plusieurs décrets portant sur la réforme des établissements sanitaires, le renforcement de la lutte contre les maladies et l'amélioration de la gouvernance en matière de santé animale.


Au titre du ministère de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, trois décrets ont été approuvés en liaison avec les ministères concernés.


Le premier acte transforme l'Institut national de formation des agents de santé (INFAS), jusqu'alors établissement public à caractère administratif, en établissement public hospitalier national (EPHN). Cette évolution s'inscrit dans la mise en œuvre de la loi du 23 juillet 2019 portant réforme hospitalière. Elle vise à améliorer la qualité de la formation initiale et continue des professionnels de santé, tout en renforçant les capacités du système hospitalier grâce à un personnel mieux qualifié et davantage préparé à offrir des soins de qualité aux populations.


Le deuxième décret concerne le Centre national d'excellence de prévention et de traitement de l'insuffisance rénale (CÉNEPTIRE), désormais réorganisé en établissement public hospitalier national. Cette réforme modernise la gouvernance de la structure et introduit plusieurs innovations destinées à améliorer la prévention ainsi que la prise en charge des patients souffrant d'insuffisance rénale.


 

Le texte élargit notamment les missions du CÉNEPTIRE, créé en 2002, en diversifiant son offre de soins. Une attention particulière est accordée aux enfants nécessitant une hémodialyse ou une transplantation rénale, afin de leur garantir une prise en charge spécialisée adaptée.


Le troisième décret crée le Fonds national de lutte contre les maladies et les urgences épidémiques. Cette nouvelle structure remplace le Fonds national de lutte contre le sida, désormais transformé en établissement public national à caractère administratif, social, culturel et environnemental.


À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la résilience du système national de santé face aux crises sanitaires et aux défis épidémiologiques. Le nouveau fonds aura pour mission de diversifier les sources de financement, d'optimiser l'utilisation des ressources et d'améliorer la gouvernance. Son champ d'action est également élargi à plusieurs programmes prioritaires, notamment la lutte contre la tuberculose, le cancer, la malnutrition, ainsi que les initiatives en faveur de la santé maternelle et infantile. Il devra également permettre une réponse plus efficace aux éventuelles urgences épidémiques.


Par ailleurs, au titre du ministère des Ressources animales et halieutiques, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Comité consultatif national de la santé publique vétérinaire.


Institué conformément au Code de la santé publique vétérinaire, cet organe consultatif a pour mission de renforcer la gouvernance de la santé animale afin de prévenir, voire de réduire significativement, les impacts économiques des maladies affectant les animaux.


Le comité réunira l'ensemble des acteurs concernés par les questions de santé publique vétérinaire. Il aura pour rôle de conseiller le gouvernement dans l'élaboration des politiques sanitaires animales et dans la préparation des plans d'intervention d'urgence, contribuant ainsi à une meilleure protection de la santé animale et, par ricochet, de la santé publique.


 

Wassimagnon





 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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