Côte d'Ivoire : Diabo, 350 jeunes disent stop à la dérive et prennent le pouvoir !
Des participants (ph KOACI)
La commune de Diabo a marqué un tournant décisif ce vendredi 28 août 2026. Au domicile du Doyen Yoboué Lazare, l'ONG Kids Lead International et la jeunesse communale de Diabo, ont mobilisé 350 apprenants, élèves du primaire, du lycée-collège et étudiants, autour d'un forum citoyen placé sous le patronage du Ministre des Eaux et Forêts Assahoré Konan Jacques et sous le parrainage de l'Honorable Koumoin René, Député de Diabo-Languibonou, représenté pour la circonstance. Le thème à l'ordre du jour était sans détour : « Ensemble, bâtissons une jeunesse stable et responsable : droits, devoirs et engagements citoyen à Diabo ».
Quatre sous-thèmes ont structuré les échanges pour toucher le cœur des maux qui minent la jeunesse. Le Docteur Gervais N'Guessan a ouvert le débat sur les grossesses précoces et l'avenir de la jeunesse, entre éducation, sensibilisation et responsabilité. Le représentant de l'Honorable Koumoin, a porté la réflexion sur la déscolarisation et l'engagement politique. Le criminologue M. Brou Kouadio a rappelé le rôle du CNDH dans la protection des droits et devoirs des enfants et des jeunes, tandis que le secouriste M. Ange Armaric a présenté le modèle de l'enfant secouriste comme exemple de citoyen utile.
Dans son discours, le Président de la jeunesse communale de Diabo, Koffi Bah Étienne, a exprimé la gratitude de la jeunesse au patron et au parrain pour leur soutien constant et a salué l'initiative salvatrice de Kids Lead International. Pour le leader des jeunes, le message est clair : « Ce thème nous rappelle une vérité simple : nous avons des droits, mais nous avons aussi des devoirs. Nous voulons des opportunités, mais nous devons nous préparer à les saisir. » Évoquant les fléaux qui touchent ses camarades, il a insisté sur le fait que « Les grossesses précoces qui brisent l'avenir de nos sœurs, la déscolarisation et notre engagement politique, nos droits et devoirs en tant que jeunes citoyens, et le modèle du jeune secouriste, citoyen utile à sa communauté, touchent le cœur de nos défis. »
Face à cela, Koffi Bah Étienne estime que le choix ne souffre d'aucune ambiguïté et a lancé un appel direct à sa génération. « La jeunesse de Diabo ne doit plus être spectatrice de son avenir. Elle doit en être l'actrice et la bâtisseuse. » a-t-il lancé et d'ajouter que « C'est le moment de nous former, c'est le moment d'entreprendre, c'est le moment de protéger nos frères et sœurs. C'est le moment de défendre la paix et la cohésion sociale. » Pour lui, il faut désormais inverser la question, « Posons-nous la bonne question, non pas : Qu'est-ce que Diabo peut faire pour nous ? mais : Qu'est-ce que nous, jeunesse de Diabo, pouvons apporter à Diabo ? »
Prenant la parole à son tour, le Président fondateur de l'ONG Kids Lead International, Alla Yao Jean Fabrice, consultant en éducation aux droits de l'enfance et leadership des jeunes, rapporteur à la Commission Dialogue et Paix du Sénat des Jeunes de Côte d'Ivoire, a salué une mobilisation qui n'est pas un simple rassemblement mais un acte de refus de l'indifférence et de la résignation.
Devant les autorités administratives, coutumières et religieuses, les représentants du Conseil National des Jeunes, du Sénat et de l'Assemblée Nationale des Jeunes du Gbêkê, et les présidents des jeunesses de Diabo et Botro, il a dressé un constat sans complaisance.
Quand un enfant abandonne l'école, quand la drogue détruit les bras valides et quand les grossesses précoces brisent des destins, c'est toute la communauté qui est blessée, a-t-il fait savoir. Il a appelé les enfants à ne jamais croire que leurs rêves sont trop grands et invité les jeunes à faire de la connaissance de leurs droits et de l'accomplissement de leurs devoirs une question d'honneur.
T.K.Emile
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