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Côte d'Ivoire :  Après leur marche, le Professeur Diawara annonce aux Docteurs non recrutés que 450 postes sont disponibles dans le premier trimestre de 2022
 

Côte d'Ivoire : Après leur marche, le Professeur Diawara annonce aux Docteurs non recrutés que 450 postes sont disponibles dans le premier trimestre de 2022

 
 
 
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 Il y a 6 mois
 
 
 
 
 
© Koaci.com - samedi 06 novembre 2021 - 09:32

Diawara et les docteurs vendredi à Abidjan



Comme annoncé le mercredi dernier en Conseil des ministres, Adama Diawara, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a entamé ce jour le dialogue social avec les Docteurs non recrutés qui ont voulu le contourner pour saisir directement le chef de l'Etat pour la résolution de leurs problèmes.


Les représentants des deux collectifs des Docteurs non recrutés ont exposé leurs problèmes au ministre qui leur a annoncé la bonne nouvelle d’un recrutement qui aura lieu dans le premier trimestre de l'année 2022.


Selon lui, le ministère du Budget en accord avec le ministère de la Fonction publique a déjà octroyé 450 postes en recrutement nouveau pour l’année 2022. Et dès le premier trimestre de 2022, il va recruter ces 450 assistants, assistants chef de cliniques, chercheurs. Le ministre a demandé à ses hôtes de se préparer pour occuper une partie de ces postes.


Adama Diawara a conseillé aux porte-paroles des deux Collectifs de se lancer dans l'enseignement supérieur privé qui est une voie d'attente. Il leur a également demandé d'avoir de l'imagination en passant, le concours d'accès à l'ENS, après ils feront un glissement catégoriel pour intégrer les universités.


Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a exhorté les Docteurs non recrutés à explorer les entreprises privées qui ont des cellules de recherche en les invitant à ne pas balayer du revers de la main l'auto-emploi.


C'est dans une ambiance bon enfant que cette rencontre entre les collectifs des Docteurs non recrutés et le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui était entouré de ses collaborateurs et de son conseiller technique Soro Mamadou de l'humanisme s'est bien déroulée.


Il a demandé aux Docteurs de mettre balle à terre et de ne pas allez sur les réseaux sociaux vilipender le ministre, avec des informations erronées et les a conseillé à lui faire des propositions écrites qui tiennent la route qui du point de vue budgétaire sont défendables.


 

Lors de leurs interventions, les porte-paroles des deux Collectifs ont dénoncé leur situation de précarité et ont plaidé pour leur intégration à la fonction publique même s'ils sont conscients du problème budgétaire du pays.


«Le processus administratif est coûteux, pour une candidature, il faut payer 50 mille FCFA comme droit d'inscrire par candidature dans chaque université. C’est-à-dire, si je suis candidate dans trois postes, je dois débourser 150 milles et au-delà le certificat de non-bégaiement varie entre 10 milles et 15 milles FCFA par université et par candidature sans oublier l'impression des thèses des documents qui suivent, le casier judiciaire. Précédemment un dossier unique était présenté par chaque candidat en vue de postuler au recrutement. Propositions au niveau du dépôt des candidatures, nous souhaitons que le droit d'inscription soit fixé à 25 milles FCFA, nous souhaitons la suppression du certificat de non-bégaiement, la suppression des entretiens en vue du recrutement dans les universités, la suppression des candidatures par université. Nous proposons une intégration des Docteurs dans l'administration publique tels que le Trésor, les impôts, la douane, la gendarmerie, la marine, les collectivités décentralisées. Également l'intégration des Docteurs dans l'administration privée en renforçant le partenariat public privé pilote par l'Etat en vue d'intégrer les Docteurs que nous sommes. Recrutement et âge limite, nous souhaitons une augmentation de l'enveloppe budgétaire allouée au recrutement, nous souhaitons que l’âge limite passe de 45 ans a 50 ans. Le souhait de la signature d'un décret présidentiel allégeant les procédures administratives et réduisant les coûts de recrutement des Docteurs. La signature d'un décret présidentiel a été possible au primaire et au secondaire de l'Enseignement en Côte d'Ivoire. Nous pensons que cela peut être possible pour nous Docteurs au niveau de l'Enseignement supérieur, que le Président aide ses filles et ses fils que nous sommes. Les docteurs non encore recrutés des universités de Côte d'Ivoire en nous apportant une lueur d'espoir. Soyez notre intermédiaire auprès du Président de la République pour que notre situation change, » a expliqué Docteur Adou.


Docteur Dali, a affirmé que ce sont 3000 Docteurs qui ne sont pas recrutés et a déploré le fait que toutes les structures qui sont sous l'autorité du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique exigent des candidats des tests de non-bégaiement.


« Nous souhaitons que le Président de la République de Côte d'Ivoire prenne un décret exceptionnel pour recruter tous ces docteurs et remettre à zéro le compteur les Docteurs non recrutés, c’est la seule revendication que nous ayons. Parmi nous, il y a certains qui veulent enseigner, d'autres faire la recherche ensuite dans l'administration puisqu'il y a plusieurs spécialités. Le gouvernement observe avec le ministre pour voir comment cela est possible », a-t-il ajouté.

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En réponse à leurs préoccupations, le ministre a été franc avec les Docteurs non recrutés que la prise d'un décret pour leur recrutement n’est pas possible compte tenu de la masse salariale trop élevée de la Côte d'Ivoire. Il a déploré le fait que les collectifs gonflent les noms des Docteurs non recrutés.


« Mes chers Docteurs ne confondez pas candidats et candidatures. Le nombre de candidats n'est pas égal au nombre de candidatures. Le nombres de candidats est strictement inférieur au nombre de candidatures. Un seul Docteur peut postuler dans six structures. Ne faites pas une confusion entre le nombre de candidats et le nombre de candidatures. À la dernière session de recrutement à la date du 7 octobre 2021, nous avions 1593 candidats, on avait 448 postes disponibles. Dans les postes disponibles, il y a les recrutements nouveaux ceux qui aspirent à être fonctionnaires pour la première fois et qui remplissent les critères d'âge et ensuite vous avez ceux qui aspirent à intégrer la Fonction publique pour la première fois, mais qui ont dépassé l’âge. Ceux-là si on doit les recruter c'est sous contrat en ce moment, il s'agit de contrat de deux années renouvelables et puis les glissements catégoriels des gens qui sont déjà fonctionnaires, un professeur de lycée qui a eu son doctorat et qui aspire à quitter l'emploi de professeur de lycée pour devenir assistant de l'université. S'il est retenu, c'est un glissement catégoriel. C'est la somme des trois qui faisait 1593. Les nouveaux docteurs qui aspiraient à entrer à la Fonction publique étaient 1204. Et les demandes de contrats étaient de 73 soit 1277. Après la dernière session de recrutement, on a recruté 151 en recrutement nouveau et 6 en contrats. Si vous retranchez tout cela 1277, il nous reste 1120.


Aujourd'hui dans notre fichier, nous avons 1120 Docteurs non recrutés, mais pas 3000. C'est clair et nette », s'est justifié, le Professeur Diawara.


Les Collectifs ont soutenu que les universités sont autonomes dans les recrutements hors, c'est le ministre qui décide tout.


« C'est archifaux. Si c'est moi ministre qui décidait tout pourquoi mon propre étudiant allait échouer. J’évite absolument à mon niveau d'intervenir dans le processus. Il ne faut pas colporter des choses qui ne sont pas vraies », a mentionné le ministre.


 

Il a révélé qu'à cause des mouvements Docteurs non recrutés, il a découvert des anomalies au niveau du processus de recrutement.


« J'ai vu des anomalies que je vais corriger très rapidement. Il ne sera plus question de faire plusieurs candidatures. Un candidat une seule candidature, vous payez une seule fois et vous fournissez un seul dossier. Par contre, la structuration du concours va évoluer », a martelé, M.Diawara.


Il a séance tenante demandé au DRH d'afficher la liste des admis de 2021, puisque le ministère n'a rien à cacher.


Sur le budget 2021, on avait 610 postes dont 450 postes d'enseignants chercheurs en recrutement nouveau et en contrat. Les 160 postes restants, c'est en glissement catégoriel », a mentionné, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.


Adama Diawara a annoncé que l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique va quitter le paradigme, formation doctorale pour passer au paradigme école doctorale et c'est pour tout le système, la transition d'un cycle à l'autre se fera par voie de test.



Wassimagnon


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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@Marius
A tous ces docteurs et doctorants qui se croient privilégiés au point de "contraindre" l'État à leur créer des emplois, enseigner à l'université n'est pas la seule alternative à votre chômage. Le privé existe également. Mais, votre posture pitoyable et agressive, montre l'inadéquation entre votre employabilité et les besoins du secteur privé. La seule solution, c'est donc l'enseignement. Quel dommage ! J'accuse même l'État qui laisse des centaines de doctorants soutenir chaque année, avec des thèmes, parfois, bateaux, sans informer sur ses réels besoins dans les universités publiques nationales. Conséquence, on a des milliers de docteurs qui pensent qu'ils seront tous intégrés dans l'enseignement supérieur public. Il est donc temps de revoir les sujets de thèses, leur utilité et pertinence à apporter des solutions concrètes a la société. L'état doit en outre communiquer sur ses besoins réels en mettant en place une gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences (GPEC) dans le souci d'assurer l'équilibre entre entre le quantitatif et le qualificatif. Eh oui! La GPEC est aussi possible au public. Sinon, ce même problème subsistera, d'autant plus que l'État propose 450 places en 2022 pour 3000 docteurs chômeurs. On ne dira pas que l'État n'a rien fait pour ces docteurs fainéants. J'invite d'ailleurs tous ces millions de jeunes ivoiens diplômés, encore au chômage, à sortir dans les rues, manifester pour que l'État leur trouve aussi des emplois. Ces docteurs ne doivent pas être les seuls à avoir des privilèges pendant que des jeunes ivoiens diplômés gèrent des cabines ou se transforment en vendeurs de médicaments traditionnels dans les gbaka et cars de transport.
 
 il y a 6 mois     
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Zezeto
Bien vu. Cela a même été déjà proposé par un comité d'experts. Au niveau académique aussi tu as raison, des centres de recherche font soutenir des étudiants sur des sujets bidons juste pour accroitre la visibilité du centre et la réputation du directeur dans le champ académique. Conséquence, y a des docteurs inutiles pour ce pays actuellement...et ces derniers se croient au dessus de tout le monde en exigeant leur emploi direct. Mes chers on est plus dans les années 70. Venez voir ici en Europe, on prend les meilleurs dans des thèmes innovants et utiles qui ne vont pas servir que dans l'enseignement. C'est ça aussi la vision. Un doctorat en histoire de la Grèce antique on va faire quoi de ça? C'est les gens des sciences humaines et sociales qui nous fatiguent parceque seul l'Etat voudra d'eux. Faites des études utiles et vous aurez du taf
 
 il y a 6 mois
 
 
 
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