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Côte d'Ivoire: Cacao, l'État prêt à mobiliser 280 milliards de Fcfa pour sauver environ 100 mille tonnes de fèves et protéger les producteurs
 

Côte d'Ivoire: Cacao, l'État prêt à mobiliser 280 milliards de Fcfa pour sauver environ 100 mille tonnes de fèves et protéger les producteurs

 
 
 
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 Il y a 2 heures
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mardi 20 janvier 2026 - 16:11


Face aux inquiétudes grandissantes des producteurs et aux spéculations relayées par certains médias internationaux, le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, est monté au créneau ce mardi 20 janvier lors d’une conférence de presse pour rassurer l’ensemble des acteurs de la filière cacao.


Le gouvernement, a-t-il martelé, reste fermement engagé à protéger les producteurs et à garantir le prix bord champ fixé à 2 800 francs CFA le kilogramme, jusqu’à la clôture de la campagne principale, le 30 mars prochain.


Selon le ministre, la Côte d’Ivoire comptait, jusqu’à avant-hier, environ 123 000 tonnes de cacao stockées dans les zones de production. Ces stocks sont progressivement enlevés, même si la zone de Duékoué demeure celle où la concentration est la plus élevée.


« La commercialisation se poursuit normalement », a-t-il assuré, précisant que la capacité opérationnelle actuelle du dispositif est de 21 000 tonnes. Il a également souligné que des médias internationaux reconnaissent désormais les efforts déployés par l’État pour mobiliser les ressources nécessaires.


Abordant la question du financement, le ministre a expliqué que si, par hypothèse, l’État devait acheter 100 000 tonnes de cacao, en tenant compte des volumes déjà écoulés (environ 23 000 tonnes), cela représenterait un besoin de financement estimé à près de 280 milliards de francs CFA.


Ces ressources, a-t-il précisé, seront mobilisées sous forme de crédits, en collaboration avec les banques, sous la coordination du Conseil Café-Cacao. Le système de vente anticipée, pilier de la politique cacaoyère ivoirienne, permet ainsi de stabiliser les prix et de sécuriser les revenus des producteurs.


À ce jour, plus de 85 % du cacao ivoirien a déjà fait l’objet de ventes anticipées, garantissant le maintien du prix officiel jusqu’à la fin de la campagne.


Le ministre d’État a été catégorique : une libéralisation totale des ventes aurait conduit à une chute du prix d’achat du cacao en dessous du seuil fixé par l’État. Une option que le gouvernement a volontairement écartée.


« Le Président de la République tient à rassurer l’ensemble des acteurs. Les moyens nécessaires seront mobilisés pour faire face à l’urgence », a-t-il insisté, rappelant que des mécanismes similaires ont déjà été expérimentés avec succès au Conseil Coton-Anacarde.


 

Sur la question sensible des reçus délivrés aux producteurs dans le cadre des dépôts-vente, le ministre a rappelé une règle fondamentale : le Conseil Café-Cacao doit impérativement être informé de toute émission de reçu.


Si des documents ont été délivrés sans que le Conseil en ait connaissance, cela constitue un problème sérieux. Toutefois, grâce à la présence de représentants régionaux du Conseil et à l’opérationnalisation de l’interprofession Café-Cacao, un recensement des producteurs concernés est en cours. Le Conseil, a-t-il assuré, contraindra les acheteurs à honorer leurs engagements, que le stock ait déjà été évacué ou non.


Le ministre Adjoumani a également dénoncé les tentatives de certains acheteurs qui cherchent à faire pression sur les producteurs en évoquant des prix plus bas pratiqués dans des pays voisins, où le kilogramme de cacao est parfois acheté à 2 000 FCFA, contre 2 800 FCFA en Côte d’Ivoire.


Ces pratiques, a-t-il rappelé, sont illégales. Des dispositifs de surveillance renforcée aux frontières ont été mis en place et des comités locaux sont chargés de signaler les contrevenants.


Toutefois, le ministre a été clair : un producteur qui brade volontairement son cacao ne peut prétendre à une compensation de l’État.


Camions au port : la réalité des chiffres


Enfin, concernant les informations faisant état de centaines de camions bloqués au port, le ministre a tenu à rétablir les faits. Après vérification, 102 camions ont été identifiés, dont 62 sans documents de connaissance.


« Cela ne signifie pas qu’il s’agisse de cacao frauduleux », a-t-il précisé. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie à la demande du Conseil Café-Cacao pour comprendre comment ces camions ont accédé au port sans documents réglementaires.


 

Il a rappelé qu’en moyenne, près de 300 camions entrent quotidiennement au port, et que ces 62 camions ne sauraient à eux seuls perturber la commercialisation.


En conclusion, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani a réaffirmé que tout opérateur en règle verra ses opérations se dérouler normalement, tandis que ceux qui ne respectent pas les procédures seront invités à se conformer à la réglementation en vigueur.


Un message de fermeté, mais aussi de sérénité, destiné à rassurer producteurs, acheteurs et partenaires internationaux sur la solidité du modèle ivoirien de gestion de la filière cacao.



Wassimagnon





 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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