Cameroun : Le FDC demande le report des élections municipales et législatives de mai à octobre 2026
Le Cameroun s'apprête à vivre une nouvelle année électorale marquée par les débats et les divergences. Après la présidentielle et les régionales de 2025, le pays doit organiser des élections municipales et législatives en 2026, mais le calendrier et les conditions de leur tenue suscitent déjà des controverses.
Dans son message de vœux du 31 décembre 2025, le président Paul Biya a confirmé la tenue de nouvelles joutes électorales en 2026. Selon le code électoral camerounais, les élections municipales doivent avoir lieu au plus tard le 12 mai 2026, avec publication du décret de convocation du corps électoral avant le 12 février 2026.
Sur le terrain politique, plusieurs acteurs se préparent déjà à un scrutin couplé prévu pour mai 2026. Certains estiment que cette date respecte non seulement le cadre légal, mais également une tradition politique établie depuis 2002, qui veut que les élections municipales et législatives se tiennent simultanément.
Report possible
Le régime en place dispose toutefois de marges de manœuvre. La loi autorise la prorogation du mandat des conseillers municipaux de trois mois supplémentaires, voire davantage si les dispositions légales actuelles sont modifiées. En effet, la législation limite actuellement à dix-huit mois maximum la durée de prorogation possible des mandats municipaux.
Cette flexibilité juridique ouvre la porte à d'éventuels ajustements du calendrier électoral, une option que certains partis politiques appellent déjà de leurs vœux.
Le FDC demande un report au mois d'octobre
Le Front des Démocrates camerounais, dirigé par Denis Emilien Atangana, a pris position en faveur d'un report des scrutins. Dans une déclaration publique, le parti estime que le contexte actuel ne permet pas d'organiser ces élections dans de bonnes conditions en mai prochain.
Le FDC plaide pour que la convocation du corps électoral intervienne plutôt pour des élections fixées au 11 octobre 2026. Cette proposition s'accompagne d'une demande de prorogation de quelques mois supplémentaires des mandats des conseillers municipaux et des députés de l'Assemblée nationale.
Selon Denis Emilien Atangana, cette solution permettrait de tenir compte des circonstances actuelles et d'offrir un cadre plus propice à l'organisation de scrutins transparents et apaisés.
Si la tradition du scrutin couplé s'est imposée depuis plus de deux décennies, rien n'oblige juridiquement les autorités à la perpétuer. Le gouvernement conserve ainsi une latitude importante dans la définition du calendrier électoral définitif.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour clarifier les intentions du pouvoir et permettre aux différents acteurs politiques de se positionner face aux échéances qui s'annoncent.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au 237 691154277-oucameroun@koaci.com
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