Côte d'Ivoire : Guiberoua, un directeur d'école violemment agressé, l'auteur présumé placé en garde à vue
L'agressé (Ph Koaci)
Une agression visant le Directeur de l’École primaire publique (EPP) de Zadiahio, Monsieur Zoro Bi Alphonse, a été signalée dans la matinée du vendredi 24 janvier 2026, entraînant une intervention rapide de la gendarmerie de Guibéroua. Les faits, jugés suffisamment graves, ont conduit à l’ouverture d’une procédure officielle afin de situer les responsabilités et de garantir la sécurité des agents de l’État dans l’exercice de leurs fonctions.
Alerté aux environs de 8 heures, le Secrétaire Général du SYEPP-CI, section de Guibéroua, a été informé par le Commandant de Brigade que l’auteur présumé de l’agression, accompagné de son père, s’était déjà présenté à la gendarmerie. Cette démarche faisait suite à l’incident survenu à l’EPP Zadiahio, impliquant directement le directeur de l’établissement. À la demande des autorités, la victime a été invitée à se rendre à la brigade pour les besoins de l’enquête.
Sur place, toutes les parties ont été entendues dans le respect des règles et des procédures. Les auditions menées par le Commandant de Brigade ont permis de confronter les différentes versions des faits. À l’issue d’un interrogatoire approfondi, marqué par un questionnement précis et rigoureux, des incohérences ont été relevées dans les déclarations de l’agresseur présumé, renforçant la crédibilité de la version livrée par la victime.
Malgré une tentative de médiation et de sollicitation de clémence de la part du père de l’agresseur, la gendarmerie a réaffirmé son attachement à l’application stricte de la loi. Les autorités ont rappelé que toute atteinte à l’intégrité physique ou morale d’un fonctionnaire, particulièrement dans le cadre de ses fonctions, constitue un acte grave qui appelle une réponse judiciaire appropriée.
À l’issue de la procédure d’audition, l’auteur présumé de l’agression a été placé en garde à vue, conformément aux dispositions en vigueur. Cette affaire suscite une vive préoccupation au sein de la communauté éducative et relance le débat sur la protection des responsables scolaires face aux actes de violence, dans un contexte où l’école devrait demeurer un espace de paix, de respect et de dialogue.
Jean Chresus, Abidjan
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