Côte d'Ivoire : les acteurs communautaires mobilisés pour consolider la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme
Un dialogue pays communautaire consacré au renforcement de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme s’est tenu le 10 février 2026 à Abidjan-Cocody. Cette rencontre marque le lancement officiel des préparatifs de la demande de financement du GC8, dans la continuité des efforts engagés lors du cycle précédent.
Organisée par Alliance Côte d’Ivoire et Save the Children, avec l’appui du Fonds mondial, la réunion a rassemblé plus de 70 acteurs communautaires issus des pouvoirs publics, de la société civile et des partenaires techniques. L’objectif était d’évaluer les acquis et les insuffisances du GC7, tout en définissant les priorités stratégiques à inscrire dans la prochaine requête de financement, notamment en matière de santé communautaire et d’accès équitable aux services.
Les participants ont examiné les principaux obstacles qui freinent encore l’accès aux soins et à la prévention. Les données récentes mettent en évidence des progrès, mais aussi des signaux préoccupants. Selon le rapport IBBS 2024, seules 54 % des travailleuses du sexe ont bénéficié de préservatifs gratuits au cours des six derniers mois, soit une baisse de 10,2 points par rapport à la période précédente, révélant des insuffisances dans la couverture des services de prévention ciblés.
La situation épidémiologique montre néanmoins certaines avancées. La prévalence du VIH chez les adultes âgés de 15 à 49 ans est estimée à 1,7 % pour la période 2024-2025, traduisant une diminution des nouvelles infections et des décès liés au sida. Toutefois, la tuberculose demeure un défi majeur, avec plusieurs dizaines de cas pour 100 000 habitants. Quant au paludisme, il continue d’affecter une part importante de la population, les tests de diagnostic rapide réalisés en 2025 indiquant une prévalence d’environ 37,3 %.
Prenant la parole au cours des échanges, Paula Hacopian, représentante du Fonds mondial, a souligné le rôle déterminant des organisations non gouvernementales et des acteurs communautaires dans l’efficacité de la riposte contre ces trois maladies. Elle a rappelé que la collaboration entre les autorités sanitaires et les organisations de terrain a déjà permis d’enregistrer des avancées notables. Selon elle, il est désormais crucial de consolider cette dynamique afin de transformer les progrès épidémiologiques observés en améliorations tangibles et durables pour les populations ivoiriennes.
Jean Chresus, Abidjan
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