Sénégal : Ousmane Sonko après son élection : « On ne peut pas faire du PASTEF sans PASTEF »
Fraîchement élu président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a rapidement donné une orientation claire à son mandat en adoptant un ton critique sur la formation du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô.
Il a notamment regretté que le parti PASTEF n’ait pas été suffisamment associé aux consultations ayant conduit à la composition de l’exécutif.
Dans sa première déclaration officielle, il a lancé une formule forte : « On ne peut pas faire du PASTEF sans PASTEF », perçue comme un message adressé au pouvoir exécutif et comme une affirmation du rôle central que le Parlement entend jouer dans la nouvelle architecture institutionnelle.
Lors de son discours d’investiture, le nouveau président de l’hémicycle a insisté sur la dimension éthique de sa fonction, appelant à faire de l’Assemblée nationale un espace d’exigence morale, de responsabilité et de discipline institutionnelle.
Il a souligné que le pouvoir politique demeure transitoire, rappelant que « le peuple reste la source de toute légitimité ».
Il a également précisé que le Parlement ne saurait être utilisé comme un outil de blocage politique, affirmant sa volonté de préserver le bon fonctionnement de l’action publique dans un contexte de recomposition politique.
Ousmane Sonko a par ailleurs félicité le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, qu’il connaît personnellement, tout en reconnaissant des divergences de fond sur plusieurs dossiers économiques, notamment la dette et les orientations monétaires.
Devant une Assemblée largement acquise à sa majorité, il a revendiqué les actions menées par son camp, citant la transparence sur la dette, la lutte contre la corruption et les réformes de gouvernance comme axes majeurs de son engagement politique.
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