Côte d'Ivoire : L'ex- secrétaire exécutif du Conseil national du tourisme, une affaire de 320 millions FCFA évoquée
L’ex-secrétaire exécutif du Conseil national du tourisme fait face à la justice dans une affaire portant sur la somme de 320 millions de FCFA
L’universitaire qui a été directeur de cabinet du ministre du Tourisme pendant sept ans avant sa nomination au secrétariat exécutif du Conseil national du tourisme, était devant le tribunal, du Pôle Pénal Economique et Financier (PPEF), le lundi 1er juin 2026, rapporte une source présente à l’audience.
Selon les informations rapportées, l’accusé aurait confié à la barre que, que la structure qu’il dirigeait était nouvelle et et n'avait pas de budget.
Ses collaborateurs et lui devaient travailler, sensibiliser les opérateurs du secteur du tourisme en pleine covid-19.
Il avait un budget de 423 millions FCFA en 2021 qui n'était pas encore à sa disposition. C'est alors que la mécanique se met en place. Un apporteur d'affaires le met en contact avec un fournisseur, un habitué de longue date de l'administration ivoirienne.
Patron de la structure Bavos. L'apporteur d'affaire passe par un haut cadre du Trésor, DAF au moment des faits, à la commission nationale du Fonds mondial de l'environnement. Ce dernier reconnaît à la barre avoir permis dix millions de FCFA de commission.
Le fournisseur remet au secrétaire exécutif du CNT la somme de 320 millions FCFA en cash. Avec la promesse de récupérer le double (640 millions FCFA) au Trésor public, six mois plus tard, avec les factures qui seront éditées.
Sauf que les choses ne se passent pas comme prévu. Le fournisseur stresse l'ex-secrétaire général, qui entre alors dans l'engrenage infernal. Trouver l'argent avec d'autres fournisseurs pour rembourser la dette du premier.
A en croire la source, le prévenu aurait signifié que si, l'État avait mis à la disposition de la structure un contrôleur budgétaire ou un agent comptable comme elle l’avait demandé, les choses se seraient passées autrement.
Pour la présidente du tribunal, le délit de « faux et usage de faux » est patent, car l’accusé a emprunté 320 millions FCFA et demandé à l'État de rembourser 620 millions FCFA.
Nous apprenons que, l'administration publique n’est pas autorisée à prendre crédit auprès des particuliers. L’affaire a été renvoyée au 9 juin 2026. Nous y reviendrons...
Donatien Kautcha, Abidjan
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