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Côte d'Ivoire : L'ANSUT mise sur la connectivité rurale pour réduire la fracture numérique en santé
 

Côte d'Ivoire : L'ANSUT mise sur la connectivité rurale pour réduire la fracture numérique en santé

 
 
 
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© Koaci.com - mardi 23 juin 2026 - 17:11



Réduire la fracture numérique dans le secteur de la santé demeure l’un des grands défis de la transformation digitale en Côte d’Ivoire. À l’occasion de l’édition 2026 du forum INTECH SANTÉ, organisée au Parc des expositions de Port-Bouët, l’Agence Nationale du Service Universel des Télécommunications (ANSUT) a présenté les solutions mises en œuvre pour améliorer l’accès aux services numériques dans les zones rurales.


Intervenant lors du panel consacré au thème « Réduire la fracture numérique en santé : défis et solutions pour les zones rurales », M. Honoré Aka, Directeur du Développement des Infrastructures et du Réseau National Haut Débit (RNHD) à l’ANSUT, a dressé un état des lieux des difficultés rencontrées dans les localités les plus reculées du pays.


Selon lui, ces zones souffrent encore d’un déficit important en infrastructures numériques, d’un accès limité à l’énergie nécessaire à leur fonctionnement et d’une faible appropriation des outils numériques par les populations.


Face à ces défis, l’État ivoirien a lancé en 2025 un programme d’urgence de connectivité rurale. Cette initiative a permis à 500 villages de bénéficier d’infrastructures numériques et d’un accès à la connectivité. Dans la continuité de cet effort, 300 nouvelles localités devraient être raccordées en 2026.


Malgré ces avancées, la couverture réseau n’est actuellement disponible que sur 95 % du territoire national. Pour les zones encore non desservies, l’ANSUT recommande le développement de solutions numériques capables de fonctionner hors connexion, afin de garantir la continuité des services, notamment dans le domaine de la santé.


 

Au-delà du déploiement de la fibre optique à travers le RNHD, qui totalise aujourd’hui 6 632 kilomètres sur l’ensemble du territoire, ainsi que des investissements réalisés par les opérateurs privés, l’agence observe une montée en puissance des solutions de connectivité satellitaire à haut débit. Une technologie appelée à jouer un rôle déterminant dans le désenclavement numérique des zones les plus isolées.


M. Aka a également insisté sur la nécessité d’intégrer dès la phase de conception les questions d’exploitation, de maintenance et d’évolutivité des infrastructures. Les besoins numériques des populations étant en constante progression, les équipements doivent être conçus pour répondre aux exigences futures.


Pour relever ce défi, le responsable de l’ANSUT plaide en faveur d’une approche mutualisée. Plutôt que de développer des infrastructures sectorielles distinctes, il recommande la mise en place d’une infrastructure numérique globale capable de répondre simultanément aux besoins de la santé, de l’éducation et de l’administration publique.


L’accès à l’énergie constitue par ailleurs un autre obstacle majeur à l’inclusion numérique. Dans plusieurs localités non raccordées au réseau électrique, l’énergie solaire apparaît comme une solution alternative de plus en plus privilégiée pour alimenter les équipements numériques et garantir leur fonctionnement.


Les échanges ont également porté sur la question de l’identité numérique, présentée comme un levier essentiel de modernisation des services publics. Cette solution permettra aux citoyens de s’authentifier à distance et de faciliter leurs démarches administratives et sanitaires, quel que soit leur lieu de résidence.


Au-delà des infrastructures, l’ANSUT estime que la formation des populations demeure indispensable pour assurer une véritable inclusion numérique. Dans cette optique, l’agence a déjà ouvert neuf Centres d’Innovation et de Culture Numérique (CICN) au sein d’établissements scolaires de l’intérieur du pays. Ces structures visent à familiariser les jeunes générations avec les outils numériques dès le plus jeune âge.Vingt nouveaux centres sont prévus en 2026.


 

À travers l’ensemble de ces initiatives, la Côte d’Ivoire entend renforcer sa capacité à relever les défis de la transformation numérique et à tirer pleinement parti des opportunités offertes par les technologies digitales, notamment dans le secteur de la santé, où la connectivité constitue désormais un enjeu majeur de développement et d’équité territoriale.



Wassimagnon




 
 
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