Côte d'Ivoire : Affaires maritimes, 31 agents écopent d'un an de prison après les incidents du 8 juin
Les agents des affaires maritimes lors de leur grève (Ph Koaci)
Le tribunal d’Abidjan a rendu son verdict, mardi 23 juin 2026, dans l’affaire des agents de la Direction générale des Affaires maritimes (DGAM) impliqués dans les événements survenus lors du mouvement de grève du 8 juin dernier. Trente-et-un agents ont été condamnés à douze mois d’emprisonnement pour troubles à l’ordre public à l’issue d’une audience très attendue.
Cette décision judiciaire intervient près de deux semaines après l’interpellation de plusieurs agents à la suite des tensions enregistrées au sein de la DGAM. Au total, 34 personnes avaient été arrêtées puis transférées au Pôle pénal d’Abidjan (PPA), anciennement Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), en attendant leur comparution devant la justice.
Selon les informations recueillies, vingt-huit agents avaient été appréhendés par les forces de police et conduits à la préfecture de police à la suite des incidents survenus dans les locaux de la direction. Six autres avaient été interpellés par la gendarmerie avant que l’ensemble du groupe ne soit placé sous mandat de dépôt.
Le procès, qui s’est tenu mardi 23 juin 2026, devait permettre de situer les responsabilités de chacun dans les troubles enregistrés lors de ce mouvement social. Au terme des débats, le tribunal a prononcé des peines de douze mois de prison à l’encontre de 31 prévenus reconnus coupables de troubles à l’ordre public.
Cette affaire, qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’administration maritime et dans l’opinion publique, intervient dans un contexte marqué par des revendications professionnelles et des tensions sociales. Les autorités avaient par ailleurs démenti les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux faisant état de décès parmi les agents interpellés, assurant qu’aucune perte en vie humaine n’avait été enregistrée durant les opérations.
Le verdict rendu mardi ouvre désormais une nouvelle phase pour les agents concernés, tandis que les regards restent tournés vers les éventuelles suites judiciaires et administratives de ce dossier.
Jean Chresus, Abidjan
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