Ghana : Suspension de tous les permis de port d'armes, nouvel examen annoncé
Un pistolet (ph)
Le gouvernement ghanéen a annoncé la suspension immédiate de tous les permis de port d'armes enregistrés au Ghana, une décision qui entre dans le cadre d'une refonte complète du système de possession et de contrôle des armes du pays.
La directive, annoncée par le ministre de l'Intérieur, Muntaka Mubarak, a pris effet le mardi 23 juin à midi et vise à renforcer la surveillance, la responsabilisation et la consolidation de la sécurité nationale.
Cette annonce fait suite aux informations concernant une fusillade présumée impliquant l'ancienne députée de Dome-Kwabenya, Sarah Adwoa Safo, dans une propriété liée à Israel Safo, dans la région du Grand Accra. Cet incident est lié à un conflit de succession en cours au sein de la Mission Kristo Asafo, suite au décès de son fondateur, l'apôtre et professeur Kwadwo Safo, en septembre 2025.
Suspension des permis du port d’armes
En annonçant cette décision, le ministre de l'Intérieur, Muntaka Mubarak, a déclaré sur une radio à Accra que cette décision est nécessaire en raison des inquiétudes croissantes concernant les lacunes du système de délivrance des permis de port d'armes, notamment les infractions à la réglementation et l'utilisation abusive d'armes légalement.
Le ministre Mubarak a expliqué que cette suspension permettra aux autorités de procéder à une révision complète et à une réorganisation du système de gestion des armes à feu du pays.
Procédure de renouvellement des permis
Eu égard à cette décision, tous les détenteurs d'armes à feu légalement enregistrées disposent de trois mois pour renouveler leur permis. Tous les titulaires de permis doivent se présenter au Service de police du Ghana pour entamer la procédure de renouvellement.
Les personnes qui ne se présentent pas seront contactées et recevront un rappel. Des agents seront envoyés récupérer les armes à feu des personnes qui persistent à ignorer cette directive. Tout manquement à une étape entraînera la non-restitution de l'arme à feu.
L'Autorité de santé mentale est le seul organisme habilité à réaliser cette évaluation. L'objectif est de déterminer si le demandeur est mentalement apte à posséder une arme à feu.
Les propriétaires d'armes à feu doivent se soumettre à une évaluation de santé mentale, un dépistage de drogues, une formation au maniement des armes et une vérification de leurs antécédents avant le renouvellement de leur permis.
Enfin le ministre Mohammed-Mubarak a indiqué que la vérification des antécédents, auparavant la seule exigence du système de permis actuel, restera une étape du processus. Tout demandeur qui échoue à une ou plusieurs évaluations ne récupérera pas son arme à feu. Il a précisé qu'aucun nouveau permis ne sera délivré jusqu'à nouvel ordre.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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