Côte d'Ivoire : Téléphone au volant, Dame Gnahoré perd son permis pour un an après une nouvelle infraction
La patience des autorités en matière de sécurité routière semble avoir atteint ses limites. L’influenceuse Dame Gnahoré, déjà rappelée à l’ordre il y a quelques mois pour des faits liés à l’utilisation de son téléphone portable pendant la conduite, a été condamnée à un retrait de son permis de conduire pour un an ferme par la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC).
À l’origine de cette nouvelle procédure, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et largement commentée par les internautes. Les images auraient mis en évidence un comportement jugé contraire aux règles élémentaires de sécurité routière. Une situation qui a immédiatement attiré l’attention des autorités compétentes, d’autant plus que l’intéressée avait déjà bénéficié d’une mesure de clémence lors d’un précédent manquement.
Lors de cette première affaire, la DGTTC avait opté pour une démarche éducative plutôt que répressive. Après sa convocation, l’influenceuse avait été sensibilisée aux risques liés à la distraction au volant. Les contrôles effectués avaient par ailleurs révélé que son permis de conduire ne disposait plus d’aucun point. Malgré ce constat, les autorités lui avaient accordé la possibilité de suivre un stage de récupération de points auprès de l’Office de Sécurité Routière (OSER), dans l’espoir d’encourager un changement de comportement.
La diffusion d’une nouvelle séquence vidéo est toutefois venue remettre en cause cette confiance. Pour les responsables de la sécurité routière, cette répétition des faits ne pouvait rester sans conséquence. La DGTTC a donc choisi de renforcer sa réponse afin de marquer sa détermination à lutter contre les comportements dangereux sur les routes ivoiriennes.
Au-delà du cas de Dame Gnahoré, les autorités veulent envoyer un signal fort à l’ensemble des conducteurs. Dans un contexte où les accidents liés à l’inattention au volant continuent de représenter une menace pour la sécurité des usagers, la sensibilisation ne saurait remplacer indéfiniment la sanction lorsque les avertissements restent sans effet.
Jean Chresus, Abidjan
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