Ghana : Anti-criminalité, la police arrête 186 suspects, dont des nigérians et togolais, dans l'Ashanti
Des suspects arrêtés (ph)
La police nationale en collaboration avec le commandement régional de la police dans la région Ashanti a arrêté 186 suspects lors d'une opération coordonnée, fondée sur des renseignements, visant des réseaux criminels organisés dans plusieurs localités de la région d'Ashanti.
Ces opérations, menées du 08 au 17 juin 2026, s'inscrivent dans le cadre d'une campagne de sécurité soutenue ciblant les réseaux impliqués dans la traite des êtres humains, l'exploitation sexuelle, le trafic de stupéfiants et la détention illégale d'armes à feu.
Enquête
Dans un communiqué publié le mardi 23 juin, la police a déclaré avoir ouvert une enquête et qu’elle s'efforce d'identifier d'autres membres du réseau et de démanteler les cellules restantes. Tous les suspects sont en garde à vue et collaborent à l'enquête.
Les premières investigations indiquent que les suspects sont liés à un réseau criminel transnational impliqué dans la traite des êtres humains, l'exploitation sexuelle, le trafic de stupéfiants et d'autres activités criminelles organisées
Nationalité des suspects
En révélant les milieux dans lesquels elle s’est fiscalisée contre des réseaux criminels organisés, la police a déclaré avoir mené des opérations coordonnées à Asafo, Kenyase Aframa, Asokwa, Buokrom, Krofrom, Atonsu-Bokuro, Asawase et Old Tafo Ahenbronum.
Suite à ces opérations, la police a indiqué que 186 suspects ont été interpellés, dont 86 ghanéens, 96 nigérians et quatre togolais.
L'une des arrestations les plus importantes a eu lieu le 09 juin 2026 à Kenyase Aframa, où les policiers ont interpellé Gladys Ibrahim, alias « Mama Gee », en même temps que les ressortissants étrangers.
Traitements pour des victimes
Au cours de l'opération, les forces de sécurité ont également secouru plusieurs personnes présumées victimes d'exploitation. Les autorités ont confirmé que certaines de ces personnes sont mineures ; elles ont été séparées des suspects et placées sous protection conformément aux protocoles de protection de l'enfance.
Les ressortissants étrangers identifiés comme victimes font actuellement l'objet de démarches en collaboration avec les services d'immigration du Ghana en vue d'une évaluation de leur statut d'immigration et d'un éventuel rapatriement.
Tout en saluant le professionnalisme et le dévouement de l'équipe des opérations spéciales, la police assure être résolue dans son engagement envers une police axée sur le renseignement et continuera de mener des opérations soutenues pour lutter contre le crime organisé afin d’assurer la sécurité de toutes les personnes dans le pays.
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
- Joindre la rédaction de koaci.com (+228) 98 95 28 38 ou koaci.ghana@gmail.com –
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