Côte d'Ivoire : Affaire plainte contre Maabio, l'influenceuse interpellée, auditionnée alors qu'elle se rendait au Gabon, une autre audition programmée
L'influenceuse Yeelen Virginie Kouamé plus connue sous le nom de Maabio, a été interpellée le vendredi 17 juillet 2026 alors qu'elle s'apprêtait à quitter la Côte d'Ivoire pour le Gabon. L'information a été rendue publique ce mardi 21 juillet 2026 par Marcellin Doh, président de l'ONG CEMC-CI, lors d'une conférence de presse organisée à Yopougon Bimbresso.
À l'origine de la plainte déposée contre l'influenceuse, Marcellin Doh a expliqué que cette interpellation s'inscrit dans le cadre d'une enquête judiciaire en cours. Selon lui, Maabio a été auditionnée avant d'être provisoirement remise en liberté, l'officier chargé du dossier étant en mission. Une nouvelle convocation était toutefois prévue ce mardi à la Brigade de recherches afin de poursuivre les auditions et de procéder à une confrontation entre les différentes parties.
Face à la presse, le président de la CEMC-CI a réaffirmé sa confiance dans les institutions judiciaires ivoiriennes. Il a salué le travail du procureur de la République ainsi que celui des services d'enquête, estimant que la procédure suit son cours normal. Pour lui, cette affaire doit être menée jusqu'à son terme afin que toute la lumière soit faite sur les faits dénoncés.
Le différend porte sur la commercialisation de produits cosmétiques et d'hygiène corporelle. Marcellin Doh reproche à Maabio d'avoir mis sur le marché des produits qui, selon lui, ne respecteraient pas les exigences prévues par la réglementation ivoirienne, notamment le décret encadrant la fabrication, l'importation et la commercialisation de cette catégorie de produits.
Il a rappelé que la mise en vente d'un produit cosmétique est soumise à une autorisation préalable des autorités compétentes. Cette procédure implique des analyses destinées à vérifier la composition du produit et à s'assurer qu'il ne présente aucun risque pour la santé des consommateurs. D'après lui, ces obligations n'auraient pas été respectées dans le cas des produits visés par la plainte.
Marcellin Doh a également insisté sur l'ampleur de la commercialisation de ces produits, affirmant qu'ils sont distribués aussi bien en Côte d'Ivoire qu'à l'étranger. Il estime que cette situation justifie une vigilance particulière des autorités, l'enjeu principal étant, selon ses termes, la protection de la santé des populations.
L'enquête se poursuit désormais sous la conduite des services compétents, tandis que les différentes parties sont appelées à être entendues afin de permettre à la justice de déterminer les responsabilités éventuelles dans ce dossier.
À suivre.
Jean Chresus, Abidjan
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