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Côte d'Ivoire : Hausse des carburants, le gouvernement avoue : « Nous n'avions plus d'autre choix que d'ajuster les tarifs »
 

Côte d'Ivoire : Hausse des carburants, le gouvernement avoue : « Nous n'avions plus d'autre choix que d'ajuster les tarifs »

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 05 août 2026 - 17:40



À l'issue du Conseil des ministres de ce mercredi, le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, a expliqué les raisons de la récente hausse des prix des carburants à la pompe. Il a mis en avant les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, leurs répercussions sur les marchés internationaux de l'énergie et les importantes subventions consenties par l'État pour protéger le pouvoir d'achat des populations.


Interrogé sur les mesures prises par le gouvernement face à cette crise et sur les perspectives liées au potentiel énergétique de la Côte d'Ivoire, le porte-parole du Gouvernement a rappelé que la flambée des prix du pétrole est une conséquence directe des tensions au Moyen-Orient, notamment de leurs effets sur le transport du pétrole, du gaz et, plus largement, sur le trafic maritime mondial.


« Inévitablement, tous les pays sont impactés par la hausse du prix du baril. La Côte d'Ivoire, comme les autres États, est adossée aux cours internationaux », a-t-il déclaré.


Le ministre a souligné que, contrairement à plusieurs pays qui ont répercuté rapidement la hausse des cours internationaux sur les prix à la pompe, la Côte d'Ivoire a choisi de retarder cette décision.


« Depuis le mois de février, alors que plusieurs États procédaient déjà à des augmentations, nous avons résisté grâce aux ressources mobilisées par l'État », a-t-il expliqué.


Selon lui, la persistance de la crise et la volatilité des prix du pétrole sur le marché mondial ont cependant rendu cette stratégie difficile à maintenir.


« Les ressources que l'État devait mobiliser pour continuer à soutenir les prix devenaient extrêmement importantes. Nous n'avions plus d'autre choix que d'ajuster les tarifs », a-t-il indiqué.


 

Le porte-parole du Gouvernement a révélé que l'État continue de supporter une lourde charge financière afin de limiter l'impact de la hausse des prix sur les consommateurs.


« Le prix actuellement pratiqué reste inférieur à celui qui aurait normalement dû être appliqué. L'État injecte plus de 200 milliards de FCFA de subventions pour maintenir les prix actuels », a-t-il affirmé.


Il a précisé que ces ressources auraient pu être affectées à la réalisation d'infrastructures sociales de base, mais que le Gouvernement a privilégié la protection des populations afin d'éviter une flambée généralisée du coût de la vie.


L'augmentation décidée représente, selon lui, une hausse moyenne d'environ 3,5 %, un ajustement qualifié de « contenu » au regard de l'évolution des cours mondiaux.


Le ministre a également insisté sur la nécessité de préserver les finances publiques.


« Dans plusieurs pays, ces hausses ont provoqué un creusement des déficits budgétaires. Nous nous efforçons de maintenir le déficit dans les limites convenues avec le Fonds monétaire international. Cette contrainte nous a conduits à procéder à cet ajustement », a-t-il expliqué.


Il a assuré que le Gouvernement demeure attentif au pouvoir d'achat des populations.


« Si nous avions disposé d'une autre solution que cette augmentation, nous l'aurions choisie », a-t-il insisté.


 

Répondant aux interrogations sur les importantes découvertes pétrolières et gazières de la Côte d'Ivoire, le porte-parole du Gouvernement a tenu à dissiper une idée largement répandue.


Selon lui, même un pays producteur reste soumis aux règles du marché international.


« Le fait que nous produisions du pétrole ou du gasoil ne signifie pas que nous pouvons fixer des prix inférieurs aux cours mondiaux. Les coûts restent indexés sur le marché international », a-t-il expliqué.


Toutefois, il a estimé que le développement du potentiel énergétique national permettra à terme de générer davantage de recettes publiques.


« Ces ressources viendront renforcer le budget de l'État. Si elles deviennent suffisamment importantes, elles pourraient permettre de soutenir davantage les mécanismes de subvention », a-t-il conclu.


Wassimagnon



 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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