Cameroun : la Gendarmerie démantèle un réseau d'usurpation de titre militaire à Maroua
La Compagnie de Gendarmerie de Maroua a mis fin aux agissements d'un homme se faisant passer pour un capitaine de l'armée camerounaise, épaulé par une complice, lors d'une opération menée dans le quartier Djarengol. Le phénomène est préoccupant dans une zone déjà marquée par une forte sensibilité sécuritaire.
C'est sur instruction directe du Commandant de Légion qu'une équipe d'hommes expérimentés a été dépêchée sur les lieux dès que des soupçons d'usurpation de titre ont été signalés. Deux personnes ont été interpellées un principal instigateur, et sa complice, appréhendée alors qu'elle cherchait à faire disparaître une arme dissimulée dans le domicile.
Arsenal impressionnant
La fouille du logement a révélé un ensemble d'objets et d'équipements qui témoigne d'une mise en scène minutieusement préparée. Côté armement : un pistolet de défense avec munitions, du matériel de transmission, ainsi qu'une paire de lunettes règlementaires du BIR. Côté uniformes : plusieurs tenues militaires, des pièces vestimentaires portant les insignes du BIR, de la Garde Présidentielle et de la Marine, accompagnées de galons de divers grades. Chaussures militaires, sacs tactiques, matériel de campement et accessoires habituellement réservés aux unités en opération. Autres pièces saisies, un brassard de la Force Multinationale Mixte, des insignes de commandos, une paire de menottes, des cachets administratifs, du matériel informatique et même des photographies encadrées montrant le mis en cause revêtu de l'uniforme.
Selon la gendarmerie, ce d'objets suggère que l'individu ne se limitait pas à une usurpation ponctuelle : il semble avoir constitué une véritable panoplie lui permettant de se faire passer, selon les circonstances, pour un membre de différents corps d'élite.
Selon les premiers éléments, l'accumulation de cachets, de menottes et de photos officielles n'avait rien d'anodin : ces objets visaient à crédibiliser le personnage aux yeux d'éventuelles victimes, dans la perspective d'arnaques ou de tentatives d'extorsion.
-Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.
-Joindre la rédaction camerounaise de Koaci au WhatsApp 237 691154277-ou cameroun@koaci.com
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