Ghana : La police arrête un imam et un pasteur pour incitation à la violence religieuse
Les interpelés (ph)
Un imam et un pasteur ont été arrêtés par la Service de police du Ghana suite à des propos distincts tenus à l'encontre du prophète Mahomet, que la police considère comme incitant à la haine.
Cette affaire survient dans un contexte où on constate le recours aux sermons religieux sur des réseaux sociaux pour diffuser des propos susceptibles de provoquer des violences ou d'inciter à la violence.
Arrestations
Pour les faits, la police a révélé le mercredi qu’en collaboration avec le Bureau national des signaux (NSB), il a arrêté Masud Abdullah, 35 ans, en lien avec une vidéo où il incitait à la violence contre ceux qui blasphémaient le prophète Mahomet.
D’après la police et selon les informations disponibles, le suspect, un imam, aurait tenu ces propos lors d'un sermon dans une mosquée de Ntensere, dans le district d'Atwima Nwabiagya Nord, région d'Ashanti. L'imam aurait appelé à la violence contre ceux qui profèrent des propos injurieux envers le prophète Mahomet.
L'arrestation d'Abdullah fait suite à la condamnation publique de ses propos, selon lesquels tuer quiconque insulte ou qualifie le prophète Mahomet de faux prophète n'est pas un péché et garantit à son auteur une place au paradis, même en cas d'arrestation.
Par ailleurs, l'équipe de vérification et de répression des cyberattaques a arrêté Daniel Junior Yaw Adjei, alias Apôtre Daniel JY Adjei, qui est apparu dans une vidéo proférant des propos dénigrants et offensants à l'égard du prophète Mahomet.
Enquête et appel aux prédicateurs
En attendant les conclusions de l’enquête qui est en cours sur ces deux affaires la police a indiqué que les deux suspects seront traduits en justice.
La police a profité de cette occasion pour rappeler « au public, et notamment aux chefs religieux, aux prédicateurs, aux responsables communautaires et aux commentateurs des réseaux sociaux, que la liberté de religion et la liberté d'expression ne doivent jamais servir de prétexte pour inciter à la violence ou encourager les citoyens à nuire à autrui ».
Elle a mis en garde que « de tels propos incendiaires constituent des infractions et leurs auteurs seront arrêtés et poursuivis conformément à la loi ».
Mensah,
Correspondant permanent de KOACI au Ghana, Togo et Nigeria
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