Côte d'Ivoire : 250 migrants ivoiriens rapatriés cette semaine depuis le Niger et la Libye
Les migrants ivoiriens (DR)
250 migrants ont été rapatriés depuis le Niger et la Libye en Côte d’Ivoire, les 11 et 13 août 2026.
Jeudi 13 août, 119 migrants 79 hommes, 18 femmes et 22 mineurs, sont arrivés à l’aéroport d’Abidjan. Ils avaient embarqué quelques heures plus tôt à bord d’un vol charter opéré dans le cadre du programme de « retour volontaire » de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), informe l’organisation onusienne.
Quelques jours plus tôt, le 11 août, un autre vol venant du Niger avait déjà atterri en Côte d’Ivoire. À son bord figuraient 135 ressortissants ivoiriens, dont deux mineurs.
Depuis le début de l’année, plusieurs opérations de « retour volontaire » vers la Côte d’Ivoire ont eu lieu. En mars dernier, 150 personnes, 134 hommes, 13 femmes et 3 enfants, ont été rapatriées du Niger. Et avant cela, d’autres opérations ont précédé.
Le 25 février dernier, 145 personnes ont été rapatriées de Tunisie. Et quelques semaines plus tôt, le 9 février, c'est un autre vol venu du Niger qui avait ramené 149 Ivoiriens dans leur pays.
Une fois rapatriés, les migrants reçoivent une assistance immédiate pour regagner leurs familles, suivie d’un programme de suivi et de réintégration pouvant s’étendre jusqu’à 18 mois.
Ensuite, débute la délicate question de la réinsertion. Une étape qui peut s'avérer difficile car certains sont rejetés par leur famille, et d'autres supportent mal l'échec de leur exil.
De manière générale, « les Ivoiriens qui rentrent au pays sont dans un état psychique très compliqué. Beaucoup ont subi des sévices, ont été victimes de traite, ont été réduits en esclavage », détaillait, elle aussi en mars 2025, Stéphane Guéla, chargé du programme réintégration de l'agence onusienne à Abidjan.
« Certains ont été vendus, ils sont passés de mains en mains. Ils ne vont pas bien du tout. C'est pour ça que dès leur retour en Côte d'Ivoire, nous faisons intervenir le « programme de santé mentale » pour les prendre en charge, au moins sur le court-terme. »
Donatien Kautcha, Abidjan
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