Côte d'Ivoire-France : 22 ans après le bombardement de Bouaké, les familles des victimes déposent une plainte à Paris contre un marchand d'armes
Bombardement du camp français en 2004 à Bouaké (DR)
Rebondissement dans l’affaire du bombardement sur le cantonnement militaire français de Bouaké, en Côte d’Ivoire, le 6 novembre 2004.
Selon la presse occidentale, les familles des victimes ont déposé une plainte contre Robert Montoya, un marchand d’armes accusé d’avoir organisé l’exfiltration de pilotes biélorusses, le mardi 1er septembre 2026, au tribunal judiciaire de Paris en France.
Leur but : comprendre comment, et avec quelles complicités éventuelles, les auteurs de l’attaque aérienne, qui avait provoqué la mort de neuf soldats français et d’un civil américain, et fait 38 blessés, ont réussi à s’enfuir après leur arrestation au Togo et leur signalement aux autorités françaises, relève-t-on.
La plainte vise Robert Montoya, un ancien gendarme de la cellule antiterroriste de l’Elysée, bien connu dans les réseaux de la « Françafrique ».
Installé sur le continent africain depuis une vingtaine d’années, il était vendeur d’armes au Togo au moment des faits. Aujourd’hui, cet homme vivrait entre Lomé et Alger.
Robert Montoya aurait d’abord fourni à la Côte d’Ivoire les avions de type Soukhoï-25 ayant bombardé Bouaké.
« Les deux tiers des marchés militaires de la Côte d’Ivoire entre 2002 et 2004 ont transité par Darkwood, sa société basée à Lomé », indiquait un rapport de l’ONU du 7 novembre 2005.
Mais la fourniture de ces avions n’était pas illégale, puisque l’embargo sur les livraisons d’armes à la Côte d’Ivoire a été décrété après les faits.
Affaire à suivre…
Donatien Kautcha, Abidjan
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