Centrafrique : CPI, l'ex-chef de la Séléka Mahamat Saïd reconnu coupable de crimes contre l'humanité
L’ancien responsable de la Séléka, Mahamat Saïd Abdel Kani, a été reconnu coupable mercredi de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), après quatre années de détention et de procédure à La Haye.
Âgé de 56 ans, l’ancien dirigeant de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) à Bangui était poursuivi pour des faits commis en 2013, durant la guerre civile centrafricaine, notamment contre des personnes soupçonnées de soutenir l’ancien président François Bozizé.
La CPI l’a reconnu coupable de quatre chefs d’accusation : emprisonnement, torture, persécution et autres actes inhumains.
Les juges ont notamment retenu les conditions de détention et les mauvais traitements infligés aux détenus dans les locaux souterrains de l’OCRB qu’il dirigeait.
Mahamat Saïd Abdel Kani a en revanche été acquitté de trois chefs d’accusation de crimes de guerre, notamment pour traitements cruels et atteinte à la dignité humaine.
Ce verdict constitue une étape importante dans la procédure, Mahamat Saïd Abdel Kani étant le premier haut responsable de la Séléka jugé par la CPI.
Jusqu’ici, les Centrafricains poursuivis devant la juridiction internationale appartenaient principalement au camp des anti-balaka.
La CPI doit désormais déterminer la peine qui sera prononcée à son encontre, lors d’une audience ultérieure.
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