Côte d'Ivoire : 2 éme semaine nationale de la Planification Familiale, 1,7 milliard de FCFA de produits contraceptifs annoncés pour 2026
Faire de la planification familiale un choix libre, éclairé et accessible à tous. C’est l’ambition affichée, mercredi 30 septembre 2026 à Bingerville, lors du lancement officiel de la deuxième édition de la Semaine nationale de la planification familiale (SNPF), couplée à la Journée mondiale de la contraception (JMC). Une cérémonie présidée par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba.
Placée autour du thème « Mon choix, mon avenir, la contraception est un droit pour tous », cette édition veut renforcer l’information des femmes, des couples et des jeunes sur les avantages de la planification familiale.
« Mon choix, parce que chaque femme, chaque homme, chaque jeune doit pouvoir décider librement, sans pression ni contrainte. Mon avenir, parce qu’une grossesse choisie et planifiée peut contribuer à la poursuite de la scolarité et à la réalisation d’un projet de vie », a déclaré Pierre Dimba.
Le ministre a rappelé la gratuité des produits contraceptifs et des services de planification familiale dans les établissements publics, ainsi que l’extension progressive de cette mesure à l’ensemble des districts sanitaires.
Pour le représentant résident de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Saïdou Kaboré, les résultats obtenus illustrent l’importance de ces investissements. Selon les données du ministère de la Santé citées lors de la cérémonie, la planification familiale aurait permis d’éviter, en 2025, 640 000 grossesses non désirées, environ 200 000 avortements à risque et plus de 1 600 décès maternels.
« Investir dans la planification familiale, c’est investir dans la santé, dans l’avenir et surtout à travers des choix éclairés », a-t-il souligné.
L’UNFPA annonce, pour 2026, environ 1,7 milliard de FCFA de produits contraceptifs et plus de 252 millions de FCFA destinés au renforcement du système de santé, avec un mécanisme de cofinancement pouvant mobiliser jusqu’à un milliard de FCFA supplémentaires.
Directeur Coordonnateur du Programme national de la santé mère-enfant (DC-PNSME), Dr Bamba Fatoumata Touré a précisé que la semaine nationale s’étend à toutes les régions et tous les districts sanitaires du pays.
« Durant cette semaine, nous voulons sensibiliser près de 100 000 femmes », a-t-elle indiqué, insistant particulièrement sur les jeunes et les élèves.
Pour elle, la démarche ivoirienne privilégie l’espacement des naissances, et non leur limitation. « Entre deux grossesses, il faut au moins deux ans », a-t-elle précisé, soulignant l’importance de permettre à la mère de récupérer et à l’enfant de bénéficier de meilleures conditions de prise en charge.
Au-delà de la gratuité, Pierre Dimba appelle à garantir la disponibilité des produits, la qualité de l’accueil, la confidentialité et une information fiable. Il a également invité les hommes à prendre leur part dans les décisions familiales et les leaders communautaires à combattre les préjugés et les fausses informations.
À Bingerville, le message porté par les autorités sanitaires et leurs partenaires tient finalement en un mot : le choix. Un choix qui, pour les organisateurs, doit rester accessible, éclairé et respectueux des besoins de chacun.
Jean Chresus, Abidjan
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