Burkina Faso : l'exportation de la farine de mil, maïs et sorgho suspendue jusqu'à nouvel ordre
Coup de frein sur les exportations de céréales. Dans un communiqué daté du 9 octobre 2026, le Ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat annonce la suspension immédiate de l'exportation de la farine de céréales et de ses dérivés sur toute l'étendue du territoire national.
Sont concernés : la farine de mil, de maïs et de sorgho, ainsi que tous les produits dérivés.
"Il est porté à la connaissance des opérateurs économiques ainsi que des populations que l'exportation de la farine de céréales (mil, maïs et sorgho) et dérivés est suspendue sur toute l'étendue du territoire national et ce, jusqu'à nouvel ordre.", ecrit le ministre Poda dans le communiqué.
Concrètement, plus aucune Autorisation Spéciale d'Exportation (ASE) ne sera délivrée pour ces produits. L'ASE était le sésame administratif qui permettait jusqu'ici aux commerçants d'exporter légalement.
L'objectif affiché par le ministre Serge Gnaniodem Poda est clair : assurer la disponibilité régulière de ces produits sur le marché et améliorer leur accessibilité aux consommateurs.
Il s’agit donc d’éviter la pénurie et la flambée des prix qui s'envolent pour les ménages.
Le ministre ne s'en cache pas, il compte sur la collaboration de tous pour faire respecter la mesure.
"J'en appelle au patriotisme économique, au sens de la responsabilité et à la pleine collaboration de l'ensemble des opérateurs économiques, ainsi que les services techniques de l'Etat, notamment les services de contrôle aux postes frontaliers et les Forces de sécurité, pour la mise en œuvre effective de la présente mesure.",a-t-il indiqué.
La douane et les forces de défense et de sécurité sont donc mises à contribution aux postes frontaliers pour bloquer toute sortie.
Et pour les récalcitrants, l'avertissement est sans ambiguïté.
"En tout état de cause, tout contrevenant à cette décision s'expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur.", poursuit le ministre.
Le ministère a ouvert une ligne directe pour signaler toute tentative de sortie illégale.
Cette suspension, prise "jusqu'à nouvel ordre", pourrait être levée dès que la situation d'approvisionnement sera jugée stable.
En attendant, les commerçants doivent revoir leurs circuits, et les consommateurs devraient voir un effet positif sur les prix dans les marchés de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et les régions.
Boa, Ouagadougou
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