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Côte d'Ivoire : FMI-Banque mondiale, à Bangkok, le gouvernement séduit ses partenaires et s'ouvre la voie à un financement de 17 milliards de dollars et un partenariat renforcé à l'horizon 2035
 

Côte d'Ivoire : FMI-Banque mondiale, à Bangkok, le gouvernement séduit ses partenaires et s'ouvre la voie à un financement de 17 milliards de dollars et un partenariat renforcé à l'horizon 2035

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 15 octobre 2026 - 19:04


En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, le ministre ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a multiplié les rencontres avec les partenaires financiers internationaux. Au menu des échanges, les perspectives économiques mondiales, la résilience des économies africaines, le renforcement de la coopération financière et les nouvelles opportunités de financement pour la Côte d’Ivoire. La Banque mondiale a salué les performances économiques ivoiriennes et annoncé la préparation d’un nouveau cadre de partenariat à l’horizon 2035.


Ouvertes le lundi 12 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, les Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale constituent un rendez-vous majeur pour les acteurs de la finance internationale. À cette occasion, la délégation ivoirienne, conduite par le ministre Adama Coulibaly, entend consolider les acquis économiques du pays et explorer de nouvelles perspectives de coopération avec les institutions financières internationales.


Le mercredi 14 octobre, au terme d’une réunion avec les ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et les représentants du FMI, le ministre ivoirien a présenté les principales tendances de la conjoncture économique mondiale, africaine et sous-régionale.


Les discussions se sont déroulées dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des fluctuations des prix de l’énergie, des perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et les conséquences du changement climatique, notamment celles associées au phénomène El Niño.


Malgré ces incertitudes, les perspectives économiques demeurent relativement favorables. Selon les projections évoquées par le ministre, la croissance économique africaine devrait s’établir à 4,2 % en 2026, avant de progresser à 4,4 % en 2027.


Dans l’espace UEMOA, elle est attendue à 6,1 % en 2026, après 6,5 % en 2025, puis à 6,4 % en 2027. La reconstitution des réserves de change, qui couvrent désormais plus de huit mois d’importations, constitue également un indicateur encourageant pour la stabilité macroéconomique de la sous-région.


« Nous sommes actuellement bien positionnés pour faire face aux incertitudes internationales. Mais on n’est jamais suffisamment préparé », a déclaré Adama Coulibaly.


Pour le chef de la délégation ivoirienne, la résilience des économies africaines doit s’accompagner d’une politique de prévention des risques extérieurs. Il a ainsi insisté sur la nécessité de préserver des marges de manœuvre budgétaires suffisantes pour permettre aux États d’absorber les chocs internationaux sans compromettre leurs ambitions de développement.


Au-delà des perspectives de croissance, les échanges avec le FMI ont également porté sur la problématique de l’endettement, qui concerne aussi bien les économies africaines que les pays industrialisés.

La question de l’intelligence artificielle a également été abordée, notamment sous l’angle des possibilités qu’offre cette technologie et de la nécessité de développer des solutions adaptées aux réalités économiques et sociales du continent africain.


Ces discussions témoignent de la volonté des pays de l’UEMOA de concilier stabilité macroéconomique, transformation structurelle et adaptation aux mutations de l’économie mondiale.


Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu consiste notamment à consolider les acquis enregistrés, à renforcer la capacité de résistance de son économie et à maintenir un niveau d’investissement compatible avec les objectifs de développement national.


La consolidation des relations avec les partenaires techniques et financiers a constitué un autre temps fort de la mission ivoirienne à Bangkok.


À cet effet, Adama Coulibaly a échangé avec une délégation de la Banque mondiale, représentée notamment par son vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana.


Cette rencontre a permis de faire le point sur l’état du partenariat entre l’institution et la Côte d’Ivoire, les performances d’exécution des projets en cours ainsi que les perspectives de financement des programmes prioritaires.


 

À cette occasion, Ousmane Diagana a salué les résultats économiques de la Côte d’Ivoire et les performances enregistrées dans la mise en œuvre des projets soutenus par la Banque mondiale. Il a notamment relevé un taux de décaissement de 26 % en 2026, témoignant de l’avancement des opérations financées.


Le responsable de la Banque mondiale a également annoncé la préparation d’un nouveau cadre de partenariat à l’horizon 2035. Celui-ci devra être aligné sur les priorités du Plan national de développement (PND), afin de renforcer la cohérence entre les financements mobilisés et les ambitions économiques et sociales du pays.


Dans cette perspective, les 17 milliards de dollars annoncés par la Banque mondiale sont appelés à contribuer au financement de programmes structurants, notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du développement du capital humain et des projets régionaux.


La création d’emplois figure parmi les principaux objectifs assignés à ces interventions, avec l’ambition de soutenir une croissance durable et inclusive.


Cette volonté de renforcer le partenariat financier avec la Côte d’Ivoire traduit l’importance accordée par la Banque mondiale aux investissements susceptibles d’accélérer la transformation économique du pays et d’améliorer les conditions de vie des populations.


Au-delà des financements et de la coopération institutionnelle, la mission ivoirienne a également été marquée par la reconnaissance de l’expertise du pays en matière de gestion des portefeuilles de projets.


La délégation ivoirienne a en effet été invitée à partager son expérience, ses résultats et ses bonnes pratiques avec d’autres pays partenaires.


Pour Adama Coulibaly, cette sollicitation constitue un signal positif quant à la crédibilité de la Côte d’Ivoire auprès des institutions financières internationales.


« Notre expérience est sollicitée partout et nous sommes invités à partager nos résultats et notre réussite avec les autres pays », a-t-il souligné.


Cette reconnaissance met en lumière les efforts consentis par les autorités ivoiriennes pour améliorer la coordination, le suivi et l’exécution des projets de développement.


Elle offre également au pays l’occasion de valoriser son savoir-faire en matière de gestion des financements extérieurs, tout en contribuant aux réflexions engagées par les partenaires internationaux sur l’efficacité de l’aide au développement.


En marge des rencontres avec les institutions financières internationales, la délégation ivoirienne s’est également intéressée à l’expérience thaïlandaise dans plusieurs secteurs stratégiques.


Les échanges ont notamment porté sur l’industrialisation, l’agriculture et l’économie circulaire, des domaines dans lesquels la Thaïlande a développé des expériences susceptibles d’intéresser la Côte d’Ivoire.

Les autorités ivoiriennes ont ainsi évoqué avec leurs homologues thaïlandais les possibilités de coopération, particulièrement dans les secteurs agricole et rizicole.


Ces discussions ouvrent des perspectives de partage d’expériences et de partenariats susceptibles de contribuer à la diversification de l’économie ivoirienne, à l’amélioration de la productivité agricole et au renforcement de la sécurité alimentaire.


 

Par ailleurs, le ministre Adama Coulibaly a poursuivi ses échanges avec les partenaires internationaux, notamment à travers une rencontre avec le Trésor américain.


La participation ivoirienne aux Assemblées annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale se poursuit avec une grande réunion plénière prévue avec le FMI, en présence du directeur général adjoint chargé de l’Afrique.


Cette rencontre doit permettre de prolonger les discussions sur les perspectives économiques, les défis auxquels les économies africaines sont confrontées et les priorités de coopération avec l’institution de Bretton Woods.


À Bangkok, la démarche de la délégation ivoirienne repose ainsi sur plusieurs objectifs complémentaires : préserver les équilibres macroéconomiques, mobiliser des financements pour les projets structurants, consolider les partenariats internationaux et valoriser l’expertise nationale en matière de développement.


Entre les perspectives de croissance de l’UEMOA, le soutien réaffirmé de la Banque mondiale et la reconnaissance de ses performances dans la gestion des projets, la Côte d’Ivoire entend consolider sa position auprès de ses partenaires financiers.


Un enjeu essentiel pour accompagner la mise en œuvre de ses priorités de développement et maintenir la dynamique de transformation de son économie dans un environnement international marqué par de nombreuses incertitudes.




Wassimagnon






 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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