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Côte d'Ivoire : Katiola, Sangafowa-Coulibaly lance une centrale solaire de 50 MWc et exige des emplois pour les jeunes locaux
 

Côte d'Ivoire : Katiola, Sangafowa-Coulibaly lance une centrale solaire de 50 MWc et exige des emplois pour les jeunes locaux

 
 
 
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© Koaci.com - jeudi 22 octobre 2026 - 19:07




Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a procédé, jeudi 22 octobre 2026, à Lonankaha, dans la région du Hambol, à la pose de la première pierre d’une centrale solaire photovoltaïque de 50 mégawatts-crête (MWc). Porté par Katiola Solar Power, le projet, dont la mise en service est prévue dans quinze mois, devrait permettre à plus de 300 000 personnes d’accéder à l’électricité. Le ministre a également insisté sur la priorité à accorder aux populations locales dans les recrutements.


Le soleil du Hambol s'apprête à contribuer davantage à l'approvisionnement énergétique de la Côte d'Ivoire. À Lonankaha, dans le département de Katiola, le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a officiellement lancé, jeudi 22 octobre 2026, les travaux de construction d'une centrale solaire photovoltaïque d'une capacité de 50 MWc.


Portée par la société Katiola Solar Power, cette infrastructure s'inscrit dans la stratégie nationale de diversification des sources de production d'électricité et de développement des énergies renouvelables. Sa construction devrait durer quinze mois, avec pour objectif de contribuer à l'accès à l'électricité pour plus de 300 000 personnes.


La cérémonie a réuni les autorités administratives et coutumières, des élus, les populations locales ainsi que les représentants des partenaires du projet, dont Toyota et Électricité de France (EDF). Le maire de Katiola, Thomas Camara, et le représentant du promoteur ont également pris la parole.


Devant les participants, le ministre a affiché sa confiance quant à la concrétisation du projet dans les délais annoncés. « Je suis venu annoncer à mes parents de Katiola une centrale solaire de 50 mégawatts », a-t-il déclaré, précisant que l'infrastructure devrait voir le jour sur le site de Lonankaha dans quinze mois. 


Au-delà de l'enjeu énergétique, le projet porte une histoire marquée par la continuité de l'action publique. Mamadou Sangafowa-Coulibaly a rendu hommage à son prédécesseur, Thomas Camara, aujourd'hui maire de Katiola, qui avait engagé les premières démarches en juillet 2021 avec la signature d'un mémorandum d'entente.

Le ministre a rappelé que son département avait poursuivi les négociations nécessaires à la réalisation de cette infrastructure, malgré les difficultés rencontrées.


« Nous avons hérité de ce projet. […] Nous avons conduit les négociations, qui n'ont pas été faciles, il faut le dire », a-t-il confié, avant de saluer le travail accompli en amont : « La graine qu'il a semée avant notre arrivée au département a germé ici, à Katiola. »


Il a également souligné le rôle joué par le maire dans les échanges avec les propriétaires terriens de Lonankaha. Les chefs traditionnels et les détenteurs des terres ont, eux aussi, reçu les remerciements du ministre pour leur contribution à la mise à disposition du site destiné à accueillir la centrale.


Pour Mamadou Sangafowa-Coulibaly, cette mobilisation traduit l'importance de l'engagement des communautés dans la réalisation des projets d'intérêt national.


Si la centrale doit contribuer à l'amélioration de l'offre énergétique nationale, ses retombées économiques et sociales constituent également un enjeu majeur pour les populations riveraines.


Sur ce point, le ministre a adressé une consigne ferme au promoteur : les habitants de Katiola et de Lonankaha doivent bénéficier prioritairement des possibilités d'emploi générées par le chantier.


« Chaque emploi généré ou créé par ce projet doit être en priorité réservé aux fils de Katiola, aux fils de Lonankaha », a-t-il martelé.


 

Selon les prévisions communiquées par le promoteur, la phase de construction devrait permettre de créer près de 150 emplois directs et de mobiliser jusqu'à 350 personnes au plus fort des travaux. À terme, une vingtaine de postes devraient être consacrés à l'exploitation et à la maintenance de l'installation.


Le ministre a également invité les partenaires privés à accompagner les initiatives économiques locales, notamment celles portées par les femmes.


Il a particulièrement insisté sur la nécessité de soutenir les femmes de Katiola, nombreuses à exercer dans la poterie et l'agriculture. Il les a présentées comme des actrices importantes de l'économie locale, dont les activités pourraient bénéficier d'un accompagnement adapté.


« Encadrez-les, aidez-les à prospérer dans leur domaine d'activité. Je voudrais vraiment compter sur vous pour cela », a-t-il lancé aux investisseurs.


Cet appel vise à faire du projet un levier de développement local, au-delà de sa seule contribution à la production d'électricité.


La centrale de Katiola s'inscrit dans une ambition nationale plus large : accroître la part de l'énergie solaire dans le système électrique ivoirien et diversifier le mix énergétique.


Plusieurs installations solaires alimentent déjà le réseau national, notamment les centrales de Boundiali, d'une capacité de 80 MWc, et de Ferkessédougou, de 52 MWc.

D'autres projets sont annoncés dans différentes localités du pays, notamment à Odienné, Niakara, Dabakala, Mankono et Soubré. Les projets de Kong et de Bondoukou ont, pour leur part, déjà franchi l'étape de la pose de la première pierre.

« À l'horizon 2030, c'est 1 262 mégawatts-crête d'énergie solaire qui seront injectés sur le réseau national », a annoncé Mamadou Sangafowa-Coulibaly.


Cette perspective s'inscrit dans l'objectif affiché par les autorités ivoiriennes de porter à 45 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national d'ici à 2030.

Pour atteindre cette cible, le gouvernement entend mobiliser les investissements privés aux côtés des ressources publiques. Le ministre a ainsi salué l'engagement de Katiola Solar Power et de ses partenaires, notamment Toyota et EDF, tout en les invitant à respecter les délais annoncés.


Il a également remercié les équipes techniques ayant contribué à la préparation du projet, en particulier la Direction générale de l'Énergie, CI-Énergies et la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE).


Pour la municipalité, la pose de la première pierre marque une étape importante dans le développement de Katiola. Le maire, Thomas Camara, a estimé que l'événement dépassait le cadre symbolique d'une cérémonie officielle. Il y voit le point de départ d'un projet susceptible de créer des opportunités économiques et d'ouvrir de nouvelles perspectives pour les jeunes et les femmes de la localité.


Il a notamment salué la contribution des propriétaires terriens, qui ont mis à disposition une parcelle de 60 hectares, ainsi que le rôle des autorités préfectorales dans la conduite des concertations.


De son côté, le représentant de Katiola Solar Power a mis en avant l'ancrage territorial du projet. Évoquant le savoir-faire ancestral des potières mangoro du Hambol, il a établi un parallèle entre la valorisation de la terre et celle du potentiel solaire de la région.

« Avec ce projet, nous voulons faire la même chose avec une autre richesse du Hambol : le soleil », a-t-il expliqué.


La centrale sera raccordée au réseau électrique national grâce à une ligne de 1,3 kilomètre.


 

Sur le plan opérationnel, le promoteur a indiqué que la convention relative au projet avait été signée en décembre 2024. Cette étape a permis d'engager les études et de procéder, avec CI-Énergies, à la sélection de l'entreprise chargée de la construction.


Des lettres de mandat ont également été signées avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et Proparco. Le bouclage financier du projet est attendu dans les prochaines semaines.

Le promoteur a par ailleurs évoqué l'indemnisation des personnes concernées par l'occupation des terrains ainsi que la mise en place d'un plan d'accompagnement destiné à les aider à rétablir leurs moyens de subsistance.


Il a enfin fait part de son intérêt pour une éventuelle extension de la centrale et pour d'autres projets solaires, notamment à Dabakala et à Niakaramandougou.


À Lonankaha, les attentes sont désormais tournées vers le démarrage effectif du chantier et le respect du calendrier annoncé. Pour les populations, les enjeux sont multiples : améliorer l'accès à l'électricité, créer des emplois et favoriser le développement des activités économiques locales.


Pour les autorités ivoiriennes, la centrale de Katiola représente une nouvelle étape dans la montée en puissance de l'énergie solaire et dans la diversification des sources de production électrique.


Comme l'a rappelé le représentant de Katiola Solar Power, « une cérémonie dure une journée. Une centrale doit servir le pays pendant de longues années ».


Reste désormais à transformer la promesse en réalisation concrète, afin que le soleil du Hambol devienne une source durable d'énergie et de prospérité pour Katiola et pour l'ensemble de la Côte d'Ivoire.


Wassimagnon







 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
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