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Comment faire barrière à  la corruption ?
 

Comment faire barrière à  la corruption ?

 
 
 
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 Il y a 10 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mercredi 10 décembre 2008 - 18:48

:: ph koaci.com Lomé::

Les autorités togolaises se sont engagées à  lÂ’occasion de la journée internationale de la lutte contre la corruption, célébrée tout les 09 décembre, à  dire non à  ce mal de plus en plus grandissant. Une cérémonie a été présidée, mardi, à  cette occasion à  Lomé par le Premier Ministre Togolais Gilbert Houngbo.

Cette fois-ci, lÂ’Etat togolais se veut plus ferme dans la lutte contre la corruption qui a gagné tout les corps de la société. Ce qui oblige le Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo à  demander à  chacun de ses concitoyens « dÂ’apprendre à  dire non quand on lÂ’invite ou on lÂ’oblige à  donner ou à  recevoir un pot de vin au prix de sa conscience ». Et dÂ’ajouter : « Le non de chacun compte. Celui de lÂ’homme de la rue, du comptable, de lÂ’agent de police, du douanier, du député, du membre du gouvernement compte », a-t-il lancé à  lÂ’assistance, composée des membres du gouvernement, des autorités publiques, traditionnelles et religieuses.

Pour freiner le mal, lÂ’Etat togolais ambitionne de « passer de la prévention de la corruption à  sa répression ». Une expérience que le Togo avait déjà  connu avec la mise sur pied en 2001 dÂ’une Commission Nationale de Lutte contre la Corruption et le Sabotage économique (CNLCSE) dirigé par Follivi Assiongbo. Une institution qui nÂ’a malheureusement "attrapé" que de « petits poissons », au grand regret de bon nombre de Togolais.

« Depuis quÂ’ils ont constitué cette équipe pour traquer les fossoyeurs de lÂ’économie, dites-moi quel gros bras ils ont arrêté ? quel rapport ils ont présenté jusquÂ’alors ? Ce sera toujours comme ca », murmure un jeune à  son voisin. Une affirmation que semble démentir le Ministre de la justice Kokou Tozoun, qui met en avant lÂ’engagement de lÂ’Etat à  « donner tous les moyens à  cette nouvelle commission pour quÂ’elle puisse véritablement faire son travail ».

« AujourdÂ’hui, notre préoccupation est de mettre sur pied une nouvelle commission anti-corruption, composée en majorité des représentants de la société civile, du secteur privé, des medias, avec une compétence plus étendue et des capacités consolidées », a déclaré le Premier Ministre Houngbo, qui a également pris soin de rappeler la création de la cours des comptes très attendus par ses concitoyens en février 2009.

La justice togolaise est alors mise à  rude épreuve puisque lÂ’autorité a insisté que « la lutte contre la corruption ne doit pas se limiter à  lÂ’indignation morale ou à  la dénonciation outrée ». Une lutte qui doit plutôt, « être fondée sur une justice indépendante, compétente, intègre, qui ne se laisse pas dicter ses décisions par qui que ce soit », a lancé sans ambages M. Houngbo, très conscient du phénomène. CÂ’est pourquoi il conditionne ce combat par le fait que le Togo doit « disposer dÂ’une administration efficace et performante, avec des agents vertueux, des conditions descentes de vie et de travail, des règles transparentes de recrutement et de promotion.. ».

Le Togo, dans le Rapport annuel de Transparency International, figure parmi les 36 pays les plus corrompus au monde.

En attendant de venir à  bout de ce crime, la cherté de la vie continue de battre son plein dans ce petit pays de lÂ’Afrique de lÂ’Ouest où le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de 13.757 F CFA par mois.





 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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