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Reculades face aux pressions sociales : Que reste-t-il de lÂ’Etat ?
 

Reculades face aux pressions sociales : Que reste-t-il de lÂ’Etat ?

 
 
 
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 Il y a 10 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - samedi 13 décembre 2008 - 18:31

::ph koaci.com Dakar:: Marche des imams pour la réduction du cout de lÂ’électricité et la fin des coupures.

La force de lÂ’Etat, cÂ’est la répression, avait-on appris des philosophes. Elle primerait dÂ’ailleurs pour certains sur la loi. Ou encore non, « Force reste à  la loi », dit-on souvent dans une démocratie. Mais, le Sénégal semble vivre une période de troubles politique, économique et social qui ont fini de démythifier et de désacraliser cette puissance publique.

Il est vrai que les opposants, les organisations des droits de lÂ’homme et la société civile ont toujours égratigné le pouvoir en place pour ses violations des libertés, dont la marche inscrite dans la Constitution. Et, le régime de Me Wade a frappé fort quand il lÂ’a jugé utile ; souvent bien avant des élections ou bien après celles-ci.

Le souci du vote-sanction ou du vote par frustration est bien calculé. Quitte a renoncer à  ses propres lois quÂ’il a paradoxalement établies. Au début de lÂ’Alternance le président de la République avait décidé de discipliner les citoyens en tapant là  où il fait le plus mal.

Un gouverneur des plus coriaces a été nommé à  la tête de la capitale pour mettre fin à  lÂ’anarchie ambiante qui y régnait. Mal lui en a pris lorsque, à  la veille de la Présidentielle et des législatives de 2007, ses bulldozers qui rasaient au quotidien des maisons mal loties ont fait rà¢ler des victimes. Ce qui lui a valu son affectation. Dakar continue de vivre son étouffement et ses occupations désordonnées. CÂ’est la première défaite dÂ’un Etat.

De la même manière le gouverneur de la région de Dakar qui avait pourtant reçu des instructions présidentielles de déguerpir les marchands ambulants pour désengorger Dakar a été sacrifié sur lÂ’autel dÂ’un ordre respecté, suite aux émeutes de novembre 2007. Une deuxième reculade de la puissance publique, car depuis, on nÂ’ose plus prononcer « marchand ambulant ».

Le courroux des imams qui a dominé lÂ’actualité de la semaine- même sÂ’il nÂ’y a pas encore eu de sanctions de quelque bord quÂ’il soit, a fait intervenir les politiques au plus haut niveau pour désamorcer la bombe populaire de la banlieue dakaroise qui réclame la réduction de la facture de lÂ’électricité et la fin des coupures. Une importante délégation parlementaire a offert ses bons offices, mais sans convaincre.

La presse sénégalais a annoncé ce samedi une probable baisse du coût de lÂ’électricité. Enième retraite du pouvoir.

Que vous inspirent ces nombreux replis de lÂ’Etat face aux pressions des sociales?

 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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