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Entre Boni Yayi et les députés çà  chauffe !
 

Entre Boni Yayi et les députés çà  chauffe !

 
 
 
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© Koaci.com - mercredi 01 juillet 2009 - 21:49

::Koaci.com Cotonou:: Boni Yayi répond aux députés mais ne les convaincs pas::

Les députés ont eu la réponse du président de la république à  lÂ’interpellation de lÂ’assemblée nationale formulée il y a quelques semaines au sujet des menaces qui pèsent sur les libertés et lÂ’unité nationale. Le président Boni Yayi qui ne sÂ’est pas lui-même présenté au palais des gouverneurs afin de satisfaire le parlement décline sa responsabilité dans sa réponse envoyée par le biais de son ministre en charge avec les institutions qui nÂ’a nullement convaincu les auteurs de cette interpellation.


Le ministre chargé des relations avec les institutions, Zachari Baba Bodi, a répondu en lieu et place du chef de lÂ’Etat et devant la représentation nationale à  lÂ’interpellation par 15 députés de lÂ’opposition. Ceci après les propos tenus par le ministre Nicaise Fagnon à  Dassa Zoumè (230 m au centre du Benin) membre du gouvernement, lors dÂ’une manifestation politique dans la dite localité le 02 mai 2009. Ces déclarations, qui sÂ’oppose au "pluralisme politique dans sa région " dÂ’origine puis a " mis en garde toute personne qui ferait un autre choix politique que le sien et se hasarderait à  venir lÂ’exprimer à  Dassa voire dans le département des collines. La réponse du chef de lÂ’Etat présentée par Me Baba Body a mise en boule certains députés de lÂ’opposition. Pour le Chef de lÂ’Etat, lÂ’interpellation qui lui est adressée ne sÂ’inscrit pas dans le cadre tracé par la loi fondamentale dont il est le garant et quÂ’il a la charge de faire respecter. Mais elle est la preuve de la vitalité de notre jeune démocratie et de lÂ’expression de la volonté de ses acteurs politiques à  contribuer par le dialogue et la veille citoyenne à  prévenir toute situation préjudiciable à  la paix et à  lÂ’unité nationale.
« En effet, lÂ’interpellation qui est une demande dÂ’explication adressée par des parlementaires au gouvernement sur sa politique générale ou sur une question déterminée est prévue par les articles 71 et 113 de la Constitution ainsi que par lÂ’article 113 du règlement intérieur de lÂ’Assemblée Nationale en ces termes : " Le Président de la République ou tout membre de son gouvernement peut, dans lÂ’exercice de ses fonctions gouvernementales, être interpellé par lÂ’Assemblée nationale ". Il importe donc de préciser quÂ’en application des dispositions de lÂ’article 71 ci-dessus cité, lÂ’acte du Chef de lÂ’Etat ou dÂ’un membre du Gouvernement qui peut donner lieu à  interpellation par la représentation nationale, est celui posé dans le cadre des fonctions gouvernementales. Or, comme vous lÂ’avez si, bien dit dans votre interpellation, Monsieur Nicaise Fagnon, ce jour là  du 02 mai 2009, était en réunion politique, revêtu de tee shirt aux couleurs de son parti politique, ce qui traduit bien quÂ’il nÂ’agissait pas en tant que Ministre mais en tant que militant dÂ’une alliance de partis politiques. Je ne saurais donc légalement être interpellé au sens de lÂ’article 71 de notre Constitution pour une activité qui ne sÂ’inscrit pas dans le cadre de la fonction gouvernementale. Je puis néanmoins vous assurer que je reste profondément attaché aux valeurs cardinales dÂ’un État de droit caractérise par le respect des droits fondamentaux de lÂ’homme, des libertés publiques et de la justice y compris la libre circulation des personnes, des biens et des services sur lÂ’ensemble du territoire de notre République. Au delà  des divergences dÂ’approche Politique, de croyance, de projet de société, il y a quelque chose de plus grand et de plus noble qui transcende tous les clivages et les générations et que je me dois, en ma qualité de Chef de lÂ’Etat de préserver et de sauvegarder : cÂ’est la République du Bénin, pérenne et indivisible» a déclaré le président Boni Yayi dans sa réponse.

Par ailleurs, au nombre des actes, dÂ’intolérance et de violation des libertés sur lesquels lÂ’ Assemblée lÂ’a interpellé :"la prise dÂ’arrêtés préfectoraux dÂ’interdiction de réunions publiques dans lÂ’Atacora/Donga et lÂ’Alibori/Borgou, lÂ’imposition dans plusieurs communes, au cours des dernières élections municipales, communales et locales, dÂ’une liste unique Fcbe, arrachant ainsi aux populations leur droit à  choisir librement leurs dirigeants" Boni Yayi est revenu là  dessus.

«Vous conviendrez avec moi que lÂ’autorisation des manifestations publiques relève au Bénin comme ailleurs dans tout pays démocratique, de la police administrative. LÂ’autorité administrative, en lÂ’espèce le préfet du département, doit sÂ’assurer avant dÂ’accéder à  toute requête à  manifester en un lieu public que les conditions sécuritaires pour éviter des troubles majeurs à  lÂ’ordre public sont réunies. A défaut, elle est fondée à  prendre des dispositions appropriées qui parfois donnent lieu à  des restrictions parfaitement légales. Si tel était le cas, je ne saurais, en ma qualité de Président de la République, en répondre au point de mériter une interpellation parlementaire contraire à  lÂ’esprit et à  la lettre de lÂ’article 71 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. En tout état de cause, tout citoyen a la latitude, dans un Etat de droit comme le nôtre, de saisir le juge garant des libertés publiques pour faire valoir ses droits. Enfin, au sujet du refus présumé de lÂ’installation des conseils communaux, je ne comprends toujours pas que ceux qui contestaient la non installation des conseils communaux nÂ’aient pas en son temps saisi le juge administratif pour dire le droit en la circonstance.» complète le chef de lÂ’Etat.
Suite à  la réponse du Chef de lÂ’Etat les réactions de Me Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Kolawolé Idji et Rosine Vieyra Soglo de lÂ’opposition ne se sont pas fait attendre. « Monsieur le ministre, je vous prie de dire au chef de lÂ’Etat que sa façon de botter en touche ne saurait nous convaincre. Il est garant du respect des lois de la République. Il est garant du respect des libertés. Il est garant des valeurs de la République et par conséquent, ce qui a été fait et dit par le ministre Nicaise Fagnon engage totalement sa responsabilité. Je voudrais donner acte au ministre Fagnon au nom du chef de lÂ’Etat que le système quÂ’il a adopté, à  aucun moment, nÂ’a contesté la véracité des propos tenus par Fagnon » a martelé Me Adrien Houngbédji, président du Parti du Renouveau démocratique (Prd). QuantÂ’ à  la présidente de la Renaissance du Benin le chef de lÂ’Etat a failli parce quÂ’il a reconnu que son ministre a tenu de tels propos et a eu de tels comportements. « La paix étant menacée, la liberté étant menacée, lÂ’unité du pays étant menacée, lÂ’ethnicité prenant le dessus, il était de son devoir de rappeler publiquement son ministre à  lÂ’ordre et de présenter des excuses au peuple BéninoisÂ… » a déclaré la dame de fer du parlement.


 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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