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Un grand bon en arrière! Democratie dans la poubelle au Gabon!
 

Un grand bon en arrière! Democratie dans la poubelle au Gabon!

 
 
 
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© Koaci.com - samedi 26 septembre 2009 - 19:00

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PRESIDENTIELLE 2009/ MEDIA
Albert Yangari interpellé par la contre-ingérence, puis relà¢ché

LÂ’administrateur –directeur général du quotient lÂ’Union et ancien ministre du Tourisme, a été interpellé hier au niveau du rond-point de la Démocratie par les éléments parachutistes de Forces armées gabonaises, communément appelés les bérets rouges, puis conduits de force au siège de la contre-ingérence (B2). Un comportement qui tranche avec la courtoisie avec laquelle les éléments du B2 lÂ’ont traité. Il faut souligner que ces derniers lÂ’ont entendu sur procès-verbal. « Cela sÂ’est fait dans le respect mutuel et avec professionnalisme » , a-t-il précisé.

La série dÂ’articles publiés depuis quelques jours par notre organe de presse sur les événements post-électoraux de Port-Gentil, sont la cause de cette interpellation musclée. Dans les locaux du B2, il a été reproché au directeur de publication de lÂ’Union dÂ’avoir laissé publier dans son média des informations tendancieuses et non fondées, selon les enquêteurs, sur le nombre de tués dans la capitale économique lors des dernières émeutes. DÂ’après les enquêteurs, les chiffres avancés par nos reporteurs auraient été surévalués, et les décès constatés ne seraient pas imputables aux militaires déployés sur place. Contrairement à  ce qui a été écrit dans nos colonnes.

Notons que dans la mi-journée, M. Albert Yangari a recouvré la liberté.

J-C.A (journaliste de lÂ’Union) publié le 26-09-09

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« Analyse du journal quotient lÂ’Union »

Interpellation du directeur du journal lÂ’Union

'Â’Un grand bond en arrièreÂ’Â’

Pour avoir osé publier dans les colonnes du journal lÂ’Union dans ses éditions du mercredi 23, du jeudi 24 et du vendredi 25 septembre 2009 une série de reportage relatant les événements post-électoraux qui ont secoué Port-Gentil, la capital économique gabonaise, son administrateur-directeur général, Albert Yangari, a tété proprement conduit, comme un activiste récidiviste, sinon comme un terroriste fortement recherché, dans les locaux de la Contre-Ingérence, autrement connu sous lÂ’appellation de B2, par une vingtaine dÂ’éléments appartenant au régiment de parachutistes gabonais ‘’bérets rougesÂ’Â’ lourdement armés.

Cette arrestation musclée était, il faut bien lÂ’avouer, aux antipodes de la courtoisie qui a prévalu lors de son interrogatoire par les éléments en civil du deuxième bureau, au cours duquel il a été, malgré tout, reproché dÂ’avoir laissé publier dans son journal des informations ‘’non fondéesÂ’Â’ voire ‘’tendancieusesÂ’Â’ sur le nombre de personnes tuées dans la capitale économique, suite au déploiement des forces de défense pour ramener lÂ’ordre dans la cité pétrolière, qui était en proie à  de violents soubresauts.

A entendre les récriminations formulées par les militaires au directeur de publication de lÂ’Union, il aurait fallu, semble-t-il, que lÂ’on se contentà¢t du chiffre officiel de trois morts avancé par le gouvernement. Comme quoi, une information livrée par le gouvernement doit être prise comme argent comptant. Ce serait faire fi de ce que disait fort judicieusement une autorité scientifique africaine sur la notion de vérité : ‘’ Si les lions avaient des historiens, les histoires de chasse ne feraient pas toujours la part belle aux chasseursÂ’Â’.

Plutôt que de nous contenter des récits des chasseurs et de la multitude dÂ’information en provenance de Port-Gentil, il était de la responsabilité des dirigeants de lÂ’Union, dont le tort est sans doute dÂ’avoir cherché la vérité ; dÂ’envoyer une équipe de reporteurs dans la capitale économique. Le travail fourni par cette équipe de reporters semble être, de notre point de vue, professionnellement sans reproche, en dépit de lÂ’éternelle guerre des chiffres qui oppose, en pareille circonstance, les forces de lÂ’ordre, les manifestants et les observateurs dans la catégorie de laquelle on peut placer les journalistes.

Cette présence sur le terrain de nos reporters était à  la fois un préalable pour prétendre parler des événements de PORT-GENTIL ? AVEC UNE CERTAINE EXACTITUDE ET COUPER COURT AUX RUMEURS EN TOUT GENRE VEHICULES PAR DIVERSES SOURCES ; Instruits et avertis par lÂ’histoire de la guerre du Golfe, laquelle avait été révélatrice de ca que les forces de défense et de sécurité ne sont guère promptes à  donner les chiffres exacts dans le conflit, lÂ’enquête diligentée par lÂ’Union se révélait à  tout points de vue nécessaire. Comment ne pas croire et dire, au vu de ce qui a été vu et entendu, et à  en juger par le comportement des militaires durant lÂ’interpellation de M. Yangari, quÂ’il y a bel et bien eu des exactions des hommes en treillis, qui ne sont nullement des enfants de chÂœurs, contre les populations port-gentillaises. Le gouvernement, plutôt que de procéder à  lÂ’ouverture dÂ’une enquête, comme cela se passe ailleurs, au regard de toutes les récriminations qui sont faites à  lÂ’armée, a préféré répondre par lÂ’intimidation. Sauf à  être hypermétrope, on comprend très bien le but inavoué visé par les faucons du pouvoir : tenir en laisse les journalistes et la presse qui veulent pas suivre « la ligne juste » quÂ’ils ont tracée.

Quelle image nos gouvernants veulent-ils renvoyer à  lÂ’ensemble de la société en exhumant des méthodes aussi décriées quÂ’anachroniques, alors quÂ’un nouvel lÂ’ordre politique qui fait davantage lÂ’apologie de lÂ’Etat de droit a été instauré depuis plus de 19 ans déjà  ? Sans prendre la peine de se procurer un mandat dÂ’arrêt, nécessaire dans le contexte actuel, Albert Yangari a été conduit devant ses accusateurs. Alors quÂ’une démocratie, croyait-on repose essentiellement sur le respect des textes qui organisent la société.

Aussi, à  un moment où les critiques fusent de toutes parts sur la profession de journaliste, très fortement dépréciée aujourdÂ’hui, voire banalisée, surtout par les politiques, un confrère sÂ’illustre par la publication quasi-quotidienne dÂ’articles tendant à  démentir systématiquement les informations livrées par lÂ’Union; en apportant les preuves, et voilà  quÂ’on le lui reproche. Préférant se perdre dans des lieux communs du genre : « mettre de lÂ’huile sur le feu au mépris des règles dÂ’éthique et de déontologie » quÂ’on ne maîtrise, quÂ’en développant les réflexes journalistiques propres au parti unique, au lier de dire le vrai.

Journaliste LÂ’Union, récit de Abel Mimongo



 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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