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Le CAR propose une refondation et condamne les violations des libertés
 

Le CAR propose une refondation et condamne les violations des libertés

 
 
 
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 Il y a 9 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - jeudi 19 août 2010 - 21:13

::Koaci.com Lomé:: Le parti d'Agboyibo sort enfin du silence, ici au siège du parti à  Lomé (ph Laurent Despas)::

Le Comité dÂ’Action pour le Renouveau ( CAR) a organisé ce matin, une conférence de presse pour présenter le plaidoyer pour la refondation de la République. Dans un document de cinq pages, le formation politique qui a présenté Me. Yawovi Agboyibo , à  la dernière présidentielle dont elle sÂ’est sorti par une débà¢cle, venait ainsi rompre un silence de plus en plus pesant, face aux graves violations qui ont cours ces derniers temps.

Dans un diagnostic sans complaisance de la situation politique actuelle, la seconde formation de lÂ’opposition parlementaire, interpelle le parti au pouvoir comme étant « auteur principal de la situation actuelle par sa gestion calamiteuse » et lui propose dÂ’opter pour un dialogue fécond, en vue de sortir le pays définitivement de la crise quÂ’elle travers depuis 1990, par une refondation de la République, dont il précise les préalables..
Le Président national du CAR, répondant aux questions des journalistes, a condamné fermement, les violations des libertés fondamentales notées ces derniers temps. « Avant dÂ’être acteur politique, je fus dÂ’abord militant des droits de lÂ’homme. Je ne peux pas concevoir aujourdÂ’hui que par le concours de je ne sais quelles circonstances, on ferme des espaces de liberté que nous avons chèrement acquis », a précisé lÂ’avocat. Visiblement sensible aux violations graves des droits de lÂ’homme notées ces derniers temps, le successeur de Me. Agboyibo à  la tête du CAR, nÂ’a pas mà¢ché ses condamnations.
« On ne peut pas interdire aux gens de se réunir, de manifester, du moment où ça ne perturbe pas le bon fonctionnement de la République » a-t-il indiqué, ajoutant que le FRAC a marché pendant 20 semaines sans que cela ne gène le gouvernement. « Comment le gouvernement trouve t-il subitement à  la 21ème marche quÂ’on ne doit plus manifester ? » ; a-t-il questionné.

Si la position du CAR vis-à -vis des récentes violations est claire face à  la situation créée au sein de lÂ’UFC, suite aux deux congrès organisés, le parti adopte une position attentiste. « Nous ferons route avec la branche qui se montrera résolument déterminée à  combattre ceux qui prônent lÂ’arbitraire », a-t-il résumé déplorant que cette situation fragilise lÂ’opposition. Me. Apévon a cependant révélé que son parti avait dissuadé Gilchrist Olympio, dans sa nouvelle lÂ’option. « Lorsque nous avons appris dans les couloirs quÂ’une telle chose allait se produire, nous avons eu des contacts avec M. Olympio pour lui conseiller que ce nÂ’était pas la meilleure chose à  faire », a affirmé le leader du CAR, qui déplore que cette « démarche paraît peu cadrée ».

Mais tout en ne déniant pas à  Gilchrist Olympio, le droit de discuter avec le parti au pouvoir, le CAR rappelle que cette option doit cependant respecter lÂ’« espace commun ». Pour le CAR, « les réformes à  opérer concernent tous les Togolais. Donc, ce que font le RPT et Gilchrist Olympio, ne concernent quÂ’eux et ne peut sÂ’imposer à  tous ». Un récent communiqué du Comité de suivi de lÂ’accord entre le PRT et lÂ’UFC/AGO, laissait poindre un accord entre les deux entités sur des réformes constitutionnelles, notamment sur le point relatif au mandat présidentiel.

Le CAR réaffirme que les réformes institutionnelles et constitutionnelles prévues par lÂ’Accord Politique Global ( APG), doivent être discutées au sein du Cadre Permanant de Dialogue et de Concertation ( CPDC), prévu par lÂ’APG, avec la participation des leaders du FRAC, et non entre le RPT et UFC/AGO.

 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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