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Opinion sur la Conférence Panafricaine sur la Biodiversité  et la lutte contre la Pauvreté en Afrique
 

Opinion sur la Conférence Panafricaine sur la Biodiversité et la lutte contre la Pauvreté en Afrique

 
 
 
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 Il y a 8 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - dimanche 03 octobre 2010 - 21:49

::Article posté librement par un Koacinaute::

Quelles opportunités pour lÂ’Afrique ?

En écho à  la chronique de «Makaya» paru dans lÂ’Union du 27/09/2010, je souhaiterai exposer mon propre sentiment sur la conférence et je comprends sa colère.
Le Gabon a accueilli la 1ère conférence panafricaine de haut niveau intitulée « Biodiversité et lutte contre la Pauvreté » du 12 au 17 Septembre 2010.
Des ONG locales étaient présentes, dont H2O Gabon. Nous vous soumettons notre analyse de la conférence sous forme de points positifs / points négatifs. Nous sommes en effet un acteur directement impliqué dans les thématiques Biodiversité, Développement économique et réduction de la Pauvreté, qui étaient les thèmes retenus pour cette conférence Panafricaine.

I – Les aspects positifs:

La 1ère Conférence Panafricaine de haut niveau sur la Biodiversité a rassemblé les experts africains et occidentaux proposant théoriquement des solutions dÂ’utilisation de la Biodiversité pour le bien-être des humains en présence des O.N.G.Â’s locales... Les experts ont partagé leurs expériences en présence des délégués des O.N.G.Â’s locales, et ont permis des discussions « franches » entre intervenants et invités, leur permettant de participer à  leurs travaux de groupe. Cette conférence a aussi favorisé « un contact direct » ou « un rapprochement entre les délégués techniques (points comité focaux CDB) et les O.N.G.Â’s locales ». Certaines O.N.G.Â’s ont eu droit à  une tribune auprès de la presse internationale.

II – Les aspects négatifs:

Le délégué de H2O GABON a noté des dysfonctionnements flagrants dans lÂ’organisation de cette conférence panafricaine. Les participants étaient désorientés, du fait de lÂ’inexistence ou du peu de communication des organisateurs ; les délégués techniques ainsi que les participants locaux nÂ’ont pas reçu de programme des activités de la conférence. Les horaires des activités nÂ’étaient pas respectés. Le délestage de lÂ’électricité par la SEEG a perturbé les travaux de la conférence.
Sur le plan des travaux, nous avons constaté que :
- La majorité des O.N.G.Â’s locales nÂ’a pas pu prendre part aux réunions préparatoires de la conférence, et ont été mises à  lÂ’écart de ces travaux pour la conférence ;
- Aucune O.N.G locale nÂ’a pu exposer ou présenter ses activités, expériences et retours dÂ’expérience sur le terrain.
- Nous avons eu à  subir une certaine forme de condescendance de mauvais goût de la part de nos experts locaux (sous forme de leçons ainsi que dÂ’ordres dÂ’exécution de la part de ces derniers).
- Nous déplorons que la langue de travail de cette conférence ait été lÂ’anglais, alors que le Gabon fait partie du bassin du Congo à  majorité francophone et que les O.N.G.Â’s locales sÂ’expriment en français. Etait-ce un moyen de les isoler encore plus et ainsi de se couper de réels retours dÂ’expériences du terrain dÂ’acteurs impliqués? Ceci sÂ’apparente à  une forme dÂ’impérialisme anglo-saxon. Personnellement, jÂ’ai servi dÂ’interprète à  une des délégués dÂ’une O.N.G. locale.
- La population rurale et les populations autochtones nÂ’étaient pas conviées, peut être que la barrière de la langue était sciemment voulue ? Dans ces conditions, comment peut-on susciter un engouement pour la Protection de la Biodiversité, si leurs représentants nÂ’ont pas accès à  ce genre de conférence ? Cette conférence panafricaine était-elle seulement réservée aux lettrés à  même de nous imposer leur vision? Ces interrogations appellent des réponses.



Pour conclure, nous devons espérer que ces discussions techniques prendront en considération les besoins et les interrogations légitimes du monde rural. Nous recommandons des transferts de technologies en Afrique, le développement des mesures statistiques pour mieux appréhender la réduction de la pauvreté et les besoins fondamentaux des populations rurales, pour leur bien-être. Il faudrait envisager une délocalisation de ce type de conférence sur la Biodiversité et permettre ou autoriser une plus grande implication des O.N.G.Â’s locales...


Monsieur Alain ENGONE ONDO, Délégué Provincial de lÂ’Estuaire, H2O Gabon.

Libreville, le 30 Septembre 2010.

H2O GABON, Association pour la Protection de la Nature et de l'Environnement, à  but non lucratif (régie par la Charte de la Terre), B. P. 1991,
PORT-GENTIL ( GABON )
Courriel: h2ogabon@yahoo.fr
Tél: 00 241 06 26 25 66 / 241 07 53 77 70

Délégation de la Province de lÂ’Estuaire, Monsieur Alain ENGONE ONDO,
Courriel: Alain ENGONE ONDO ; Bienvenue ABEGUE ELLA ;
Tél: 00 241 07 13 31 07

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Cavaillès
 oui c'est effectivement étonnant de constater que le choix linguistique puisse être imposé par une minorité ; certainement pour accentuer la possibilité d'une tension psychologique capable ensuite de se développer ?
 
 il y a 8 ans     
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