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TRIBUNE: Nicolas Sarkozy et le futur « bourbier ivoirien » !
 

TRIBUNE: Nicolas Sarkozy et le futur « bourbier ivoirien » !

 
 
 
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 Il y a 8 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - lundi 03 janvier 2011 - 08:12

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Par Ben Moubamba

Nicolas Sarkozy et le futur « bourbier ivoirien » !

Ce qui se passe en Côte dÂ’Ivoire, cinquante après les « Indépendances Africaines » résulte sans doute de lÂ’incapacité des autorités françaises à  favoriser un nouveau modèle de coopération avec les anciennes colonies africaines, en modifiant en premier lieu une politique dÂ’influence obsolète et en nÂ’ostracisant pas de nouveaux acteurs politiques africains.

Le Président Sarkozy, ses conseillers et son gouvernement peinant visiblement à  analyser le discrédit de la « Françafrique » (acteurs locaux africains et internationaux confondus), la politique migratoire inutilement vexatoire et la séduction exercée par de nouvelles puissances, minent lentement mais surement les positions de Paris en Afrique.
Le Président Senghor avait pourtant appelé à  une vision de ce que lÂ’Afrique devrait être pour la France et de ce que la France pourrait faire pour lÂ’Afrique. LÂ’ombre des oiseaux de mauvais augure qui virevoltent au-dessus de lÂ’Élysée, empêchent peut-être le Numéro 1 français de voir comment depuis la fin de la Guerre Froide, la France a plus ou moins perdu une place dite de choix en Afrique francophone, même en « sauvant » quelques bastions politiques, militaires et économiques de premier plan à  l\'exemple du Gabon.
Il nÂ’en demeure pas moins que les entreprises françaises sont désormais en concurrence directe avec des multinationales chinoises et américaines pour ne citer que ces puissances.

1. DU PRINCIPE DE RÉALITÉ
LÂ’autorité politique de la France en Afrique francophone sera de plus en plus contestée quelque soit le futur immédiat de la Côte dÂ’Ivoire ou du Président Laurent Gbagbo. Ce dernier a réussi à  apparaitre tout de même dans lÂ’inconscient collectif de millions dÂ’à¢mes sur le continent noir comme le porte-parole de nouvelles générations souhaitant remettre en cause un certain « diktat » « Françafricain ».
Et ce ne sont pas les menaces françaises contre M. Gbagbo de ces derniers jours qui vont améliorer les choses ! Bien au contraire, au Togo, au Gabon, au Tchad, au Congo-Brazzaville et ailleurs, malgré la dénonciation des oppositions (souvent difficilement crédibles parce que composées d\'anciens potentats) du soutien de la France aux régimes autoritaires, il nÂ’ ya pas eu dÂ’inflexion significative de la politique africaine de lÂ’Élysée.
En juillet 2007, le discours du Président Sarkozy à  Dakar a traumatisé lÂ’Afrique francophone et il nÂ’y a pas eu lÂ’alternance qu\'on exige au pouvoir d\'Abidjan, à  Libreville, à  Ndjamena, à  Lomé, à  Ouagadougou, à  Brazzaville Â… et même à  Conakry, on a trouvé que dÂ’anciens collaborateurs du dictateur défunt Sékou Touré pour les premières élections jamais organisées par la Guinée. CÂ’est dire le désert politique qui caractérise souvent lÂ’Afrique francophone ! Et pourtant, nous sommes loin de l\'autocritique sur les bords de la Seine.
La France a la réputation depuis toujours de soutenir envers et contre tout les dictateurs de lÂ’espace francophone : Jean Bédel Bokassa (Centrafrique), Joseph Mobutu République Démocratique du Congo [RDC], ex-Zaïre), Gnassingbé Eyadema & Fils (Togo), Sassou Nguésso (Congo), Idriss Déby (Tchad) ou Omar Bongo & Fils (Gabon). Paris sÂ’est opposé notamment aux sanctions décidées par lÂ’Union Européenne contre le Togo en 1993.
LÂ’Élysée est dans une position qui tient de la schizophrénie politique : dÂ’un coté, elle ne veut pas sÂ’ingérer dans les affaires internes africaines sans toutefois rester indifférente ; dÂ’un autre côté, elle préconise la stabilité des relations internationales, ce qui lÂ’incite à  négliger la nature des régimes en place. Et c\'est quelque chose dÂ’incompréhensible !
M. Sakozy voulait mettre un terme en 2007 à  la « Françafrique » mais il a fini par limoger son « Ministre » de la coopération, M. Jean-Marie Bockel sur pression du Gabon en 2008. Sans compter les intérêts de ses grandes entreprises qui lÂ’incitent à  certaines complaisances. En résumé, le malaise y compris dans le bourbier ivoirien qui vient est la résultante de lÂ’incapacité de la France à  se conformer à  ses grands discours sur les droits humains. Cette attitude explique en partie seulement la relation dÂ’amour –haine que les Africains entretiennent avec elle.

2. RIEN NÂ’EST JAMAIS PERDU
Plutôt que dÂ’allumer un nouveau brasier en Côte dÂ’ivoire, il appartient à  la France de montrer à  ses partenaires africains quÂ’ils peuvent « sortir gagnants » dÂ’une relation transparente avec elle. Des Pays dÂ’Afrique francophone renouvelés avec des acteurs désintéressés donneraient quitus à  la France des errements du passé et en feraient leur porte-parole privilégié au sein du G8 et le médiateur incontournable de lÂ’Union européenne dans les relations Nord-Sud Â…
La clarification de la politique de la France sur le continent noir lui permettrait déjà  de mettre en valeur ce quÂ’elle fait au coup par coup. Paris ne sait pas – contrairement aux USA – bien « vendre » ses actions positives : premier contributeur du Fonds Européen de Développement (FED), principal contributeur du programme Facilité pour la Paix de lÂ’Union Européenne (250 millions dÂ’euros) Â…etc.
De nouvelles aspirations populaires émergent et nous vivons comme la fin d\'un monde en Afrique francophone. Ceux qui sont en train de vivre la fin dÂ’un temps ne sÂ’en rendent pas toujours compte. Cela a été le cas des Soviétiques en 1989 avec la chute du Mur de Berlin et ce sera toujours ainsi jusqu\'à  la fin de tout.
Nicolas Sarkozy doit comprendre que l\'urgence des urgences est que la France intègre dans ses logiciels une évidence fondamentale : l\'enrichissement à  venir des Peuples Africains n\'est pas contraire à  l\'économie mondiale ni au Pouvoir Global. Il est impératif qu\'arrivent à  la tête des pays africains des décideurs qui permettront de faire baisser une misère sans fin.
Avec internet, le téléphone portable et tant d\'autres moyens de communication captés dans les zones les plus reculés du continent, chaque jeune africain sait désormais que sa vie pourrait être différente si la France ne soutenait pas des hommes politiques dont le bonheur de leurs compatriotes est bien la dernière des préoccupations.
Nos parents et nos ancêtres ont toujours souffert ... Ils n\'avaient pas à  leur disposition les moyens de communication de cette génération. Ils souffraient physiquement et moralement mais en qui nous concerne, nous souffrons de souffrir : c\'est une douleur métaphysique car nous avons pris la dimension de l\'injustice qui frappe l\'Afrique francophone.
Devant la volonté de sortir de l\'ornière, la puissance de feu française ne suffira pas à  faire reculer les plus déterminés (non pas les négociateurs nocturnes), ceux qui veulent vivre une vie normale sur une terre enfin normalisée ! Cette masse de jeunes (des millions et des millions) sera un des défis majeurs de l\'Occident dans les trente prochaines années.
La Côte d\'Ivoire est le syndrome d\'un certain échec français en Afrique mais il n\'est jamais trop tard pour réparer les pots cassés et la France trouvera toujours une oreille pour l\'écouter. Mais, l\'époque actuelle ne peut se passer d\'un changement en profondeur et il faudrait un miracle pour que les choses se passent désormais dans la sérénité. A moins de trouver en France des politiques ayant une densité exceptionnelle. Nous attendons de voir ! Pour l\'instant sur la scène politique française, à  gauche comme à  droite, il nÂ’y a pas lieu d\'être optimiste.
Voilà  pourquoi, je crois malheureusement que la Côte d\'Ivoire est un bourbier à  venir (à  cause de l\'ONU principalement) qui pourrait enflammer l\'Afrique de l\'ouest et en faire le théà¢tre d\'une nouvelle \"Guerre Mondiale\" ne disant pas son « nom » comme celle qui n\'est pas encore terminée en RDC ou dans les Grands Lacs.
Que Dieu sauve l\'Afrique et le monde de nouveaux périls insensés !

Bruno Ben MOUBAMBA
bruno@moubamba.com
LVDPG

 
 
  Par Koaci
 
 
 

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Ivoire
La France, comme tout pays en perte de vitesse et dÂ’influence, sÂ’agrippe à  un passé révolu. Elle ne veut pas admettre que les temps ont changé et quÂ’elle nÂ’est plus quÂ’une puissance moyenne. Il faut que les français se débarrassent de leur complexe de Fachoda. En 2011, il y a encore des français qui pensent que tout noir qui vit en France est nécessairement un immigré qui mourrait de faim de chez lui et vient chez eux uniquement pour profiter des soit-disantes richesses de leurs pays. Quelle tristesse !
 
 il y a 8 ans     
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dogbata
 ma chere,tu as eté al'ecole grace a qui?tu t'exprime en quoi? l'ingratitude nuit! c'est ce qu"on appelle l'humilité!tu ne raisonnes qu'au niveau de la France mais sache qu'en 2011 on parle de communauté des etats d'europe!Alors arrete de porter tords a tes freres ivoiriens qui etudient en France,c'est pour apprendre mieux que dans une université en mal etre depuis dix ans.et revenir au pays avec un champ de vision bien ouvert!car sache que pour des pays en voie de develloppement pour ne pas dire en regression!le modele de letranger est un gain de temps si on le copie en gommant ses imperfections. donc il faut mesurer l'ensemble de la puissance economique de ce groupe et non d'un seul pays qui la compose! la cote d'ivoire si elle avait eu un bon dirigeant depuis dix ans aurait contribué a la creation des etats unis d'Afrique. ce qui est un des nombreux projets et solutions de OUATTARA pour le develloppement de notre chere cote d ivoire
 
 il y a 8 ans     
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LE Gle
 Les ''4P'' (Construction du palais de Yakro et du 3ème pont, port et pétrole) ''offerts'' aux structures françaises, sous la houlette d'intrigues tout aussi français du genre BOURGI et EMMANUELLI... Ce sont d'ailleurs eux, les vrais décideurs du pays. . Il en est de même pour d'autres secteurs aussi stratégiques que rentables du pays. L'autre ne serait qu'un ''pantin''en réalité, qui se ''console'' devant et sur nous, mais derrière ses maitres. Entre nous, que croyez-vous qui reste pour attiser une quelconque convoitise de la France? En d'autres termes, n'aurait-il pas été préférable, pour ne pas dire plus rentable, pour la France, de garder le statuquo en conservant notre dictateur en question comme président? En outre, que pèse réellement la Côte d'Ivoire pour la France? Ne sommes-nous pas en train de surévaluer notre poids réel? Tout cela, pour servir des intérêts particuliers. Abi, tu as perdu, faut partir.
 
 il y a 8 ans     
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