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TRIBUNE: Le Gabon émergent dÂ’Ali Bongo: la République de lÂ’utopie.
 

TRIBUNE: Le Gabon émergent dÂ’Ali Bongo: la République de lÂ’utopie.

 
 
 
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 Il y a 8 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - lundi 04 avril 2011 - 13:03

:: Contribution postée librement par un koacinaute::

Le terme utopie nous vient de Thomas More (1478-1535) dÂ’après le titre de son Âœuvre Utopia. Pour baptisé son Âœuvre de la sorte, il avait associé les termes grecs ou, non et topos, lieu, c'est-à -dire un lieu inexistant. Il avait élaboré lÂ’utopie comme la construction de notre imaginaire pour une chose qui ne peut réellement exister mais que nous imaginons lÂ’existence du fait dÂ’un besoin dÂ’évasion ou de recherche de confort pour apaiser nos angoisses.

Dans son ouvrage, Thomas More décrit une île imaginaire formant un État idéal, inspiré par la République de Platon. La servitude dans laquelle les gens vivaient dans lÂ’Antiquité grecque : travaux forcés de 15 heures de besogne par jour, où la propriété privée déterminait les droits citoyens et où la non possession de propriété entrainait esclavage, Platon y rêvait dÂ’une République où lÂ’on ne travaillerait que six heures par jour, où le travail forcé serait bannie et où règneraient l'égalité citoyenne et la vertu. Par rapport à  cette République idéale de Platon, dans un récit de voyage, Thomas More décrit une société idéale : une société où tout est possible, où les choses vont bien, une société où règne lÂ’harmonie. Pour parvenir à  une telle conception des choses, Brossard (2002) nous dit que lÂ’utopie nait dÂ’un dégout, dÂ’un inconfort face à  ce qui existe. Elle est donc le fait d'imaginer qu'il peut exister autre chose que notre société actuelle et que cette existence est souhaitable.

L'ambition de ceux qui construisent des utopies est de nous plonger dans l'élargissement du champ des possibles et leur exploration imaginaire de cette quête de ce qui doit ou aurait dû être. Dans la traduction quÂ’ils font de leur rêves, utopiques, la fiction est un procédé pour parler de ce qui ne peut exister en vrais. De sorte que, plus lÂ’écart entre ce qui est réel et ce qui est impossible est important, plus la fiction présentée apparait comme quelque chose de réalisable. LÂ’impression du possible nait de lÂ’émerveillement provoqué par lÂ’imaginaire de lÂ’autre en nous. Plus nous sommes dÂ’espérés, plus nous avons besoin dÂ’espérance et plus ce qui est raconté rejoint nos espérances et plus nous sommes enclins à  lÂ’intérioriser parce que nous le souhaitons vivement. Même dans nos doutes, puisque cela est souhaité, tout en critiquant lÂ’invraisemblance de la chose, puisque lÂ’utopie permet de faire prendre conscience que d'autres formes d'organisation et modes de vie sont possibles, nous y maintenons un certain intérêt.

Mais en vérité, une utopie reste une utopie : un fantasme. Le plus proche que nous pouvons nous approcher de la réalisation de ce fantasme est la saisie de la description du canevas de ces situations plausibles mais qui par rapport à  la réalité concrète nÂ’est quÂ’une affabulation.

Ali Bongo est habité dÂ’une conscience comme le sont la plupart des gens normaux. LorsquÂ’il prend conscience de la richesse du Gabon, particulièrement du gà¢chis que le Gabon, fait par les siens et leurs amis, il est pris de remords, de douleur et dÂ’angoisses. Ces sentiments le plongent dans une rêverie réparatrice de tout le mal fait aux Gabonais, au pays, à  la Nation. Il sÂ’invente un certain Gabon émergent : on y voit des autoroutes de villes occidentales, des grandes industries, des grands centres culturels et sportifs, un système de santé avant-gardiste, une agriculture fleurissante, un système dÂ’éducation ou sÂ’élèvent des esprits géants, un système de transport qui limitent au minimum des distances entre toutes les capitales provinciales. CÂ’est un pays où les animaux sauvages que sont les pédégistes côtoient les humains (nous autres) en toute harmonie.


Dans cette société en effet, les passions vulgaires, telles que la haine et l'amour profane, sont inexistantes. LÂ’État partage les ressources de façon équitable. Il nÂ’y pas de tribalisme ou clanisme. Les gens occupent des fonctions et des charges de lÂ’État en fonction de leurs compétences et qualifications. La primauté du droit protège de lÂ’arbitraire et des injustices du plus fort. De la paix sociale qui y règne, les à¢mes des gens sont aussi vastes et aussi pures que la coupole du ciel qui enveloppe le pays. Le souvenir des mil mauvaises choses faites par les pédégistes est disparu de lÂ’entendement des Gabonais comme de ce son, affaibli et diminué, de cette cloche dÂ’église disséminée dans lÂ’oublie du temps, et dont la douleur imperceptibles parait loin, si loin quÂ’on a lÂ’impression quÂ’aucun mal ne fut jamais fait.

Cette sensation solennelle dÂ’une réalité quÂ’Ali Bongo sait impossible, cause en lui un grand besoin dÂ’humanité qui le plonge dans une joie mêlée de peur. Bref, grà¢ce à  lÂ’enthousiasme beauté dÂ’un monde dont il sait que le PDG aurait pu donner aux Gabonais, il sÂ’enivre de rêveries qui lÂ’amènent à  parler des choses que seulement lui, son entourage et ses courtisans considèrent être une réalité. Franchement le Gabon émergent. Non mais... il faut entendre dire pour voir jusquÂ’où lÂ’être humain peut se souler de ses rêveries.

En cela, par rapport à  cette idée dÂ’émergence, disons quÂ’au Gabon nous vivons en utopie. Non, ce nÂ’est pas lÂ’utopie de nos rêves, mais cÂ’est une utopie quand même, la leur. Eux, ce sont ceux qui ont un jour, à  la suite conversation absurde autours de quelques craquelins, imaginé comme cela de faire émerger le Gabon enfoui dans 43 ans de misère et de tutelle française. Ils avaient parlé dÂ’un certains avenir en confiance. Ils parlaient sans doute de leur propre avenir : vivre dans lÂ’opulence, voyager sans limites, festoyer à  volonté, utiliser toutes les ressources du pays à  leur guise, commander, vivre au-dessus des lois comme sÂ’ils étaient dans un royaume conquis par leurs ancêtres au prix de lourds sacrifices. Et cette utopie, ils lÂ’a réalise, sous nos yeux.

Comment supporter que, dans ce pays ou la misère et la souffrance fréquentent nos regards, parfument notre odorat, de voir des enfants gà¢tés parler des choses qui apparaissent comme des blagues. Et cela nous semble normal! Enfin, je dis “nous”, mais certains effectivement se réveillent et se disent que cela nÂ’est pas normal et quÂ’on pourrait arrêter de faire comme si ce qui se passe ne nous concerne pas. Tout le monde voit bien que cette CAN ne se fera pas, que cette économie ne se relèvera pas avec ce qui est dit. Mais comme devant un enfant têtu dont-on attend quÂ’il se fasse mal pour comprendre ses limites, nous laissons ces enfants gà¢tés continuer à  parler des choses qui sont de lÂ’ordre de lÂ’absurde. SÂ’il ne sÂ’agit que leur propre vie, nous nous serions contentés dÂ’un haussement des épaules en guise dÂ’intérêt à  leur bêtise. Mais bon sang, cÂ’est de la République, de la Nation et de lÂ’avenir du Peuple dont il est question. Arrêtez de regarder ailleurs et de faire semble que ça ira bien. Ça nÂ’ira pas bien. Ali, dans ses rêves nous conduit le pays à  la catastrophe. Il faut arrêter ces rêves subliminaux dÂ’un avenir en souffrance.

Ainsi Parlait Joël M-N, Koacinaute actif



 
 
  Par Koaci
 
 
 

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PAPYJO
la COTE D IVOIRE souffre ? la france de sarkosy est sur le point de la detruire . L OCCASION de vous défaire du joug qui pèse sur vous en vous debarassant une fois pour toute de la francafrique la france est enlisée en AFGANISTAN . en COTE D IVOIRE .ETC . jamais la france ne pourra tenir si tous les pays D AFRIQUE qui subissent leur politique colonialisme se soulevent . et vous gagnerez enfin votre vrai indépendance
 
 il y a 8 ans     
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