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Cameroun : Un conseil national de sécurité pour réprimer toute contestation postélectorale ?
 

Cameroun : Un conseil national de sécurité pour réprimer toute contestation postélectorale ?

 
 
 
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 Il y a 8 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - vendredi 15 juillet 2011 - 14:09

Paul Biya a décidé dÂ’activer le conseil national de sécurité. A trois de la prochaine élection, cÂ’est un signal fort.

:: ACTUALITÉ INFO NEWS AU CAMEROUN:: ARTICLE DE LA RÉDACTION DE KOACI AU CAMEROUN::

Jeudi dernier, le président de la République, Paul Biya a présidé la toute première réunion du Conseil national de sécurité (Cns). Cet organe quelque peu redoutée a été créée le 8 janvier 2009. Avec pour mission de « faire périodiquement la synthèse des renseignements intéressant la sécurité intérieure et extérieure de la Nation, formuler des propositions dÂ’orientation de renseignement prévisionnel, donner un avis sur tout dossier soumis par le Président de la République » comme lÂ’a rappelé Paul Biya.

CÂ’est donc plus dÂ’un an après sa création que le chef de l‘État a décidé dÂ’activer le déploiement de cet organe. Raison invoquée par le chef de l‘État, des cas de menaces potentielles à  lÂ’intérieur comme à  lÂ’extérieur du Cameroun. « La destruction des Tours jumelles à  New-York le 11 septembre 2001 et les attentats terroristes qui avaient précédé ou suivi, notamment à  Paris, Londres, Moscou ou Bombay, ont fait prendre conscience à  lÂ’opinion publique internationale que même les grandes puissances nÂ’étaient pas à  lÂ’abri dÂ’attaques contre leur sécurité nationale. Les unes et les autres ont ainsi été amenées à  prendre des mesures drastiques pour se protéger afin dÂ’éviter le retour de tels événements. Ils ont en particulier remanié le fonctionnement de leurs institutions chargées de la sécurité pour en assurer une meilleure coordination et une plus grande efficacité. Les pays comme le nôtre, dont les moyens sont limités, ont dÂ’autant plus intérêt à  sÂ’inspirer de ces exemples quÂ’ils sont eux-mêmes lÂ’objet, depuis quelque temps, dÂ’atteintes à  leur sécurité. Ces menaces sont en effet fortes et de diverse nature. A côté de la délinquance que jÂ’appellerai « classique », cÂ’est-à -dire les vols à  main armée, les atteintes aux personnes et aux biens, les méfaits des coupeurs de route, nous devons faire face désormais aux prises dÂ’otages, à  la piraterie et nous prémunir contre lÂ’éventualité dÂ’attentats terroristes. CÂ’est pourquoi jÂ’ai décidé dÂ’apporter la dernière main au fonctionnement du Conseil National de Sécurité » sÂ’est justifié le président Biya.

« Mauvaises surprises »

Certes, le Cameroun a récemment connu des cas de braquages de banques, des actes de pirateries dans ses côtes maritimes et des actes flagrants de délinquance. Cependant, comment ne pas faire un rapprochement avec lÂ’élection présidentielle quÂ’attend le Cameroun en octobre prochain ? Le président Biya qui a décidé de donner un coup de fouet à  cet organe « pour déjouer dÂ’éventuelles menaces à  notre sécurité » demande aux membres dÂ’« anticiper les risques auxquels nous sommes exposés par un effort dÂ’analyse et de prévision. Ainsi, pourrons-nous prendre les dispositions nécessaires pour nous mettre à  lÂ’abri de mauvaises surprises ».

Cette sortie présidentielle survient au moment même où le ton monte entre son régime et des pays occidentaux que certains barons de son gouvernement nÂ’ont pas hésité à  appeler des « ennemis de lÂ’extérieur ». Plus encore, si « le pouvoir a peur » comme lÂ’indiquait déjà  à  sa UNE, le quotidien camerounais Le Jour, des rumeurs alarmantes circulent, faisant état dÂ’une probable déflagration sociale si le pouvoir de Yaoundé venait à  organiser une mauvaise élection présidentielle. A en croire des bruits de palais, les émissaires occidentaux (américains, français et britanniques) récemment reçus par Paul Biya ont exprimé leurs inquiétudes quand aux risques éventuels dÂ’instabilité du pays si le scrutin dÂ’octobre présidentiel est mal organisé. Il nÂ’est donc pas surprenant que, la sonnette dÂ’alarme tirée, le chef de l‘État ait décidé dÂ’opérationnaliser ce conseil national de sécurité.

Toutefois, comment va se traduire dans les faits, le travail de cet organe. NÂ’y a-t-il pas des risques dÂ’abus en cette période cruciale où les différents partis et groupes politiques vont davantage se mobiliser, mobiliser les foules et battre campagne ? Il nÂ’y a plus quÂ’à  attendre les actes du CNS pour juger.

Mh, KOACI CAMEROUN
 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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