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BÉNIN: Des anciens ministres bientôt devant la haute cour de justice
 

BÉNIN: Des anciens ministres bientôt devant la haute cour de justice

 
 
 
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 Il y a 7 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - jeudi 03 novembre 2011 - 13:40

Armand Zinzindohoué (ph)

:ACTUALITÉ INFO NEWS BÉNIN:: ARTICLE DE LA RÉDACTION DE KOACI AU BÉNIN ::


A l'ordre du jour de la deuxième session ordinaire parlementaire ouverte le jeudi 27 octobre 2011, les observateurs ont noté la programmation pour examen, de dossiers relatifs à  la mise en accusation d'anciens ministres, notamment Armand Zinzindohoué et Soulé Mana Lawani (anciens ministres de Boni Yayi) et Rogatien Biaou et Kamaraou Fassassi (anciens ministres de Mathieu Kérékou). Reste à  savoir si l'initiative aboutira

Le gouvernement du changement dans sa volonté de bannir l'impunité, de sorte à  asseoir sa politique de refondation, avait demandé aux députés de la cinquième législature de lever l'humilité parlementaire de certains députés. Il s'agit d'Antoine Dayori dans une affaire de pédophilie et Célestine Adjadohoun dans l'affaire de mauvaise gestion de la SBEE. Les députés dans le temps furent divisés sur la question, d'où le classement des deux dossiers. Toujours sous la même législature, le chef de l'Etat a transféré sur la table des députés les dossiers de quatre anciens ministres cités dans les affaires scabreuses. Il s'agit de Rogatien Biaou et Kamaraou Fassassi tous anciens ministres sous le régime Mathieu Kérékou et Armand Zinzindohoué et Soulé Mana Lawani anciens ministres sous Boni Yayi.

Il est reproché à  Rogatien Biaou- d'avoir vendu un domaine du Bénin aux Etats-Unis d'Amérique pendant qu'il était ministre des Affaires Etrangères. Quant à  Kamarou Fassassi il lui est reproché d'avoir été impliqué dans une affaire de groupes électrogènes vétustes achetés au prix du neuf au moment pendant qu'il était encore ministre de l'Energie des mines et de l'hydraulique. Boni Yayi reprochait à  son ministre Armand Zinzindohoué, alors ministre de l'Intérieur, de s'associer à  un groupe d'escrocs pour spolier les Béninois de leurs économies avec à  la clé une recette de plus de cent milliards de FCFA. Dans ce dossier, il a été dit que le ministre de l'Intérieur et de la sécurité publique de l'époque a protégé les responsables de ICC- services en leur délivrant des permis de port d'armes. S'agissant de Soulé Mana Lawani, il est reproché à  l'ancien ministre des Finances d'avoir fait montre de légèreté dans la gestion des fonds publics dans le cadre de l'organisation du sommet de la CEN-SAD au cours duquel plusieurs ressources financières du pays ont été dilapidées. Les dossiers de ces quatre ministres avaient donc été affectés au parlement pour que ces derniers puissent répondre de leurs actes, mais hélas ! L'opinion publique avait diversement apprécié cette volonté du gouvernement.

Pendant que certains ont approuvé la démarche du gouvernement, d'autres ont trouvé cette volonté du gouvernement de poursuivre ces anciens ministres comme un acharnement politique ou un règlement de compte. Aussi, les députés étant divisés sur la question, la configuration politique du parlement sous la cinquième législature ne permettait aucunement d'aborder le sujet. Certains d'entre ces députés ont estimé qu'il restait encore d'autres ministres dont les dossiers devront être également transmis au parlement. Au nombre des ces ministres, François Noudegbèssi était fortement cité. Aujourd'hui, ces dossiers refont surface avec la sixième législature sous la refondation. Il aisé de le lire au nombre des 66 points inscrits à  l'ordre du jour pour la deuxième session ordinaire de l'année 2011. D'ailleurs, il occupe une place de choix. Le président Mathurin Coffi Nago, lors de la cérémonie d'ouverture de la session ordinaire a rappelé ce point devant ses collègues du Niger, du Burkina-Faso et du Togo. Une manière pour montrer à  ses hôtes combien la démocratie béninoise marche.Entre mission parlementaire et conviction politique, les députés de la sixième législature oseront-il passer à  l'acte ?

Refondation Oblige

Les députés de la sixième législature semblent afficher leur ferme volonté d'examiner le dossier relatif à  la poursuite des anciens ministres cités dans des dossiers flous devant la haute cour de justice. Dans son discours d'ouverture de la session le jeudi dernier le président de l'Assemblée nationale est allé tout droit dans ce sens. " Les premières réformes, telles que le Programme de Vérification des Importations, nouvelle génération, l'ouverture du guichet unique au Port Autonome de Cotonou, attendue depuis une quinzaine d'années, le vote des lois contre la corruption, contre les violences faites aux femmes et pour l'interdiction du droit de grève aux personnels militaires et paramilitaires, suscitent quelques remous. Ceci est tout à  fait normal, car toute réforme bouscule des habitudes et gène des intérêts. Toutefois, les Autorités et les Institutions doivent toujours s'assurer que les réformes engagées ou envisagées sont bénéfiques pour notre pays et pour l'écrasante majorité de nos concitoyens. J'invite donc mes collègues députés, toutes tendances politiques confondues, à  soutenir ce processus de refondation, en adoptant, après d'éventuels amendements, les lois utiles, pertinentes et nécessaires initiées tant par l'Exécutif que par les Députés. " Cette déclaration de la première personnalité du parlement béninois laisse croire que plus rien ne sera comme avant et que le parlement travaillera désormais pour la mise en Âœuvre de la refondation. Si donc le gouvernement tient à  son projet de traduire devant la haute cour de justice les anciens ministres, les députés lui en donneront les moyens. Au regard des dispositions mise en place la procédure pourra-t-elle aboutir ?
 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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