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TRIBUNE GABON: Message de l'Opposition et de la société civile au peuple gabonais: Voeux 2012 et avenir du pays
 

TRIBUNE GABON: Message de l'Opposition et de la société civile au peuple gabonais: Voeux 2012 et avenir du pays

 
 
 
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© Koaci.com - samedi 31 décembre 2011 - 11:32

::ACTUALITE INFO NEWS GABON::CONTRIBUTION POSTEE PAR UN KOACINAUTE ::

Gabonaises,

Gabonais,

Chers compatriotes

En cette circonstance particulière, nous, Présidents et responsables des Partis politiques de lÂ’Opposition et des Organisations de la Société civile, réunis au sein de la coalition « Ca suffit comme ça », avons le plaisir de vous présenter à  tous et à  chacun, nos vÂœux fervents de bonheur, de santé, de prospérité et de paix.

Nous formons ces vÂœux du fond du cÂœur, pour vous-même, pour vos familles respectives et pour tous ceux qui, ici où ailleurs, comptent beaucoup pour vous, afin que lÂ’Eternel Dieu étende ses bénédictions sur vous et vous permette de réaliser en cette année nouvelle toutes vos nobles entreprises.

Gabonaises, Gabonais, chers compatriotes,

LÂ’année 2011 qui sÂ’achève aura été une année riche en événements. Elle sera retenue comme révélatrice de la détermination des Gabonais et de leurs aspirations pour un Gabon nouveau.

Ces événements ont marqué cette année, en ce quÂ’ils constituent des éléments dÂ’une crise politique volontairement entretenue par le pouvoir, du fait de décisions approximatives dans la gestion des affaires publiques.

La dissolution de lÂ’Union Nationale, les restrictions des libertés publiques et lÂ’accaparement du paysage audio visuel national par le seul PDG, après la fermeture et le démantèlement illégal des équipements de TV+, sont autant dÂ’éléments qui ont contribué à  durcir le climat politique devenu délétère, que le pouvoir tentera maladroitement dÂ’apaiser par des rencontres politiques aux relents de manipulation en avril et mai dernier pour évoquer les questions liées à  lÂ’introduction de la biométrie dans le processus électoral.

Après avoir fait mine de lÂ’accepter, le pouvoir sÂ’est ensuite ravisé en renvoyant pour 2013 lÂ’introduction de la biométrie dans le processus électoral.

Gabonaises, Gabonais, chers compatriotes,

LÂ’entêtement du pouvoir à  refuser la transparence électorale et sa crainte de perdre la majorité à  lÂ’Assemblée Nationale ont conduit le gouvernement à  organiser, le 17 décembre dernier, une parodie dÂ’élections législatives très largement boycottées à  plus de 90% par les Gabonais à  lÂ’appel de lÂ’opposition.

Nous saisissons cette circonstance favorable de présentation des vÂœux, pour vous réitérer notre totale satisfaction devant le camouflet que vous venez dÂ’infliger, une fois de plus, au pouvoir dictatorial qui sÂ’est installé par la force au Gabon, depuis lÂ’élection présidentielle anticipée du 30 dÂ’août 2009.

Par ce cinglant désaveu, vous venez de démontrer de la manière la plus éloquente, mais aussi et surtout de façon pacifique et méthodique, votre refus total de la politique dite de lÂ’« Emergence », menée actuellement au Gabon, et votre rejet du pouvoir amateur qui lÂ’incarne.

Nous en sommes là  aujourdÂ’hui et le Gabon sÂ’enfonce inexorablement dans une crise politique dans laquelle les positions se cristallisent dangereusement et ce ne sont pas les manÂœuvres politiciennes orchestrées par le pouvoir avec certains partis politiques en perte de repères qui arrangeront la situation, bien au contraire.

CÂ’est dans ce contexte politique troublé que le 15 octobre dernier le pays a été plongé dans un deuil affligeant suite au décès aussi subit que surprenant du Président de lÂ’Union du Peuple Gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, valeureux combattant pour la démocratie et lÂ’alternance.

En marque de reconnaissance pour lÂ’Âœuvre accomplie et de respect pour sa mémoire, nous lui dédions cette année 2011 afin quÂ’à  jamais son nom reste gravé dans lÂ’histoire de notre Pays.

Gabonaises, Gabonais, chers compatriotes,

La situation du Gabon nÂ’est guère plus reluisante sur le plan économique et social. Les voyants sont au rouge ; le chômage frappe tous les foyers gabonais en particulier chez les jeunes.

Alors que beaucoup de promesses avaient été faites à  ces derniers et que des missions avaient été dépêchées en Europe afin dÂ’inciter les diplômés gabonais à  sÂ’intéresser au marché de lÂ’emploi local, nombre dÂ’entre eux déchantent aujourdÂ’hui en raison des maigres propositions qui leur sont faites et de lÂ’inadaptation de leurs formations par rapport aux offres dÂ’emploi.

Les quelques emplois créés concernent les recrutements massifs opérés au sein des forces de sécurité et de défense à  des fins purement répressives.

En 2011, le pouvoir aura réussi à  taire les mouvements sociaux par des menaces, des intimidations, des suspensions abusives des salaires, des affectations arbitraires en guise de sanction ; tout cela au mépris des procédures légales.

Les problèmes posés ici et là  dans lÂ’éducation, la santé, les transports en commun et ailleurs, nÂ’ont guère trouvé de solutions satisfaisantes.

Rien nÂ’est fait de substantiel pour palier aux effectifs dangereusement pléthoriques dans les écoles, collèges et lycées. Les personnels des hôpitaux de la CNSS ont été transférés dÂ’autorité à  la Fonction publique, qui a déjà  du mal à  assurer une gestion efficiente des personnels des hôpitaux publics. LÂ’insuffisance voire lÂ’absence de transports en commun publics demeure un véritable fléau qui coute cher aux entreprises et à  lÂ’administration et empoisonne chaque jour la vie des Gabonais.

En résumé, le pouvoir aura usé de subterfuges, de saupoudrage et de la force pour masquer son incompétence à  la résorption des problèmes sociaux quand tout simplement il a été absent dans des domaines cruciaux comme lÂ’habitat où les 5000 logements par an promis depuis 2010 se font toujours attendre et ce malgré la mise de budgets faramineux

CÂ’est le lieu ici de dénoncer et de condamner la manière dont de nombreuses habitations ont été détruites à  Libreville.

Si la production reste soutenue dans les domaines des ressources naturelles, grà¢ce aux investissements des opérateurs économiques, en revanche la gestion des finances publiques, en dépit des recommandations du FMI, laisse à  désirer.

En clair les grandes décisions économiques, les choix des investissements, quand ils existent, les orientations des décisions des règlements du Trésor public se font au palais de la Présidence de la République et sont imposés au Gouvernement.

Gabonaises, Gabonais, chers compatriotes,

La situation est grave. Le Gabon est malade. Nous voulons vous rassurer de notre engagement et de notre détermination à  nous battre résolument jusquÂ’à  lÂ’aboutissement de notre combat démocratique pour lÂ’instauration dÂ’un véritable pluralisme politique dans notre pays, pour lÂ’avènement dÂ’une réelle alternance au Gabon.

Ensemble, nous ne pouvons plus et nous ne devons plus continuer dÂ’accepter que lÂ’on bafoue notre souveraineté ou que lÂ’on nous dépouille, en toute impunité, de notre honneur et de notre dignité de citoyens gabonais.

Nous devons reprendre en main notre pays pour le conduire résolument vers de meilleures destinées et ce ne sont pas les menaces et les intimidations de toutes sortes, exercées sur les opposants et les membres de leurs familles, les répressions policières, les entraves aux libertés publiques et individuelles, la confiscation des médias de service public au profit exclusif du PDG, la mise au pas à  outrance de lÂ’Administration publique qui nous en empêcheront ; car ils sont autant de méfaits qui ne peuvent garantir ni la paix civile et sociale, ni le développement harmonieux du Gabon, et nous avons lÂ’obligation de tirer la sonnette dÂ’alarme.

Gabonaises, Gabonais, chers compatriotes,

Gardons à  lÂ’esprit que les grandes victoires ne sont pas faciles. CÂ’est pourquoi nous devons dénoncer avec force les tentatives de « monarchisation » du pouvoir, qui se traduisent entre autres par :

- La révision unilatérale en Décembre 2010 de la Constitution de la République, adoptée en 1995 par voie référendaire, dans le but est de renforcer le pouvoir personnel de lÂ’actuel président de la République et dÂ’assurer sa totale primauté sur toutes les autres Institutions ;

- LÂ’abrogation et la modification arbitraires par Ordonnance des Lois relatives aux élections politiques et aux partis politiques au Gabon, contrairement à  lÂ’esprit de consensus qui a prévalu lors de leur adoption ;

Gabonaises et Gabonais, Chers compatriotes

Le combat que nous menons est noble. Il doit nous permettre de restaurer la démocratie et le pluralisme politique dans notre pays ; il doit nous conduire vers la mise en place dÂ’un véritable Etat de droit, qui sache protéger les doits et encadrer les devoirs des citoyens ; il doit faire du Gabon une République moderne, dépouillée des oripeaux du tribalisme, du népotisme, de la délation et du clientélisme politique. Ce combat vaut la peine dÂ’être mené.

Notre engagement politique, vous lÂ’avez compris a un sens. Il consiste à  faire du Gabon un pays qui accorde la chance à  tous les citoyens et qui sache récompenser les mérites.

Notre pays doit pouvoir garantir lÂ’éducation à  tous ses enfants ; il doit assurer les soins de santé à  tous ; il doit donner du travail à  tous et assurer lÂ’autosuffisance alimentaire à  tous.

Après plus de cinquante ans dÂ’indépendance, nous ambitionnons de doter le Gabon de toutes les infrastructures de base nécessaires pour assurer son développement harmonieux et équilibré.

Pour tout cela, nous vous invitons à  beaucoup plus de solidarité et de détermination.

En vous réitérant nos vÂœux de bonheur, de paix et de prospérité pour la nouvelle année 2012, nous vous invitons à  vous mobiliser pour le meeting dÂ’ouverture de la nouvelle année le samedi 7 janvier 2012.

Bonne et heureuse année 2012.



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