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COTE D'IVOIRE: Abidjan, on urine partout dans les rues
 

COTE D'IVOIRE: Abidjan, on urine partout dans les rues

 
 
 
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 Il y a 7 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - samedi 28 janvier 2012 - 03:20

Abidjan, toujours l'une des capitales les plus sales du continent, ici deux individus urinant tranquillement en pleine rue ce vendredi au Plateau (ph FM)

ABIDJAN LE 28 JANVIER 2012 © koaci.com -Abidjan sent pipi, disons le tout net et sans euphémisme. De Cocody à  Yopougon en passant par la commune du Plateau, centre des affaires, le constat est le même. LÂ’odeur de pissat oblige parfois, à  certains endroits, à  tenir le nez entre le pouce et lÂ’index pour ne pas souffrir le martyr de ces émanations nauséeuses qui empestent les coins et recoins même au cÂœur de la cité des affaires.

Ce nÂ’est pas vouloir ternir lÂ’image des maires des communes de la capitale que de dire quÂ’Abidjan sent lÂ’urine. Loin de là . Et pour dire comme un auteur français célèbre, « sans la liberté de blà¢mer, il nÂ’est point dÂ’éloge flatteur ». En dÂ’autres termes, si personne nÂ’a le droit de dénoncer les pratiques qui sont à  lÂ’origine de cette pollution, il ne faudra donc point sÂ’attendre à  des louanges pour quelques coups de balai donnés ici et là  en grande pompe.

Pour quÂ’Abidjan devienne un jour une ville propre à  même de rivaliser avec les grandes capitales du monde, il faut bien que des voix sÂ’élèvent pour dénoncer des comportements qui frisent avec la sorcellerie. Au premier rang de ces pratiques à  décrier, il y a le fait que les ivoiriens nÂ’hésitent pas en pleine rue à  sortir le zizi pour arroser les murs, les pelouses parfois même les artères à  défaut dÂ’avoir trouvé un caniveau. Les plus grands abonnés à  cette pratique sont les hommes même si quelques rares fois des femmes sont obligées de se mettre à  lÂ’aise en pleine air parfois malgré les regards de voyeurs indélicats.

Triste réalité que plusieurs personnes surprises en train dÂ’uriner dans les rues dÂ’Abidjan en plein jour tentent de justifier par le fait quÂ’il nÂ’existe pas assez dÂ’urinoir public. Cela est vrai. En effet pour une population de plus de 3 millions de personnes à  Abidjan, le nombre de latrines publiques actuel est loin voire très loin de satisfaire les envies pressantes des abidjanais. De plus la propreté dans les WC publics existants laisse à  désirer. Même les toilettes qui sont logées dans les bureaux au sein des administrations publiques font peur aux usagers. Certains dÂ’ailleurs ne sÂ’y rendent jamais de peur de contracter de sales maladies.

De même les urinoirs publics ont aussi la réputation dÂ’être des lieux de propagation de nombreuses maladies transmissibles par lÂ’urine ou simplement à  partir de lÂ’odeur de lÂ’urine. Mais est-ce pour autant que les murs du jardin public au plateau, les environs des poubelles et les caniveaux dans les quartiers doivent être utilisés comme urinoirs ? A-t-on seulement conscience du danger que cela représente de pisser partout dans les rues ?

Que penser alors de ceux qui au niveau du boulevard Nangui Abrogoua, à  Adjamé, voie quasiment occupée par des commerçantes de denrées alimentaires ? Ceux-ci, arrosent les murs qui séparent les deux artères à  longueur de journée? Pour ces derniers, lÂ’argument des urinoirs insuffisants ne tient pas la route puisquÂ’il existe des toilettes non loin au niveau de la mosquée et dans les marchés environnants. Pourquoi donc préfèrent-ils, ces gens qui ne sont pas des enfants, uriner dans les rues ou sur les voies publiques plutôt que de se rendre dans les espaces réservés à  cet effet ? Et pourtant ce sont les mêmes qui se plaignent que la capitale ne soit plus digne de porter le nom de Perle des Lagunes. Comment pourrait-il en être autrement si cet acte civique simple qui consiste à  respecter lÂ’environnement nÂ’est pas respecter par les populations ? CÂ’est ici lÂ’occasion dÂ’interpeller lÂ’attention du ministère de la salubrité urbaine. Il est inconcevable quÂ’Abidjan puisse souffrir longtemps du manque de toilettes publiques digne de son rang. La lutte contre lÂ’insalubrité devrait prendre aussi en compte la chasse aux pisseurs de rue car il y va de la santé de tous. Mais dans un premier temps, il serait important de mener de vastes campagnes de sensibilisation pour interpeller les abonnés à  cette pratique.

Préserver notre environnement est un devoir citoyen qui ne demande parfois que notre volonté dans un premier temps. Respecter son environnement cÂ’est respecter la vie et chaque ivoirien devrait sÂ’y engager dès aujourdÂ’hui pour une Côte dÂ’ivoire plus propre.

François Mérouze, KOACI.COM ABIDJAN, copyright © koaci.com
 
 
  Par Koaci
 
 
 

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SRIKA BLAH
C'est MAUVAIS, mais ce n'est pas de leur faute...... Au Plateau, il n'existe pratiquement pas de toilettes publiques a par celle du jardin qui n'existe que de nom................ meme s'il y a des toilettes publiques, nous allons les gater toutes. Nous devrons nous "re-eduquer".
 
 il y a 7 ans     
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Dabakala
Maladies transmissibles simplement par l ODEUR de l urine ? ? Citez m en une seule et quel est son vecteur, viral, bacterien, microbien ? (la nausee n eyant pas de valeur de maladie a mon sens) Bref. L on parle ici de cadre de vie et d environnement. L on a assiste aux campagnes gouvernementales de destruction massive d une ministre qui jugea ici etre en train de faire (bien) son travail. La mise a disposition de latrines publiques ne sera pas une priorite pour celle ci, d autant qu il existe un flou entretenu en ce qui concerne les responsabilites ou les obligations de chaque acteur, ministere, commune, district. Finalement on se dira aussi qu il existe un probleme d education, d abord du genre, car la miction publique est essentiellement a l actif des hommes qui se retiennent moins que les femmes, on ne cherchera pas a savoir pourquoi, mais on s en doute, par pudeur, puis, et surtout social, car l on assistera obligatoirement a la destruction des latrines publiques, du moins si le cahier de charge concernant leur construction ne satisfait pas aux conditions prerequises, face a la mentalite ou l education que l on affiche tous devant ka chose publique. Autre point, les urinoirs publiques ne pourront etre offerts gratuitement, si l on veut induire une logique d amortissement, de multiplication et d entretien efficace, mais l on sait bien que l on est refractaire a la taxe, d autant plus qu il est plus simple et gratuit de faire ses besoins ailleurs, si ce n est a cote. La question demeure ouverte et les approches en vue d y apporter des solutions sont les bienvenues.
 
 il y a 7 ans     
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Comoeriver
Il faudrait faire comme a Kigali au Rwanda: privatiser la gestion des toilettes publiques. Elles seront tout de suite en nombre suffisant, bon marché (100 francs par exemple) et très propres.
 
 il y a 7 ans     
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Dabakala
La privatisation d un domaine propre a l etat implique un certain manque a gagner evident que l etat se doit de cerner avec precision. Il est evident que l objectif sera atteint, la presence de latrines publiques et la possibilite d exercer une activite remuneratrice, mais l on conprend que le citoyen sera livre au bon vouloir de ces societes qui n auront pour objectif que le gain facile. L etat se devra obligatoirement d assurer une activite de regulation, qui a son tour engendre de nouveaux frais et qui au cas ou cette regulation est mal faite, provoquera encore plus de mal que de bien pour les citoyens. On le constate par exemple dans le ramassage des ordures menageres, ou des derives de toute sorte sont constatees aussi tot que l etat relache. L exemple du probo koala est aussi a citer, ou la societe qui executa la vidange des cales du bateau n etait astreinte a aucun engagement naturel envers le bien etre de la population et deversa a tout va ses citernes, des qu elle su qu il y avait quelque chose qui se tramait. Le controle et la regulation ont ete totalement defaillants et l etat aura commis la faute de transmettre la gestion de dechets dangereux a des societes de peu de moralite, avec des organes aux moyens de controle peu performants, sinon inexistants. Il s agit ici pourtant d une question banale, les latrines publiques, mais ceci represente un modele de resolution qui s applique a d autres questions que ce gouvernement devra resoudre : les banques publiques, l exploitation de l energie et de l eau, le transport urbain sotra, l espace audio visuel, l expoitation des frequences telephoniques, les hopitaux de masse et services de sante populaires, tout domaine et organes pour lesquels l etat est en train de mener la reflexion du besoin de privatisation, ou d optimisation de la gestion publique. Sur certains points (les banques), le gouvernement s est prononce, mais le reste subit de plein fouet les consequences des restrictions budgetaires qu impose le manque de ressources propres et les prets soumis a. condition et a dessein.
 
 il y a 7 ans     
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SRIKA BLAH
La PROPRIETE est INDIVIDUELLE et NON une affaire d'Etat.  Il faut avoir le courage de dire que: "l'ivoirien n'aime la propriete que si on le FORCE". Notre voisin le Ghana nous donne un exemple. Meme a partir de la frontiere Ivoiro-Ghaneene, vous voyez deja qui est SALE...................................Un travail de base doit etre FAIT...................... Les "BLANCS" ne sont pas venus du CIEL avec la PROPRIETE et l'ordre................................................. Nous,Africains, on dirait que nous sommes venus du CIEL avec le DESORDRE.......Rire...rire...rire..
 
 il y a 7 ans     
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Dabakala
@srikah blah. . . Tu riras moins si tu t informais un peu plus sur le pays que tu cites en exemples qui dans un passe encore recent avait autorise la repression sauvage et systematique a l egard de tout type de crimes primaires ou d autres degres en l absence totale de justice et de jugement. Pour mettre de l ordre et suite a un paroxisme dans la criminalite ambiante, des actions vigoureuses ont ete imposees avec notament l execution immediate et publique de voleurs et autre bandits saisis et exposes a titre d avertissement. Des regles severes, au dela de tout ideal democratique et du respect des droits humains furent aussi instaurees implicitement pour redresser les populations. Ce que nous voyons aujourd hui ne sont que les sequelles de ces periodes troubles militaires. La conscientisation des populations fut un resultat, mais au prix de quel sacrifice ? Rien a voir avec tes complexes recurents sur les blanc et les noirs. Tout pays ayant impose la repression totale finit par assagir sa population, meme si momentanement, ou alors sombre dans le chaos.
 
 il y a 7 ans     
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