Gabon Politique
 
Cliquez pour agrandir l'image  
TRIBUNE GABON: De ces injures qui ne cessent de sÂ’abattre sur certains politiques de lÂ’UPG.
 

TRIBUNE GABON: De ces injures qui ne cessent de sÂ’abattre sur certains politiques de lÂ’UPG.

 
 
 
 3603 Vues
 
  0 Commentaire(s)
 
 Il y a 7 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - dimanche 26 février 2012 - 02:30

::CONTRIBUTION PARTICIPATIVE POSTEE PAR UN KOACINAUTE ::

Depuis quelques jours, des pluies dÂ’insultes tombent sur certains hommes politiques. Ils auraient des accointances avec les tenants du pouvoir. Cette perspective est douloureuse dans lÂ’esprit d'une certaine catégorie de politiques gabonais. Dans ses rangs, des cris de détresse sont exprimés en injures. Si encore, ceux qui crient avaient le courage de le faire ouvertement, nous pourrions tenir un débat contradictoire.

Quand je veux mÂ’exprimer sur un sujet ou prendre position dans un débat, je le fais à  visage découvert. Mes critiques étant constructives, j'attends de la part de ceux que je contredis, l'illustration de mon fourvoiement. Plusieurs compatriotes nÂ’agissent pas de la sorte. Ils préfèrent sÂ’exprimer dans lÂ’anonymat en usant de pseudonymes. Ils se mettent à  lÂ’abri du regard de ceux quÂ’ils injurient, évitant par le fait même un débat contradictoire avec les personnes qu'ils offensent. Comme des tireurs embusqués, se voyant couverts de toute dénégation, ils jettent des injures sur des personnes qui ne peuvent riposter, ne sachant d'où vient la pluie d'insultes dont elles font lÂ’objet. Ces agresseurs camouflés, comme à  lÂ’habitude des là¢ches, en profitent pour faire dans la mystification, la médisance, les contre-vérités pour se dégorger de la colère politique qui les habitent

Pour démasquer ces poltrons, une recette fonctionne à  tous les coups. Il suffit de distiller, à  dessein, quelques informations à  certaines personnes dont on leur connait la proximité. Ces informatrices, maitresses de lÂ’art du ouï-dire et de la médisance outrancière, se chargent comme un oiseau qui apporte la nourriture à  ses oisillons, de propager ce que vous aurez bien voulu distiller. Entendant la nourricière accéder au nid, les acrobates de lÂ’insulte, pareils à  ces oisillons dans leur geste de famine, hà¢teront de diriger leur tête en ouvrant leur bec dans la direction de la nourricière pour recueillir goulument la nourriture régurgitée.

Dans les piaillements, par rapport à  ce que vous aurez laissé égrener, et en prenant la mesure des vociférations entendues, vous parviendrez à  savoir qui écrit quoi et pourquoi certains dires sont mis sur la place publique. Vous découvrirez, sous la plume des maîtres de la vertu et de la bonne morale politique, des personnes aigries. Selon ce qui les arrange, sÂ’adjugeant le droit, sous le sceau de lÂ’anonymat, de décrier ce qui va à  lÂ’encontre de la morale politique, elles sÂ’érigeront en maîtresses la pensée politique juste. Du doigt accusateur, ils vous pointeront de lÂ’index de tous les torts politiques quÂ’ils auront observés.
Lorsque dans leurs accusations scabreuses et cette verve de lÂ’élan verbal étincelant, ils diront «créez votre parti au lieu de squatter celui des autres», vous aurez compris les réels sentiments qui habitent ces ventriloques du vent venu du Nord. Dans ces mots, vous saisirez effectivement que votre seul crime est dÂ’avoir adhéré à  un parti politique susceptible de prendre en compte votre point de vue.

Laissant de côté toutes leurs inconduites politiques; oubliant que vous avez supplié quÂ’ils tiennent compte de votre point de vue pour éviter des errements politiques sans avenues, ils trouveront en vous les défauts des qualités quÂ’ils vous voyaient. Ils se feront chantres de toutes les diableries envers vous pour vous faire trouver infréquentables. Et là , vous serez traité en tribaliste. Ne traînant aucune clochette casserole, on aura trouvé moyen pour vous descendre. Pour ça également, ce ne sont pas les recettes qui manquent lorsque le snipper dans son ignominie cherchera à  atteindre sa cible. À ces fins, dans le discours du laudateur embusqué, rien de constructif ne sera dit. DÂ’ailleurs, cherche-t-on à  construire quoi que ce soit dans la calomnie. NÂ’est-ce pas le règne de la terre brûlée! Comme de cette bête agonisante, les colères exprimées ne seront que les maux de la bête rejoignant lÂ’abîme politique.

Ce nÂ’est pas dans la haine que lÂ’on construit un pays. CÂ’est dans la haine que lÂ’on le détruit. Un proverbe Rwandais dit : « cache-moi que tu me détestes, je te cacherais que je le sais. De même, montre-moi que tu me détestes et je saurais moi aussi développer la contrepartie de ta haine. CÂ’est dans lÂ’écoute de lÂ’autre que lÂ’on construira le Gabon. Quand vous êtes dans un partenariat politique et que lÂ’autre décide de vous ignorer et d'entreprendre quelque chose sans vous informer au préalable, allant jusquÂ’à  trahira lÂ’ambition de votre projet politique commun, il vous demande de vous taire ou de partir. En cela, quand vous êtes animés d'ambitions nobles pour votre pays, vous ne pouvez que partir. Il faut le comprendre.

Joel Mbiamany-N'tchoreret


Ps: KOACINAUTE = MEMBRE PARTICIPATIF DE KOACI INSCRIS SUR KOACI (lien inscrit toi en page dÂ’accueil)

 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

SONDAGE

CPI: Procès de Gbagbo et Blé Goudé, Bensouda fait-elle appel pour gagner du temps en vue de la présidentielle de 2020 ?
 
 
   + Voir les resultats
 
 
DERNIER SONDAGE
 
Côte d'Ivoire: Les craintes vis à vis d'une dégradation du climat des affaires en vue...
 
2373
Oui
81%  
 
435
Non
15%  
 
131
Sans Avis
4%  
 
 
KOACI
 
 
L’Info au Cœur de
l’Afrique
 
en ligne depuis 2008