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TRIBUNE GABON: Droit de réponse de Jean Eyeghe Ndong au  Directeur du centre d'études du PDG.
 

TRIBUNE GABON: Droit de réponse de Jean Eyeghe Ndong au Directeur du centre d'études du PDG.

 
 
 
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 Il y a 7 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - samedi 10 mars 2012 - 13:38

Jean Eyeghe Ndong (ph)

::CONTRIBUTION PARTICIPATIVE POSTEE PAR UN KOACINAUTE ::

Le « Libre propos » signé par le directeur du centre dÂ’étude politique du PDG, intitulé « Abstention aux élections législatives du 17 décembre 2011 : un faux débat pour un vrai problème, » publié dans la livraison du journal lÂ’Union n°10 863 du mercredi 22 février 2012, revêt à  mon sens un intérêt capital : celui dÂ’amener les responsables politiques et nos universitaires spécialistes à  débattre objectivement et franchement du « vrai problème » des élections dans notre pays. Un tel débat ne devrait pas éviter dÂ’examiner tant dans le fonds que dans la forme tous les aspects liés à  la démocratie et à  ce qui en est le cÂœur : lÂ’élection, c'est-à -dire le vote libre et souverain des dirigeants par le peuple. Faute dÂ’un tel débat, il serait intellectuellement et politiquement vain de continuer à  occuper des pages entières de lÂ’Union pour tenter de justifier, bien sûr sans convaincre personne, lÂ’élection du 17 décembre 2011 qui nÂ’en était pas une, pour réfuter avec la mauvaise foi que chacun connait le boycott du dernier scrutin avec les 90% dÂ’abstention qui lÂ’a marqué. Les services étrangers occidentaux crédités dÂ’une expertise en matière de sondage et ayant suivi les élections du 17 décembre 2011 ne me démentiront pas.

Pour une « énième » fois, on retrouve le nom (succulent) de Jean EYEGHE NDONG, mentionné cette fois par le directeur du centre dÂ’étude politique du PDG qui fait feu de tout bois pour tenter de justifier lÂ’injustifiable en se drapant dans la robe dÂ’un politologue. Soit, Jean EYEGHE NDONG a été élu en son temps avec un taux de 13%, mais que diantre, en 2010 si « lÂ’émergence », rencontrait lÂ’adhésion des gabonais comme le clament ses thuriféraires, elle aurait dû estomper ne serait-ce que quelque peu ce phénomène dÂ’abstention et me faire battre aux élections législatives partielles en accordant la majorité des voix à  mes adversaires RPG-PDG (excusez du peu.) Il nÂ’en a rien été.

Je ne suis pas un politologue, mais un homme politique gabonais. A ce titre, jÂ’ai la prétention de connaître un tant soit peu mon pays au point de ne pas assimiler le phénomène de lÂ’abstention au Gabon à  celui qui apparaît comme un « fléau des démocraties. » En effet, jÂ’incline modestement à  penser que le phénomène de lÂ’abstention ne sÂ’exprime pas dans les mêmes termes et pour les mêmes raisons sous tous les cieux : ceux où lÂ’élection des dirigeants est transparente, juste et crédible, et ceux où lÂ’élection est souillée et brouillée par un environnement humain et institutionnel pollué par le tribalisme où règne le cynisme, lÂ’opacité qui ne peut refléter la vérité des urnes et où la Cour Constitutionnelle, pour reprendre le mot dÂ’une juriste connue, joue un rôle « toxique » dans le système électoral gabonais.

Voilà  pourquoi jÂ’applaudis des deux mains lorsque le directeur du centre dÂ’étude politique du PDG, dans son libre propos, parle de « vrai problème ». Ce « vrai problème » doit amener les politiques et les intellectuels gabonais à  débattre sérieusement de la question de lÂ’élection dans notre pays, ce, dans un cadre débarrassé des postures prétendument politiques et opportunistes et de tout calcul politicien. Ainsi, jÂ’espère que, les gabonais naïfs ne se laisseront plus abuser par les arguments des spécialistes du leurre.

Le directeur du centre dÂ’étude politique du PDG considère lÂ’argument du mot dÂ’ordre de boycott des élections dÂ’une catégorie dÂ’individus quÂ’il qualifie de « non respectueux de la Loi Fondamentale comme un argument fallacieux ». Soit. Mais quel est lÂ’argument qui explique que lÂ’on prenne autant de temps pour nommer un Premier Ministre et son gouvernement ainsi que le bureau de lÂ’Assemblée Nationale alors que le PDG claironne quÂ’il a « brillamment remporté » les élections législatives en toute « démocratie » et dans la « transparence. » Les gabonais quelque peu éclairés ne sont pas dupes en dépit de « quelques explications sur le retard constaté dans la mise en place du gouvernement. » Il sÂ’agit dans le cas présent dÂ’avoir une lecture politique et non constitutionnelle de la situation qui prévaut. CÂ’est certainement pour marquer la prétendue rupture avec le système ancien dont on sÂ’est servi pour sÂ’accaparer du pouvoir. Et pourtant, celui-ci semble se perpétuer à  en juger par la kyrielle de turpitudesobservées dans lÂ’espace public.

Tous ceux qui se sont rendus coupables ou complices de la forfaiture rondement planifiée et exécutée en 2009 ne comptent pas là¢cher prise. Qui est fou ? Le Gabon est un butin, nÂ’est-ce pas ? LÂ’heure du chantage sur fonds de régionalisme et dÂ’ethnisme mal inspirés a sonné.

Où se situe véritablement ce « faux débat » et où est le « vrai problème » ?

Fait à  Libreville, le 27 février 2012

Jean EYEGHE NDONG


Ps: KOACINAUTE = MEMBRE PARTICIPATIF DE KOACI INSCRIS SUR KOACI (lien inscrit toi en page dÂ’accueil)
 
 
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