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TRIBUNE GABON : Les soulèvements populaires et la désobéissance civile:Septième piste dÂ’accès du peuple à  la souveraineté
 

TRIBUNE GABON : Les soulèvements populaires et la désobéissance civile:Septième piste dÂ’accès du peuple à  la souveraineté

 
 
 
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© Koaci.com - lundi 13 août 2012 - 07:02

TRIBUNE GABON - LE 13 AOUT 2012 - KOACINAUTE - Septième piste dÂ’accès du peuple à  la souveraineté : Les soulèvements populaires et la désobéissance civile

Pour notre conscience

Le biologiste et philosophe français Henri Laborit avait en son temps émis lÂ’hypothèse selon laquelle face à  lÂ’oppression, lÂ’être humain nÂ’avait que trois possibilités fondamentales : la soumission, la lutte ou la fuite. Dans la grille dÂ’analyse sociobiologique quÂ’il a élaborée, le suicide constitue la forme de fuite la plus extrême. Face à  la crise programmée qui sÂ’abat sur le Gabon, puissent les victimes de lÂ’injustice du régime Bongo-PDG ne jamais oublier que le meilleur antidote à  la souffrance engendrée par un système quel quÂ’il soit est justement de combattre celui-ci.


Francisco José de Goya y Lucientes (peintre et intellectuel espagnol qui a soutenu la révolution française contre ses pairs) disait « Le sommeil de la raison engendre des monstres », Ce blog renchérit en disant que celui de la vertu, lui, entraine des catastrophes.

Le sommeil de la raison engendre des monstres
Oeuvre du peintre Francisco José de Goya,


Si nous lisons attentivement la liste de nécrologies du quotidien gouvernemental « LÂ’Union » qui sÂ’allonge de jour en jour un peu plus, nous verrons que ce sont des ouvriers, des chômeurs, de petits entrepreneurs, des retraités, des travailleurs pauvres, des enfants, des femmes enceintes, des étudiants, des élèves, bref laquelle nous ajouterons la disponibilité à  la boucherie sociale du gouvernement de lÂ’Etat Bongo-PDG. CÂ’est le coût humain payé quotidiennement par les gabonais à  la crise générée par un système corrompu et incompétent. Il sÂ’agit ici dÂ’un massacre dÂ’État. Et cÂ’est juste, parce que les politiques économiques, les règlements, les défaillances des pouvoirs publics de lÂ’Etat Bongo-PDG ne sont pas innocents. Ce gouvernement de comiques ignore ces morts. Il préfère enfouir la tête du pays dans les sables mouvants de ses excès : 80 voyages par an en raison de cinq millions dÂ’euro par voyage, des achats de prestige, des dépenses inopportunes, des compétitions sportives et de forums bidons qui ont pour seuls buts que de se satisfaire dÂ’un égo démesuré et dÂ’un gout de gloriole démentiel d\'un dictateur d\'un autre temps, bref, aucune rationalisation des choix dépensifs par rapport aux nécessités des gabonais.

Ne pas combattre ce système revient donc à  se suicider. Il ne sÂ’agit plus ici de la simple soumission mais du stade ultime de la fuite : le suicide. En se suicidant on fuit devant ses responsabilités dans lÂ’espoir bien réel de ne pas être poursuivi au delà  de la mort. Les gabonais qui ne combattent pas ce système contribuent, par leur indifférence à  la mort programmée du Gabon et à  la dissolution de notre souveraineté. Ceux qui soutiennent ce système sont auteurs ou complices des massacres dÂ’Etat en cours et ils devront en répondre devant le tribunal du peuple.

Pour ceux qui hésitent encore, ce blog a le devoir de rappeler quelques principes qui soutiennent leurs droits à  disposer de leur liberté :

Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d\'autorité qui n\'en émane expressément (article 3déclaration universelle des droits de lÂ’homme du 26 août 1789).

Déclaration des droits de l\'homme 1789
«Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait lÂ’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force» (Article 11 des Droits de lÂ’Homme et des Citoyens de 1793).

LÂ’article 35 de la déclaration du 24 juin 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l\'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

A la lecture de ces différents textes, la résistance à  l\'oppression se traduit comme un devoir et une obligation morale à  lÂ’opposition au gouvernement Bongo-PDG, qui dans ses actions ou inactions, bafoue, viol, néglige les droits élémentaires et naturels du peuple gabonais.

Après que toutes les autres formes d\'opposition légale aient été épuisées (pétition, manifestation, grèves, négociations, conférences nationales, accords de paris ...), l\'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Les gabonais ont le droit de mener toute action, de prendre toute initiative allant dans le sens de la défense de leurs droits contre la tyrannie et lÂ’arbitraire dÂ’un pouvoir illégitime.

On voit que pour recouvrer notre souveraineté les pistes pour faire tomber le régime le plus autoritaire dÂ’Afrique sont nombreuses. LÂ’insurrection, quÂ’elle soit violente ou non violente, est lÂ’une dÂ’elle.


AujourdÂ’hui nous entamons la deuxièmes partie de lÂ’examen des pistes dÂ’accès du peuple à  la souveraineté confisquée.

Patriotiquement

Jean Ndouanis : UPG Diaspora/Europe

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