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TRIBUNE MAROC : Eclipse lunaire totale du salafisme au Maroc.
 

TRIBUNE MAROC : Eclipse lunaire totale du salafisme au Maroc.

 
 
 
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 Il y a 6 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - dimanche 23 septembre 2012 - 12:10

TRIBUNE MAROC - LE 23 SEPTEMBRE 2012 - KOACINAUTE - Depuis un certain temps les tenants du radicalisme islamiste au Maroc, notamment les salafistes, les partisans de Adl Wal Ihsan, du Parti Justice et développement (PJD) et des extrémistes radicaux, sans foi ni loi, sont en perdition, pour ne pas dire en perte de vitesse ou de boussole.

SÂ’agissant du PJD, parti qui dirige lÂ’actuel gouvernement, il ne se fait remarquer que par des interventions ou déclarations à  lÂ’emporte pièce de ses ministres, de ses députés et même de son leader, le Chef du Gouvernement en personne, Monsieur Benkirane .

Des dérapages dignes de débutants, confrontés à  des responsabilités quÂ’ils ne peuvent ni ne savent assumer, qui portent atteinte à  lÂ’image et à  la crédibilité du Maroc à  lÂ’intérieur et à  lÂ’extérieur.

Un comportement irresponsable pour un parti politique qui ambitionne de diriger de manière idoine lÂ’exécutif du pays.

Pour ce concerne Adl Wa Al Ihsanne (Justice et Bienfaisance), ce mouvement extrémiste, dont le discours est en parfaite contradiction avec les préceptes de lÂ’Islam sunnite de rite malékite, est en totale déconfiture en raison dÂ’une guerre des chefs et de dissidences multiples, menée notamment par la fille du chef, à  lÂ’article de la mort, Abdeslam Yassine, Nadia.

Quant au reste, des groupuscules, proches des wahhabites, sans importance idéologique ou sociétale au Maroc mais dont la dangerosité en raison de leur fanatisme et de leur penchant pour des actions suicidaires est toujours dÂ’actualité, ils ont été mis hors dÂ’état de nuire par les forces de sécurité marocaine qui veillent au grain.

Ce bref rappel a été fait pour indiquer aux lecteurs que le Maroc ne constituera jamais un espace dÂ’expression pour ce genre dÂ’individu.

Le plus bel exemple en a été donné suite aux affaires du film « innocence of Muslims » et les caricatures de Charlie Hebdo.
En effet, le Maroc a été le seul pays du monde arabo-musulman à  ne pas avoir sorti de ses casernes lÂ’armée, les chars et les forces spéciales pour assurer la protection des ambassades ou consulats occidentaux en prévision des manifestations qui nÂ’ont nullement été interdites ou réprimées.

Le Royaume du Maroc a été le seul pays arabo-musulman ou lÂ’Ambassade, les consulats, les écoles et lycées français ou autres nÂ’ont été fermés.

Les seules manifestations se sont déroulées à  Salé, ville réputée pour abriter les partisans du salafisme, et où seul quelque 200 personnes en mal dÂ’activité ont manifesté et scandé les slogans de circonstance.

Même à  Casablanca, près du Consulat américain une centaine de salafistes a brandi quelques banderoles et scandé des slogans anti-américains sans que les forces de sécurité aient à  intervenir.

Des manifestations sans aucun impact et ce pour la simple raison que le salafisme est une théologie littéraliste qui refuse toute lecture rationaliste des textes sacrés.

En 1744, ses adeptes firent alliance avec le mouvement wahhabite, qui prônait une radicalité absolue de la foi musulmane : rejet du soufisme et du chiisme ; interdiction du culte des saints et du recueillement dans les cimetières.

A signaler, que ces dernières décennies, de nombreux mausolées abritant des Saints ont été détruits en Algérie et au Mali, sans parler des bouddhas explosés en mars 2001 en Afghanistan.

C'est ce courant extrémiste, soutenu par l'Arabie saoudite, qui tente de s'implanter dans les pays musulmans, notamment au Maroc.

C'est ce même courant qui refuse la démocratie et tout projet de Constitution, car seul le principe divin est législateur.

Que ces païens de lÂ’Islam sachent quÂ’il est hors de question quÂ’un jour on puisse voir des hommes habillés à  lÂ’afghane faire la police ou donner des ordres au peuple marocain. Il en est de même pour les femmes en niqab. Le peuple marocain ne se laissera pas faire car il vomi leur idéologie obscurantiste et honnie par lÂ’Islam sunnite malikite.

Quant aux véritables musulmans, il est vrai que ces nouvelles caricatures et ce film ont blessé tous les vrais croyants, ils ne doivent pas tomber dans le piège dÂ’une manipulation à  des fins politiques.

Les musulmans de France et dÂ’ailleurs, doivent sÂ’adresser à  la justice et tourner le dos à  cette agitation stérile afin de pas faire le lit de lÂ’islamophobie et de la xénophobie.

Ces imbéciles auraient dû savoir que le Prophète nÂ’est pas dans les caricatures. Il est un Esprit, une transcendance, échappant à  toute représentation physique.
Il faut que les musulmans leur rappellent que l'islam est soumission à  la paix, à  une forme supérieure de patience et de tolérance, du moins c'est ce qu'on m'a appris.

Enfin, je conclurais mon papier en affirmant que les marocains sont génétiquement immunisés contre le salafisme, une doctrine déviante de lÂ’Islam sunnite de rite Malikite. Les quelques illuminés qui sÂ’en réclament ont été contaminés lors de leurs séjours en Arabie Saoudite, au Pakistan, en Afghanistan ou dans les anciennes républiques soviétiques.

Le Maroc et son peuple rejettent cette secte. Le Maroc est un pays de tolérance où vivent en communion parfaite musulmans et juifs, et où les chrétiens, bouddhistes, sikhs, indous, athées sont les bienvenus, dans la mesure où ils ne font pas de prosélytisme.

Les adeptes du PJD, députés ou les autres islamistes obscurantistes qui ne sont pas dÂ’accord nÂ’ont quÂ’à  rejoindre les pays qui pratiquent rigoureusement le salafisme et laisser le Maroc et son peuple tranquilles.
A défaut, ils risquent de se faire embrocher par ce peuple quÂ’ils tentent dÂ’asservir vilement.

CÂ’est pourquoi la rue marocaine ne sÂ’est pas embrasée après la sortie du film ou lors de la publication des caricatures de Charlie Hebdo. Une gifle à  la Clint Eastwood qui marquera pour lÂ’éternité ces musulmans faussaires et usurpateurs que sont les salafistes.

Les Marocains ont choisi lÂ’indifférence face à  ce quÂ’ils appellent de la provocation gratuite et le peuple marocain, dans sa sagesse a relégué cette affaire à  une tempête dans un verre dÂ’eau qui ne mérite aucune attention.

LÂ’éclipse lunaire est donc totale pour ses déviants de lÂ’Islam au Maroc.

Farid Mnebhi.

 
 
  Par Koaci
 
 
 

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LE MAROCAIN
Maroc : la drogue rapporte 13 milliards $ par an Au Maroc, la corruption au sommet de lÂ’Etat est un élément habituel dÂ’une réalité économique où les revenus de la drogue jouent un rôle colossal dans lÂ’économie notamment à  Casablanca, poumon économique du royaume. Dans son mémorandum plutôt positif, « Sources de richesse à  Casablanca : Internes, Externes, Illicites » du 23 mai 2008, le Consulat Général cite un rapport de lÂ’International Narcotics Control Strategy «..le commerce de drogue du Maroc (principalement vers lÂ’Europe) rapporte 13 milliards de dollars par an, soit plus du double des revenus du tourisme en 2007. » . Tout aussi gravement dans un autre cà¢ble du 11 décembre 2009, portant sur la corruption dans le secteur de lÂ’immobilier, le Consul Général Millard cite nommément le Roi et deux de ses plus proches collaborateurs comme des acteurs de premier plan dans un système de prélèvements illicites parfaitement structuré. Le consul général, citant un de ses interlocuteurs, écrit que la corruption sÂ’est « institutionnalisée » sous Mohamed VI et aurait pris des proportions encore plus importantes que durant le règne dÂ’Hassan II. Maroc : le président du Comité national olympique visé par un mandat d'arrêt dans l'affaire Ben Barka Le président du Comité national olympique marocain, Housni Benslimane, est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Le juge français Patrick Ramaël en est à  l'origine, lui qui avait déjà  lancé en 2007 plusieurs mandats d'arrêt internationaux contre des militaires marocains dans le cadre du dossier Ben Barka. Medhi Ben Barka, l'opposant au roi Hassan II, figure du tiers-mondisme, avait été kidnappé en 1965 devant la brasserie Lipp à  Paris et son corps n'a jamais été retrouvé. Quarante-sept ans après les faits, l'instruction est toujours en cours. Housni Benslimane, l'actuel président du Comité national olympique du Maroc aurait pris part à  la préparation de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka alors qu'il était capitaine dans l'armée marocaine. Le magistrat français Patrick Ramaël relance le dossier. En effet, le mandat d'arrêt international, que le juge avait lancé en 2007, a été invalidé deux ans plus tard par le parquet de Paris qui estimait que les charges n'étaient pas suffisamment explicites. Accrédité officiellement pour les JO de Londres qui se déroulent actuellement, le président du Comité olympique du Maroc a assisté à  la cérémonie d'ouverture, le 27 juillet dernier. Le magistrat français a bien prevenu ses homologues britanniques de la venue d'Housni Benslimane, mais celui-ci n'a pas été inquiété. C'est la deuxième fois que le juge Patrick Ramaël sollicite la justice etrangère pour appéhender Housni Benslimane. En 2009, il séjournait en Espagne et malgré les sollicitations du magistrat, Madrid avait refusé de l'interpeller. Après avoir assisté à  la cérémonie d'ouverture, le directeur du Comité olympique est rentré au Maroc. Il y est toujours actuellement et un éventuel retour à  Londres n'est pas prévu pour l'instant. Marrakech, la perverse (Maroc) Même avant la fameuse sortie de lÂ’ancien ministre français Luc Ferry à  la télévision, la ville de Marrakech au Maroc avait la réputation d'être un haut lieu du libertinage. Une ville où tout semble permis; une ville dont lÂ’image est, depuis longtemps, associée au tourisme sexuel et à  la pédophilie. La ville ocre, comme on lÂ’appelle, regorge en effet de tous les exotismes et de tous les plaisirs possibles. Les casinos du complexe hôtelier La Mamounia, les multiples boîtes de nuit branchées de Marrakech, ses riads et ses cabarets où lÂ’on drague à  tout-va. Chaque année, ils sont entre 600.000 et un million de touristes (dont une moitié de Français) à  assiéger la ville, qui a opté pour un tourisme de luxe. Conséquence, elle accueille essentiellement une clientèle aisée. Le tourisme représente aujourd'hui 10% du PIB du Maroc. Les prostitués, hommes et femmes, ont bien vu la manne et ont eux aussi envahi Marrakech. Mais les touristes, en quête de chair plus fraîche, sÂ’offrent les services de «rabatteurs» qui les accostent pour leur «livrer» des mineurs. Il y a quelques années, un reportage de la télévision française évoquait le cas de cette fillette de 8 ans qui avait été «livrée» pour environ 150 euros. Ce nÂ’est plus un secret pour personne: à  Marrakech, les enfants sont les doubles victimes du tourisme sexuel. Celles des fameux «rabatteurs» et celles des pédotouristes. Des associations se sont engagées dans la lutte contre ce fléau et ont forcé les autorités à  agir. Même si, comme l'explique Najat Anwar de lÂ’ONG Touche pas à  mon enfant, les résultats sont encore peu satisfaisants: «Les procédures contre les étrangers restent très rares. Les autorités craignent de porter préjudice au tourisme en ternissant la réputation du pays. Sex-toys, plaisir (presque) interdit des Marocains 1er février 2012 Tweet Sex-toys, plaisir (presque) interdit des Marocains Hymens artificiels à  150 dirhams, vibromasseurs à  2000 dirhams et poupées grandeur nature à  20.000 dirhams, ou encore des vagins ou des pénis artificiels et des produits érotiques dignes des plus grands sex-shop, sont commercialisés clandestinement au Maroc. CÂ’est principalement grà¢ce aux Chinois que les Marocains peuvent accéder aujourdÂ’hui aux objets érotiques les plus insolites pour assouvir leurs appétits sexuels secrets. Ces produits interdits à  la vente au Maroc, sont introduits dans le pays par contrebande et sont disponibles à  Derb Omar, Casablanca, mais aussi à  Marrakech ou encore Rabat. LÂ’hymen artificiel est le best-seller des ventes nous apprend le quotidien "Al Ahdat Al Maghribia", auteur dÂ’une enquête sur ces sex-shops clandestins. Les sex-shop marocains sont en fait des magasins de prêt-à -porter féminin et de jouets pour enfants qui proposent ces marchandises en fonction de la tête du client, explique un ancien vendeur au quotidien. Ces magasins, qui ne cherchent quÂ’à  aider les gens à  assurer une harmonie dans leur vie sexuelle dÂ’après leurs propriétaires, proposent de tout : des vagins et des pénis artificiels, des vibromasseurs ou encore des dessous féminins très sexy. Les poupées grandeur nature aux formes féminines ont également un grand succès au Maroc. Ces poupées qui bougent et gémissent, sont vendues à  partir de 20.000 dirhams. Conçues sur ordinateur, il est difficile de faire la différence entre ces poupées et une vraie femme. Même au toucher lÂ’usager a lÂ’impression de caresser une peau humaine. Ces poupées nÂ’assouvissent dÂ’ailleurs que les désirs sexuels de leurs propriétaires, qui peuvent les faire fonctionner avec un code secret. DÂ’autres poupées qui reconnaissent elles leurs propriétaires au son de sa voix, ou à  sa forme, peuvent atteindre 30.000 dirhams. Le business des sex-toys fait un ravage dans les milieux huppés marocains, dÂ’après des témoignages recueillis par Bladi.net. Ces poupées qui arrivent principalement de Chine, font parties des objets sexuels les plus vendus au Maroc. Lahcen Daoudi : "Le Maroc est au bord de la faillite" "Le Maroc est au bord de la faillite !". Preuve en est sa balance commerciale avec un déficit de 64 milliards de dirhams à  fin avril dernier, a indiqué mardi Lahcen Daoudi, ministre de lÂ’Enseignement supérieur, qui compare cette situation à  lÂ’époque où le Maroc avait adopté une politique dÂ’ajustement structurel dans les années Â’80. Le constat dressé par Lahcen Daoudi lors dÂ’une journée dÂ’information organisée à  Rabat par plusieurs départements ministériels, est des plus alarmants. Lors de son allocution, le ministre PJD sÂ’en est entre autres pris aux propriétaires de grandes surfaces, auxquels il reproche de ne commercialiser que des produits étrangers et dÂ’ignorer totalement la production locale. Lahcen Daoudi, ne citant pas de noms, a accusé ces grandes surfaces de ne voir que les bénéfices et de ne pas prendre considération lÂ’intérêt du pays. Au Maroc, le secteur du commerce et de la distribution réalise un chiffre dÂ’affaires annuel de 550 milliards de dirhams, et emploie près de 1,3 million de personnes. Le FMI inquiet des propos de Benkirane 29 août 2012 Le FMI inquiet des propos de Benkirane Le Fonds Monétaire International (FMI) aurait demandé des explications au Maroc, en raison de déclarations faites par le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane le 13 août dernier devant le parlement, où il a affirmé avoir hérité de "chiffres erronés" basés sur des "hypothèses fragiles" et des "prévisions précipitées". Idriss Azami Al Idrissi, ministre chargé du Budget, a réagi en affirmant que le Maroc nÂ’avait reçu aucune demande dÂ’explication du FMI, ni dÂ’aucun autre organisme international, quant aux chiffres contenus dans la loi de Finance 2011. Les chiffres de cette loi sont connus des institutions monétaires internationales, et ont fait lÂ’objet de rapports nationaux et internationaux, et ne sont donc pas "sujets à  une remise en question", explique Azami, démentant ainsi les propos de son patron. Benkirane dont la parole devrait faire autorité, aurait au contraire suscité les inquiétudes du FMI, qui se serait empressé de demander des explications à  lÂ’exécutif marocain, rapporte Al Ahdath Al Maghribiya. Un économiste casablancais cité par Libération, affirme pour sa part que "les autorités financières internationales ne goûtent pas au populisme de monsieur Benkirane. De telles affirmations sont prises au sérieux parce quÂ’elles sont lourdes de conséquences". Le FMI, qui vient dÂ’accorder une ligne de crédit de 6,2 milliards de dollars au Maroc, avait pourtant salué dans une note "les politiques économiques saines menées par le Maroc (...) qui a réussi à  amortir lÂ’impact de la crise mondiale et de répondre aux besoins sociaux urgents, (...) malgré une conjoncture défavorable". Les déclarations contradictoires des ministres du gouvernement Benkirane quant à  la situation financière du Maroc, enveniment encore davantage la situation au sein de lÂ’Exécutif. La faillite de lÂ’enseignement public 15 août 2012 Tweet La faillite de l'enseignement public "On ne peut plus continuer avec la logique du tout gratuit à  lÂ’enseignement supérieur du Maroc". CÂ’étaient les déclarations de Lahcen Daoudi, ministre de lÂ’enseignement supérieur au Maroc. Pour étaler plus de détails, ce dernier avait affirmé que "les plus aisés devraient contribuer au financement de leurs études puisquÂ’elles sont très coûteuses pour lÂ’état". Le ministre nÂ’a pas cessé depuis de de retirer et de réaffirmer ses propos dont on aura un avant-goût avec la prochaine loi de finances Â… LÂ’adoption de ces mesures risque dÂ’en finir une fois pour toute avec lÂ’enseignement public agonisant depuis des décennies. Autrefois, Hassan II avait affirmé dans une interview accordée à  Jean Daniel quÂ’il ne voulait pas instruire son peuple, parce que ceux instruits sont devenus des opposants de son régime. Pis encore, après les émeutes de 1965, il sÂ’est adressé au peuple en disant : "Vous les pseudos-cultivés, si seulement vous étiez des ignorants". Ces déclarations se sont transformées en des politiques désastreuses de lÂ’enseignement visant à  tuer lÂ’éducation marocaine dans lÂ’Âœuf. Le taux dÂ’analphabétisme bien élevé a quasiment stagné durant trente ans, les écoles publiques ont vu leurs effectifs augmenter et la qualité des enseignements a drastiquement baissé, sÂ’ajoute à  cela une arabisation hasardeuse et bà¢clée des programmes suivie dÂ’un encouragement excessif de lÂ’enseignement privé au détriment de lÂ’étatique. Ce sont les titres phares du règne dÂ’Hassan II, un roi cultivé qui a consolidé lÂ’ignorance de son peuple pour prévenir son éveil à  lÂ’égard de son despotisme. Avec lÂ’avènement de Mohamed VI, les choses ne se sont guère améliorées. Le taux dÂ’analphabétisme dépasse encore 40% de la population. LÂ’enseignement public souffre des multiples grèves des enseignants, grèves où les demandes sont souvent matérielles et négligent lÂ’essence de lÂ’éducation publique et son essor. Les programmes désuets et le surnombre des effectifs ne font quÂ’empirer la situation. CÂ’est ce qui pousse maints foyers à  opter pour un enseignement privé de qualité, tandis que les plus défavorisés nÂ’ont guère le choix. Un lycéen sur deux devient bachelier selon les statistiques officielles. La plus grande partie intégrera des facultés. Une minorité se dispersera sur des écoles de commerce, des écoles dÂ’ingénieurs ou choisira une carrière de médecin. Ces voies constituent un ascenseur social pour les fils du peuple qui se sont démarqués lors de leur cursus estudiantin. Le coût de lÂ’enseignement supérieur se résume dès lors à  des frais dÂ’inscription, dÂ’internat et de restauration. Du moins jusquÂ’à  ce que le ministre ne fasse ses déclarations et son intention dÂ’intégrer ces décisions dans la prochaine loi de finances. Le ministre El Ouafa a annoncé il y a quelques jours lÂ’échec cuisant du plan dÂ’urgence de lÂ’éducation et de la formation. Un plan avec une enveloppe budgétaire de 3,3 milliards de dirhams. Une feuille de route bà¢clée et adoptée hà¢tivement qui nÂ’a servi quÂ’à  gaspiller lÂ’argent du contribuable. Pour calmer lÂ’opinion publique, on vous chante que le taux de scolarisation de la tranche dÂ’à¢ge 12 à  14 ans est passé de 71,3% à  79,1% Â… Cela veut dire quÂ’en 2012, un enfant sur cinq appartenant à  cette tranche ne fréquente pas lÂ’école. Cela pousse à  avoir honte et non à  se vanter monsieur le ministre. Cerise sur le gà¢teau : les programmes et les manuels scolaires seront une énième fois changés afin de « sÂ’adapter » à  lÂ’échec du plan cité ci-haut. Ajoutez à  cela un dernier rapport de lÂ’UNESCO qui regorge de statistiques bien effrayantes : le Cameroun, la Tanzanie et le Bénin nous dépassent en taux de scolarisation des enfants. En plus de cela, on est lÂ’avant dernier pays arabe en taux de réussite au baccalauréat devançantÂ… le Yémen. Le reste des statistiques ne nous lègue que les derniers rangs au sein du monde arabe. Les seuils dÂ’admissibilité au sein des instituts de lÂ’enseignement supérieur a quant à  lui atteint des records durant cette année : 18.30 pour la médecine militaire, 17.27 pour lÂ’ENA et que des 16 à  peu près partout. Certains étudiants munis de baccalauréats avec de très bonnes mentions ne sont même pas recevables pour passer les concours de sélection dans ces instituts Â… Cela a engendré une grogne parmi les élèves qui se sont regroupée dans « lÂ’union des étudiants le changement du système éducatif » et ont manifesté dans plusieurs villes le 6 août. Durant ce temps, notre gouvernement nÂ’a guère trouvé le courage politique de sÂ’attaquer à  la corruption et à  la gangrène qui touche le pays. Il a vite abandonné la lutte contre la rente et a enterré un projet de taxation des riches. Il continue cependant à  louer une monarchie qui détient le pouvoir absolu par une constitution remaniée. Au lieu de mener de sérieuses réformes, on vise à  détruire cet ascenseur social de la classe moyenne et des démunis. Des classes qui souffrent dÂ’une baisse du pouvoir dÂ’achat, ajoutez à  cela une annulation de la gratuité de lÂ’enseignement supérieur et de probables augmentations à  venir et vous menacez directement la paix sociale du pays. On subventionnera les plus démunis nous dit-on, mais depuis quand les riches fréquentent-ils les facultés publiques ? Les plus aisés envoient leurs fils depuis le primaire au sein dÂ’établissements privés marocains ou français. Ces derniers continuent leurs études supérieures en France ou dans un établissement privé. Ils fuient lÂ’enseignement public, car connu pour sa défaillance. Alors de qui se moque-t-on encore au Maroc ?
 
 il y a 6 ans     
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SRIKA BLAH
MERCI a Farid Mnebhi et KOACI pour cet article........................ Dans ce monde beaucoup de personnes oublient que le Maroc est un pays musulman........................... Le Mali et le Nigeria ne sont pas plus "musulman" que le Maroc !........ Nous REMERCIONS le roi du MAROC.
 
 il y a 6 ans     
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