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Gabon :  Libreville annonce que lÂ’islam doit rester hors du champ politique
 

Gabon : Libreville annonce que lÂ’islam doit rester hors du champ politique

 
 
 
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 Il y a 6 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - dimanche 16 décembre 2012 - 02:18

Gabon - Libreville le 16 décembre 2012 - koacinaute - CÂ’est la salle de conférence ‘’AramboÂ’Â’ du ministère de lÂ’économie et des finances, qui a servi de cadre à  une séance de restitution de la vérité, dont le conférencier principal était Monsieur Ali Akbar Onanga YÂ’Obegue, Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République, et Conseiller Spécial du Raïs de la Communauté Musulmane du Gabon, Son Excellence Hadj, Ali Bongo Ondimba.

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses allégations ternissent lÂ’image du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon (CSAIG), faisant le lit à  des interprétations les plus maladroites et non fondées.

Au nombre de ces allégations, lÂ’adhésion de la communauté islamique à  la tenue dÂ’une conférence nationale souveraine, et la vaste cabale médiatique de dénigrement autour de la personne du Grand Imam du Gabon, Président du CSAIG, Ismael Oceni Ossa.

Pour lever tout point dÂ’ombre sur cette vaste conspiration, le Conseiller du Spécial du Raïs de la Communauté Musulmane du Gabon, Ali Akbar Onanga YÂ’Obegue, a eu une réaction et des propos sans équivoques.

Concernant la pseudo adhésion de la communauté musulmane à  la tenue dÂ’une conférence nationale souveraine, Monsieur Ali Akbar, a restitué la teneur et la tonalité dÂ’une rencontre interne dÂ’éclaircissement, tenue la veille, entre le bureau directeur du CSAIG et le principal concerné, à  savoir Monsieur Omar Omanda, membre du bureau exécutif du CSAIG.

A la demande dÂ’explications qui lui était faite à  lÂ’occasion de cette réunion, Monsieur Omar Omanda a dit avoir signé non pas au nom du CSAIG, mais au nom de lÂ’association dont il est le fondateur, à  savoir la Fondation Islamique pour laRéhabilitation des Musulmans du Gabon.

Selon lui, la parution dans la presse de cet acte constitue une déformation de lÂ’information, et une instrumentalisation de sa signature.

En tout état de cause, lÂ’acte posé a été reconnu comme violant les dispositions de lÂ’article 12 de la charte de la Communauté Musulmane du Gabon, qui exclut de son champs dÂ’activité toute préoccupation ou participation politique, par le CSAIG lui même, y compris par les associations quÂ’il reconnaît et qui lui sont affiliées.

CÂ’est pourquoi, en raison des faits reprochés à  Monsieur Omar Omanda, le bureau a, à  la majorité des 2/3, adopté une proposition dÂ’exclusion de ce dernier quÂ’il va soumettre au Raïs qui a seul pouvoir de nomination et de destitution des membres du bureau du CSAIG.

LÂ’IMAM ALI DZIMBENA fut la deuxième personne signataire de lÂ’appel à  la tenue de la conférence nationale souveraine, et selon Monsieur Ali Akbar, il serait également auteur présumé des articles de presse injurieux, calomniateurs, diffamateurs et proprement mensongers à  lÂ’égard de lÂ’Islam, du CSAIG et de ses principaux responsables, principalement son Président, lÂ’Imam Ismael OCENI OSSA.

Invité à  sÂ’expliquer sur les motivations de ses agissements, ce dernier sÂ’est refusé à  fournir une quelconque explication au bureau du CSAIG, sous le fallacieux prétexte que ce bureau nÂ’avait pas qualité pour lÂ’auditionner en sa qualité dÂ’Imam

Devant son refus de sÂ’expliquer, le bureau entend prendre toutes les sanctions qui sÂ’imposent contre cet Imam qui du seul fait de ses agissements a perdu le droit à  cette fonction, car au Gabon, a dit Monsieur Ali Akbar, les Imams ont vocation à  rester dans les mosquées et non pas dans les meetings politiques!

Motivant sa position et son regret face à  une telle situation, le Conseiller spécial du Rais, Monsieur Ali Akbar a indiqué que lÂ’interférence passionnée de lÂ’islam dans les questions dÂ’ordre politique a été préjudiciable dans bon nombre de pays.

Prenant à  témoin lÂ’opinion nationale Monsieur Ali Akbar a indiqué que lÂ’Islam au Gabon nÂ’est pas dans le champ politique, nÂ’a pas dÂ’idéologie politique et que par conséquent les hommes politiques du Gabon doivent respecter ce positionnement pour éviter dÂ’ouvrir des portes qui pourraient conduire le pays dans une voie sans issue et aux conséquences dommageables certaines.

DÂ’autres sujets ont été abordés lors de cette conférence de presse, et concernant lÂ’actuel Président du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques du Gabon, le Grand Imam Ismael Océni Ossa, parmi lesquels on peut retenir : la gestion du drame survenu lors de lÂ’édition 2012 du pèlerinage à  la Mecque ; la prétendue arrestation de lÂ’Imam avec de nombreuses devises à  lÂ’aéroport ; la demande de démission de lÂ’Imam par certains membres en raison de la mauvaise gestion de la communauté musulmane par le président du Conseil, la mauvaise gestion de la mort du défunt pèlerin, Djibril Ndzéyi, etc.

En réponse, point par point à  toutes ces questions, lÂ’orateur, le Conseiller Spécial du Raïs, Ali Akbar nÂ’y est pas allé par quatre chemins pour rétablir les faits dans leur véracité.

Jamais lÂ’Imam Océini nÂ’a été, ni de près, ni de loin mêlé à  quelque affaire de devises, encore moins arrêté à  quelque aéroport.

Au sujet de la mort du pèlerin Djibril Ndzéyi, le Conseiller Spécial du Raïs a rappelé quÂ’aucun effort nÂ’a été ménagé pour lui venir en aide, et quÂ’il a été malheureusement, le seul des onze pèlerins atteints par la pathologie qui lÂ’a emporté.

Aussi, la décision de lÂ’enterrement en terre sainte a été consécutive à  un accord de la famille éplorée.

Enfin, sÂ’agissant de la prétendue demande du départ de lÂ’Imam Ismael OCENI OSSA par les musulmans, Ali Akbar a indiqué que les membres du CSAIG et la majorité des musulmans du Gabon ne se reconnaissent pas dans une telle démarche, dÂ’abord parce que le travail du Président du CSAIG est apprécié du plus grand nombre, ensuite parce quÂ’une telle prérogative ne leur appartient même pas, car elle est du ressort du RAàS de la Communauté Musulmane du Gabon qui, aux termes des dispositions cumulées des articles 10 et 16 de la Charte nomme le Président et met fin à  tout moment à  ses fonctions.

Or, justement, le management de lÂ’Imam Océni nÂ’a jamais été remis en cause par le Raïs de la Communauté musulmane, Ali Bongo Ondimba lequel, au contraire, manifeste sa très grande satisfaction dans le management du CSAIG par le Président Ismael OCENI OSSA, et lui exprime, chaque fois que possible son soutien dans son action.

 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

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