Burkina Faso Politique
 
Cliquez pour agrandir l'image  
Burkina Faso : Le risque dÂ’une crise politique et sociale est réel, selon lÂ’ONG « Crisis group»
 

Burkina Faso : Le risque dÂ’une crise politique et sociale est réel, selon lÂ’ONG « Crisis group»

 
 
 
 10282 Vues
 
  0 Commentaire(s)
 
 Il y a 6 ans
 
 
 
 
 
© Koaci.com - mardi 23 juillet 2013 - 19:09

Ouagadougou, 23 juillet 2013 @Koaci.com - LÂ’International Crisis Group, une ONG indépendante qui Âœuvre pour la prévention et la résolution des conflits armés, a émis lundi, des inquiétudes sur la stabilité du Burkina Faso au regard de la difficile succession du président Compaoré au pouvoir depuis le putsch de 1987.

Dans son rapport Afrique du 22 juillet 2013 intitulé «Burkina Faso : avec ou sans Compaoré, le temps des incertitudes», lÂ’ONG crisis group indique que «si le président Compaoré ne parvient pas à  bien préparer sa succession, son pays pourrait connaitre une crise politique grave dans une région de plus en plus troublée».

Selon les analystes de lÂ’ONG, «le risque quÂ’une crise politique et sociale survienne au Burkina Faso est réel car depuis 1987, Blaise Compaoré a construit un régime semi-autoritaire, dans lequel ouverture démocratique et répression cohabitent».

Le Burkina, longtemps épargné par cette onde de choc des crises politico-militaire de la sous région ouest africaine, risque une détérioration de son climat politique à  lÂ’horizon 2015, ce qui le rendrait beaucoup plus vulnérable, prévient lÂ’ONG composé dÂ’anciens dirigeants et de prix Nobel de la paix.

Selon eux, lÂ’un des premiers risques pour le pays est donc de se retrouver, en cas de départ mal encadré de Blaise Compaoré, face à  une situation similaire à  celle de la Côte dÂ’Ivoire des années 1990, aspirée par le vide laissé par la mort de Félix Houphouët-Boigny après 33 ans de pouvoir et lÂ’autre étant celui de lÂ’explosion sociale est qui pèse sur le pays.

Pour éviter le pire, le chef de lÂ’Etat burkinabè, dont le dernier mandat sÂ’achève en 2015 et qui ne sÂ’est toujours pas prononcé sur ses intentions, dispose dÂ’un peu moins de trois ans pour préparer son départ et éviter ainsi une bataille de succession ou une nouvelle fronde populaire, soulignent les analystes de lÂ’ONG.

Au moment ou lÂ’opposition politique et les syndicats rejettent la création dÂ’un Sénat, perçu comme un moyen pour le président de modifier la constitution afin de briguer un autre mandat, Blaise Compaoré ne sÂ’est toujours pas exprimé sur ses véritables intentions.

Pour lÂ’ONG indépendante, peu importe la décision quÂ’il prendra, des incertitudes planent sur le pays car, dÂ’un côté «sÂ’il respecte la loi fondamentale, sa succession risque dÂ’être difficile tant il a dominé la vie politique et fermé les possibilités dÂ’alternance».

De lÂ’autre côté, «sÂ’il modifie la Constitution et se porte candidat à  un cinquième mandat consécutif, il prend le risque de déclencher un soulèvement populaire comme celui qui a fait vaciller son régime au premier semestre de lÂ’année 201».

Au terme de cette analyse, les experts de lÂ’ONG ont invité les partenaires extérieurs, notamment les puissances occidentales, à  sÂ’intéresser autant à  lÂ’évolution politique interne du Burkina Faso et à  la consolidation démocratique quÂ’au rôle que le président Compaoré joue dans des médiations politiques et la surveillance sécuritaire des foyers de tensions en Afrique de lÂ’Ouest.

BOA

 
 
  Par Koaci
 
 
 
 
 
 

SONDAGE

Côte d'Ivoire: Accès à Internet, en proposant des "pass reseaux sociaux" les opérateurs téléphoniques jouent ils le jeu du système américain au detriment de l'économie africaine?
 
 
   + Voir les resultats
 
 
DERNIER SONDAGE
 
Côte d'Ivoire: Soupçonnez vous le président de la commission de l'UA d'avoir subi des...
 
2432
Oui
67%  
 
1069
Non
29%  
 
153
Sans Avis
4%  
 
 
KOACI
 
 
L’Info au Cœur de
l’Afrique
 
en ligne depuis 2008